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ANNALES

SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE

DE FRANCE

ANNALES

DE LA

SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE

FONDÉE LE 29 FÉVRIER 1832

RECONNUE COMME INSTITUTION D'UTILITÉ PUBLIQUE

par décret du 23 août 1878

Natura maxime miranda in minimis

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SÉRIE. TOME TROISIÈME.

e

PARIS

AU BUREAU DU TRÉSORIER DE LA SOCIÉTÉ M. LUCIEN BUQUET

rue Saint-Placide, 52 (Faub. Saint-Germain).

1885

ARTICLE 52 DES STATUTS ET DU RÈGLEMENT. Les opinions émises dans les Annales sont entierement propres à leurs auteurs ; la Société n'entend aucunement en assumer la responsabilité.

Paris Typographie ÉDOUARD DURUY #r Cie, rue Dussoubs, 22. (Ancienne maison FéLix MALTESTE et Ce.) |

A7 PARTIE

ANNALES

DE LA

SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE

OBSERVATIONS

SUR QUELQUES

Chenilles nouvelles ou imparîfaitement connues

Par M. A. CONSTANT. (Séance du 27 Décembre 1882.)

4, BOTYS AURANTIACALIS F. R. Voici une espèce connue depuis longtemps déjà à l’état parfait, puisqu'elle a été décrite par Fischer von Rôslerstamm; cependant, elle est toujours restée assez rare dans les collections, sans doute parce qu’elle n’habite que des localités circons- crites. En outre, sa chenille, d’après un renseignement fourni par M. Ragonot, n’est connue que par une note très incomplète publiée par Lederer. Je l’avais déjà trouvée et élevée en 1862, dans les environs de Celte; mais j'avais alors négligé d’en conserver la description. Ayant eu l’occasion de la retrouver en 1881 et 1882 dans le département des Alpes-Maritimes, je puis en donner aujourd’hui l'historique complet.

Chenille jeune d’un blanc verdâtre ou jaunâtre, transparente, luisante et comme vernie, avec la tête et l’écusson noirs. Adulle, elle est plus renflée, d’un jaune clair ou d’un blanc d'os. Segments bien découpés, avec un sillon transversal sur chacun d’eux. Tête alors d’un brun foncé. Écusson de même couleur, avec une large éclaircie médiane, Trapézoi-

Ann. Soc. ent. Fr, Juillet 1883.

6 A, CONSTANT.

daux insérés sur une sorte de plaque concolore, luisante, comme elli- ptique, à contours bien nets, et à niveau un peu inférieur à celui de la surface du corps; les autres points pilifères placés sur une plaque ana- logue, mais de forme circulaire. Ventre et pattes concolores.

Cette chenille vit, de la fin d’août à la fin de septembre, sur le Pista- cia terebinthus et sur le Rhus cotinus ; on la trouve cependant plus sou- vent sur ce dernier arbuste. Elle roule deux ou trois feuilles et les attache en forme de cylindre assez gros, dans lequel on la trouve quel- quefois par groupes de deux à quatre dans sa jeunesse, mais toujours isolément à l’âge adulte. Elle se construit, soit avec des feuilles sèches, soit avec d’autres débris, une coque assez solide, très vaste pour sa taille, et y passe tout l’hiver à l’état de chenille; sa métamorphose en chrysalide n’a lieu qu’au mois de mai, et le papillon éclôt dans le cou- rant de juin.

Le B. aurantiacalis habite plusieurs points de la région méridionale de la France; mais il s’en faut de beaucoup qu’on le tronve partout croissent les deux arbustes qui servent de nourriture à sa chenille. Je ne l’ai jamais rencontré à l’état parfait.

2. Borys PYGMÆALIS Dup. (obfuscata Scop.). Chenille très sensi- blement fusiforme, et atténuée surtout à l’extrémité antérieure, Segments profondément séparés, d’un gris verdâtre, avec une bande médiane lon- gitudinale jaunälre sur laquelle se dessine la vasculaire nettement tracée. Trapézoïdaux noirs, de forme irrégulière, cerclés de jaunâtre; les deux antérieurs, sur chaque anneau, beaucoup plus gros que les deux posté- rieurs. Points latéraux el stigmales saillants, noirâtres. Flancs et ventre jaunâtres, Leintés de vert. Têle très petite, d’un roux clair, parsemée de fines macules brunes. Écusson un peu plus pâle que le fond, irrégulière- ment ponctué de noirâtre,.

Vit en mai sur diverses Inula, se tenant sur la surface supérieure des euilles, dont elle courbe légèrement les bords, maintenus par une toile légère, Sa chrysalide est enfermée dans une coque rousse fixée à la feuille, Éclosion en juin.

3. ACROBASIS GLAUCELLÀ, Cette espèce n’est pas très rare dans certaines localités du littoral dans le département des Alpes-Maritimes ;

Chenilles nouvelles ou peu connues. 7

cependant, je ne crois pas que, jusqu’à présent, elle ait élé signalée comme appartenant à la faune française. Quoi qu’il en soit, sa chenille élant inconnue, en voici la description :

D'un gris verdâtre ou vert olivâtre, avec la vasculaire et deux lignes latérales fines d’un brun rougeâtre. Une tache noire pupillée de blanc sur le deuxième segment. Chaque anneau divisé en deux parties inégales par un pli transversal. Tête de même couleur que le corps, avec un petit trait brun de chaque côté. Premier anneau luisant et pointillé de noir. Quel- ques poils blanchâtres insérés sur les trapézoïdaux, qui sont à peine visibles. Région ventrale d’un vert pâle, avec les pattes concolores.

Elle vit de janvier à mai sur divers Quercus à feuilles caduques ou persistantes ; on la trouve de préférence sur les sujets dont la végétation est chétive, et qui croissent en maigres broussailles. Elle réunit deux ou rois feuilles en les appliquant l’une à l’autre, sans les rouler ni les tordre, et y installe ses galeries sinueuses, de forme cylindrique, forte- ment adhérentes à la feuille, et couvertes de ses déjections. Elle se mé- tamorphose toujours dans la dernière loge qu’elle a occupée, et éclôt dans le courant de juillet,

L. MYELOIS CRIBRUM. Cette chenille est connue depuis trop long- temps pour qu’il soit utile d’en faire une description nouvelle. Je veux seulement signaler une anomalie que j’ai eu l’occasion d'observer dans ses mœurs lors d’une éducation que j'en ai faite pendant l'été de 1882.

On sait que la chenille de la Myel. cribrum se trouve ordinairement, du milieu à la fin de l'été, dans les calathides des grandes Carduacées pendant tout le temps de la floraison; qu’elle pénètre de dans l’inté- rieur de la tige, elle passe l’hiver toujours à l'état de chenille, vivant de la moelle de la plante tout en acheyant sa croissance; qu’elle se chry- salide vers le mois de mai, et qu’elle donne son papillon en juin ou juillet; d’où il suit que l’évolution complète de l’espèce occupe l’année iout entière.

Or, j'ai recueilli l'été dernier, dans les mois de juin et de juillet, des chenilles vivant dans les calathides du Kentrophyllum lanatum qui se sont comportées d’une manière toule différente. D'abord, on remarquera l’époque, qui est précisément celle éclôt le papilion de la génération normale. Peu de jours après leur capture, ces chenilles sortirent des

8 A. CONSTANT.

capitules du chardon et se construisirent une coque en soie blanche très légère; la métamorphose en chrysalide eut lieu en peu de temps et le papillon apparut au bout d’une quinzaine de jours, à la fin de juillet et au commencement d'août.

J'ai pensé qu’il y avait un phénomène intéressant à signaler, et qui prouve que l’évolution de cette espèce n’a rien de régulier. La génération que je viens d'observer, et qui ne met que quelques semaïnes pour arriver à l’état parfait, est-elle parallèle de l’autre, ou supplémentaire? Je ne sais; mais il n’en est pas moins très singulier de voir la même espèce demeurer indifféremment à l’état de chenille quatre ou cinq semaines dans l’un des cas et dix mois environ dans l’autre.

Je dois ajouter que, dans l’éducation que j'ai faite de la génération rapide sur des sujets recueillis tous en même temps, et sur les mêmes plantes, j'ai remarqué quelques chenilles qui, arrivées à tout leur déve- loppement, ne parvenaient cependant pas à se métamorphoser et mou- raient, après avoir longtemps dépéri, plusieurs semaines après l’éclosion du papillon des autres. Peut-être ces chenilles étaient-elles destinées, par leur constitution ou leur tempérament, à hiverner dans les tiges? Ce qui expliquerait comment celles-ci venant à leur manquer, elles n’ont pu vivre assez pour açcomplir leurs diverses métamorphoses.

5. DIORYCTRIA MENDACELLA Stgr. Chenille un peu déprimée, légè- rement atténuée aux extrémités; d’un brun rougeâtre ou violacé, par- semée sur la région dorsale de macules blanches, à contours sinueux et indécis. Vasculaire épaisse, entrecoupée. Trapézoïdaux noirâtres, bien marqués. Sligmates gris. Tête d’un brun roussâtre, ainsi que l’écusson. Ventre et patles de même couleur que le dessus du corps, mais plus pâles.

Vit de mars à mai dans les jeunes cônes du Pinus halepensis. Elle ronge l’intérieur, qui est encore à celte époque de consistance herbacée, et lorsqu'il ne reste plus que la partie extérieure des écailles, la chenille se met en quête d’un autre cône. Son trou d’entrée, assez grand, reste toujours ouvert; il sert d’issue aux excréments de la chenille et à la résine abondante dont la sécrétion est déterminée par le travail de l’in- secte, Le tout forme, au bord de l'ouverture, et toujours en dessous du cône, un bourrelet assez volumineux qui donne beaucoup de facilité pour

Chenilles nouvelles ou peu connues. 9

la recherche de la chenille. Elle se chrysalide, en captivité, quelquefois dans le dernier cône qui lui a servi de demeure, mais plus souvent dans la terre ou dans des débris à sa surface. Mais il est probable qu’en liberté, sa métamorphose n’a jamais lieu dans le cône, car celui-ci se remplit rapidement de résine dès que la chenille a cessé de manger, et la chrysalide se trouverait ainsi étouffée ou noyée par l’afflux de la sève. Cette résine, d’ailleurs, une fois desséchée et solidifiée, sert alors de nourriture, plus tard, à la chenille d’une autre espèce dont je publierai la description et les mœurs dans un prochain travail.

L’éclosion du papillon est assez irrégulière; elle commence dans le courant de juillet; mais comme certaines chenilles demeurent longtemps dans les cônes avant de se chrysalider, il s’ensuit qu’on obtient des éclo- sions jusqu’à la fin de septembre.

La Dioryctria mendacella à été découverte en Andalousie par M. O. Staudinger ; elle était donc nouvelle pour la faune française lorsque M. Millière la prit aux environs de Cannes et la décrivit, en 1876, sous le nom d’Euzophera maritanella.

Parmi les éclosions que j'ai obtenues de D. mendacella, il s’est trouvé un certain nombre de D. pineæ Stgr. dont les chenilles ont les mêmes mœurs, et avaient été prises en même temps. Ces deux chenilles ont sans doute entre elles la plus grande ressemblance, car, ne me doutant pas que j'avais deux espèces, leurs différences m’ont échappé. Je me propose, l'année prochaine, de les étudier de plus près et de publier la chenille de la D. pineæ; en attendant, on peut déjà considérer cette espèce, d’origine espagnole aussi, comme appartenant à la faune française.

6. DIORYCTRIA COENULENTELLA Z. Chenille d’un gris vineux ou violacé, nuancée par places de quelques teintes rougeâtres. Vasculaire fine, droite et bien tracée; plusieurs autres lignes longitudinales très déliées, légèrement ondulées, d’un gris blanchâtre, et d’autant plus pâles qu’elles s’éloignent davantage de la ligne dorsale. Deux de ces lignes, plus foncées à leur partie antérieure, figurent, sur l’écusson et sur les premiers segments, un lrait latéral noirâtre, comme géminé, plus ou moins distinct selon les individus, et dont la coloration va décroissant d’avant en arrière,

40 À, CONSTANT.

Tête brune, plus claire sur le front, Écusson gris brun, avec les deux traits latéraux dont je viens de parler. Trapézoïdaux et points pilifères noirâtres. Région ventrale bleuâtre clair ou vert d’eau.

Elle varie beaucoup pour le ton et l’expression des lignes, tantôt bien marquées, tantôt très pâles et se détachant à peine sur le fond.

Vit au printemps d’abord, puis en juillet-août, sur le Lotus Alliont, et sans doute aussi sur d’autres espèces. La génération du printemps passe sa vie dans la terre, elle se construit un tube de soie dont l’ouverture aboutit au dehors, a portée des feuilles qui touchent au sol. La chenille d'été habite également une galerie tubulaire; mais celle-ci est simple- ment fixée par un bout à la surface du sol, et de s'étend le long des tiges de la plante, en s’allongeant à mesure que la chenille dévore les feuilles. Les excréments sont rejetés au dehors.

Le papillon éclôt en juin d’abord, puis en août-septembre. La géné- ralion d’été donne des sujets d’une teinte beaucoup plus foncée que ceux de la chenille vernale. L'espèce, est, je crois, nouvelle pour la faune française.

7. NEPHOPTERYX SUBLINEATELLA Slgr. Chenille d’un gris terreux, plus ou moins foncé selon les individus, ridée transversalement sur les trois premiers anneaux et sur les côlés tout le long du corps. Vascu- laire assez distincte en teinte plus foncée; deux ou trois lignes lalérales confuses et sinueuses, qui disparaissent à peu près entièrement à l’âge adulte. Trapézoïdaux et autres points pilifères paraissant plutôt concaves que proéminenis. Tête et écusson très noirs; ce dernier divisé d’avant en arrière par une ligne médiane plus pâle. Venire et paties de la couleur du dos, mais d’une teinte plus claire.

De même que beaucoup d’autres chenilles de Phycidées, celle-ci passe sa vie dans un long tube de soie confectionné par elle; mais la galerie qui lui sert d'habitation est particulièrement remarquable. Elle est acco- lée sur toute sa longueur, qui est au moins de 10 à 12 centimètres, à une tige d'Helichrysum angustifolium, et se compose du tégument tomenteux qui, comme on sait, est très abondant sur toutes les parties de cetie plante. Toutefois, le tube consiruit par la chenille étant long et gros, et ses parois assez épaisses, elle ne trouverait pas sur une seule tige une

Chenilles nouvelles ou peu connues, LL

quantité de bourre cotonneuse suffisante pour l’entier achèvement de sa demeure ; elle a donc été vraisemblablement obligée d'aller emprunter un supplément de matériaux aux tiges voisines à mesure qu’elle agran- dissait sa galerie. Son travail, du reste, témoigne d’une assez grande habileté. Elle confectionne une véritable étoffe feutrée, solide et résis- tante, recouverte d’une sorte de coton cardé si épais et si moelleux qu'il est difficile, au toucher, de saisir l’endroit précis se trouve la chenille dans sa galerie.

La métamorphose a lieu, du moins en caplivilé, dans une coque de même composition que le tube, et située à l’une de ses extrémités. On trouve cette chenille, dans la région littorale des Alpes-Maritimes, en mars et avril; l’éclosion a lieu en juin. L'espèce est nouvelle dans la faune française.

C’est sans doute par sa manière de vivre que. cette chenille est pro- tégée contre les altaques des parasites; sur une quarantaine d’éclosions obtenues, je n’ai pas observé un seul cas de parasitisme.

8. EPHESTIA GNIDIELLA Mill, Il serait superflu de donner la des- cription de la chenille de cette espèce, dont l'historique complet a été publié par M. Millière (Ic., IT, p. 308, pl. 83); si j'en parle ici, ce n’est que pour compléter, par quelques observations, les renseignements déjà fournis par notre collègue.

Cette chenille est extrêmement polyphage; M. Millière, au moment il l’a décrite, ne lui connaissait pas d’autre nourrilure que le Daphne gnidium; depuis, on l’a signalée sur un Tamarix, sur le Chænomeles japonica et sur le Citrus aurantium, rongeant l’intérieur du fruit (1); mais, d’après ce que j'ai observé cetle année (1882), sa nourriture de prédilection semble être le raisin. Cest, en effet, sur ce fruit que je l’ai trouvée en plus grande abondance, de juillet en septembre, dans mon ardin, et j’évalue au moins à 40 pour 400 de la récolte le dégât qu’elle a causé. Elle circule entre les grains déjà gros, les soudant l’un à l’autre pour $’y cacher, el les rongeant à la périphérie sans pénétrer à l’inté- rieur ; de plus, elle enveloppe la rafle d’un lissu aranéeux ses excré- ments sont engagés. On la trouve dans une grappe par pelils groupes de Res Diner nn dire RU Pi Te GUN | ile ai qe DL

(1) Renseignements fournis par M. Ragonot.

49 A, CONSTANT.

deux à six individus qui paraissent vivre en famille, el qui proviennent sans doute d’une même ponte, quoique leurs tailles soient souvent très inégales. Ce n’est pas que la consommation qu’elles font soit bien consi- dérable; mais comme elles attaquent des grains déjà parvenus à un état voisin de la maturité, et qu’à ce point, les lésions du fruit ne peuvent plus se cicatriser, il s'ensuit que tout grain entamé tombe en pourri- ture, et que la contagion s’étend de proche en proche à toute la grappe, surtout si la saison est tant soit peu humide.

La chenille de l’Eph. gnidiella n’est pas seule à travailler, dans la région du Midi, à la destruction du raisin; elle est aidée dans celte œuvre par la chenille de l’Eudemis botrana, qu'on trouve en même temps dans les mêmes grappes; ce sont donc deux espèces qu’on peut ajouter à la liste déjà si longue des ennemis de la vigne.

9. COCHYLIS CONTRACTANA Z. Chenille courte, molle, lente à se mouvoir, renflée au milieu jusqu’à en devenir presque ovoïde. Elle est d’abord d’une teinte unie, fauve ou jaunâtre clair. A l’âge adulte, elle se colore de gris ou de verdâtre, avec les régions dorsale et latérales lavées de roux brun plus ou moins foncé selon les individus, mais seulement sur la partie la plus saillante des segments, ce qui donne à cette teinte une apparence maculaire. Une ligne longitudinale de points de même couleur au niveau des stigmates. Trapézoïdaux el points verruqueux bruns. Tête d’un testacé jaunâtre. Écusson de coloration variable, tantôt de la même couleur que le corps, lavé ou marbré de noir, tantôt figuré par deux plaques à peu près triangulaires, rousses, bordées postérieure- ment de noir, et séparées par une ligne claire longitudinale. Région ven- trale et pattes de la même couleur jaunâtre que le dessus du corps.

Elle vit, pendant tout l’élé, et jusqu’en octobre, dans les calathides de diverses Lactuca, à la manière de la Grapholitha conterminana; mais, tandis que celle-ci n’a qu’une seule génération par an, les métamor- phoses de la C. contractana sont, au contraire, assez rapides. Elle se chrysalide dans la dernière calathide qui lui a servi de demeure, et éclôt au bout de quelques jours. Je l'ai vue fréquemment voltigeant par groupes autour des laitues en état de fructification dans les jardins.

La C. contractana habite l'Europe méridionale; je ne crois pas qu’on l'ait signalée dans le centre ou le nord de la France.

Chenilles nouvelles ou peu connues. 13

10. RETINIA TESSULATANA Slgr. Chenille d’un gris sale ou ver- dâtre, sans dessins apparents. Vasculaire à peine indiquée par un trait sur quelques-uns des segments du milieu. Tête d’un noir intense, assez petite, échancrée à sa partie postérieure. Écusson noirâtre, parlagé en deux parties, d'avant en arrière, par une ligne claire. Pattes écailleuses, noirâtres.

Elle habite les cônes du Cupressus sempervirens, et c’est sans doute parce que ces cônes restent au moins deux ans sur l'arbre que la che- nille n’a pas d’époques bien précises pour ses évolutions. Il y a cepen- dant deux générations principales : l’une à l’automne, se chrysalidant pendant les mois d’hiver, et donnant naissance à l’insecte parfait en mars-avril ; l’autre, qui vit en juin et qui éclôt en juillet-août. Mais, en dehors de ces deux saisons, on trouve presque en tout temps, même au milieu de l’hiver, des insectes parfaits et des chenilles.

La métamorphose en chrysalide s’opère à l’intérieur du cône, dans un tube de soie blanche dont une extrémité aboutit au trou de sortie, recouvert d’un mince opercule. La chrysalide est d’un brun clair à tête mucronée, et porle au segment anal une couronne de crins raides, courts et divergents.

11. EUDEMIS AMARYLLANA Mill. Cette espèce étant sur le point d’être décrite par M. Millière, d’après des individus pris au vol, je ne m'occuperai point de l’insecte parfait, me bornant à donner la descrip- tion de la chenille que notre collègue, je crois, n’a pas connue.

Elle est raccourcie et renflée, peu agile, d’un vert plus ou moins sombre, sans autres dessins que la vasculaire, faiblement indiquée en couleur plus obscure. Trapézoïdaux blanchâtres, peu visibles. Tête d’un roux clair, avec deux petiles taches latérales brunes. Écusson jaunâtre, irrégulièrement bordé de brun.

On la trouve, à l’automne, dans les épis fructifères de divers Echium, et plus souvent encore dans ceux de l’Onosma echioides, dont les graines et les calices plus serrés et plus épais lui offrent une retraite mieux cachée. Elle s’installe sur le rachis de l’épi près de son extrémité, entre les deux rangs de semences, et mange à droite et à gauche en avançant dans un léger tube de soie, à mesure que les progrès de l’anthèse font allonger

â/ A. CONSTANT.

l’épi, ayant ainsi toujours à sa portée des graines verles et tendres. Sa métamorphose a lieu le plus souvent à la place même elle a vécu; elle passe l'hiver en chrysalide, et éclôt dès le commencement de mars, ce qui permet de penser qu’elle a deux générations ; mais jusqu’à présent, je ne connais que celle dont je viens de parler.

Elle est très souvent attaquée par un petit Diptère parasite,

19, DICHRORAMPHA ACUMINATANA Z. En élevant cetté chenille, printemps de 4889, sur deux plantes différentes et à deux époques dis- tinctes, je croyais fermement à l'existence de deux espèces, d'autant mieux que ces chenilles n’étaiént point absolument semblables, et que les plus faibles différences ont une assez grande valeur dans une faïñille plupart des espèces se ressemblent de si près sous leur$ premiers états. Mais l’examen de l’insecte parfait n’est pas venü confirmer celte opinion, et les types issus des deux séries ne peuvent être séparés spécifiquement. Je vais donc décrire la chenille qui est la plus abondante, et subsidiaire- ment l’autre race, en indiquant les différences qui existent de l’une à l’autre.

Chenille fusiforme, d’un blanc jaunâtre qui va quelquefois jusqu’à la couleur ambrée luisante et translucide; on aperçoit sous la peau les mouvements de la circulation et de la digestion. Vasculaire vaguë et peu distincte, confondue avec le tube digestif. Pas d’autres lignes. Trapézoi- daux, points pilifères et stigmates d’un gris pâle, mais difficilement visi- bles. Tête brune noire. Écusson fortement teinté d’une couleur brune qui l’envahit parfois entièrement.

Vit en mai et juin au sommet des jeunes tiges du Ghrysanthemum sege- tum, logée dans le canal médullaire. Elle arrête la croissance de la plante, qui émet alors des rameaux latéraux au-dessous du point habité par la chenille, ce qui rend cette dernière très facile à découvrir ; on peut . recueillir presque à coup sûr les sommités qui renferment l’insecte ron- geur, Elle cesse de manger dans le courant de juin et se construit, dans la terre, une coque elle demeure assez longtemps avant de se méla- morphoser ; enfin, l’éelosion du papillon a lieu en octobre.

Quant à l’autre race, elle est d’un jaune généralement plus pâle; sa forme semble être plus déprimée: en outre, sa tête est d’un jaune teslacé

Chenilles nouvelles ou peu connues. 15 au lieu d’être brune ou noire, et l’écusson est à peine distinct, pour la couleur, du reste du corps. Elle vil en mars et jusqu’au 20 ou 25 avril dans les souches du Leucanthemum pallens; je ne l'ai jamais trouvée dans les parties aériennes de la plante. Elle est en coque depuis environ un mois lorsqu'on commence à trouver l’autre sur le Gkrysanthemum segelum en mai, et son papillon éclôt dans le courant d’août. J’ajoutcrai qu’elle est beaucoup moins abondante que la précédente.

18. ACROLEPIA ÉGLANTERIBLLA Mann. Espèce décrile pour la pre- mière fois en 4855, par Mann; cité par M. Släinton dans son Téncina of Southern Europe. Mais les deux exemplaires qui lui avaient servi à l’éla- blissemént de l’espèce avaient été, dit-il, pris au vol, aux environs d’Ajaccio, sur un buisson de roses (1) : il n’en connaissait donc pas les premiers états. Douze ans plus tard, en 4867, M. Slainton trouva à Cannes, sur l’Helichrysum Stæchas, une clienille qu'il ne put élever, mais qu’il supposa être celle de l’Acrolepia eglanteriella, d'après un renseigne- ment fourni par M. Staudinger. Il est probable que notre habile collègue avait deviné jusle, car la manière de vivre de la chenille, l’époque de sa découverte, et la description succincte qu’il en donne conviennent assez bien à l'espèce en question.

J'ai eu moi-même l’occasion d'élever cette chenille en 4882, et voici le résultat de mes observations.

Elle est d’un vert pâle et terne, atlénuée postérieurement, sans autres lignes que la vasculaire, très peu apparente en teinte plus foncée, et encore seulement à la fin de sa croissance. Têle d’un jaune testacé, Écusson un peu plus pâle, avec deux traits postérieurs transversaux bruns ou noirs.

Habite, en avril, les sominités des, jeunes pousses de l'He/ichriysuin angustifolium ; elle s’y tient cachée et mine les feuilles voisines, tout en changeant souvent de retraile, ce qui, joint à son éxtrême petitesse, la rend difficile à découvrir. Son éclosion arrive du milieu à la fin de mai,

La chrysalide est d’un vert jaunâtre, enveloppée dans le tomentum des feuilles, du moins pour les chenilles élevées en captivité.

(1) D'où vient le nom d'eglantierella créé par Mann, et qui donne une fausse idée des mœurs de la chenille.

16 A. CONSTANT.

Geite espèce est toujours demeurée très rare, et je crois que peu d’en- tomologistes l'ont trouvée en France jusqu’à présent.

1h. DEPRESSARIA SUBPROPINQUELLA Stgr. (var. rhodochrella H.-S.), On est d'accord pour considérer le type de la Depr. rhodochrella comme constituant une simple variété de la Depr. subpropinquella ; les chenilles ne sont pas d’un grand secours pour aider à trancher cette question, attendu que le genre Depressaria est un de ceux les chenilles se res- semblent le plus entre elles pour la forme, pour les mœurs et pour les couleurs. Cependant, j’ai toujours remarqué que la chenille de la var. rho- dochrella est d’une teinte plus pâle et plus jaune que celle de la subpro- pinquella, qui est d’un vert généralement assez sombre. Quoi qu'il en soit, je trouve ici, dans la région littorale, une forme de la rhodochrella assez remarquable, à l’état parfait, pour mériter quelques lignes d’une mention spéciale. Voici d’abord la description de la chenille :

Elle est allongée, atténuée postérieurement, d’un vert pâle, lavé de jaunâtre sur les flancs; ces teintes plus foncées dans l’âge adulte. Pas d’autres lignes que la vasculaire, vaguement indiquée. Trapézoïdaux, stigmates et autres points, noirs et fins. Tête et écussontrès noirs, lui- sants. Région ventrale de même couleur que le dessus, avec les pattes antérieures jaunâtres.

Elle vit en avril-mai dans les feuilles du Carduus Sanctæ-Balmæ qu’elle plie légèrement en dessus, dans le sens de la longueur; ses mœurs ne diffèrent pas, en cela de celles de la subpropinquella typique. Mais l’in- secte parfait a constamment une teinte spéciale : il est d’un beau jaune orangé, vif et brillant; sur environ cinquante individus obtenus de che- nilles récoltées dans diverses localités, sur cette plante, aucun ne pré- sente la moindre modification dans cette couleur. D’un autre côté, les nombreuses subpropinquella que j'ai élevées sur d’autres Composées, Cynara, Cirsium, Carduus, Tyrimnus, Centaurea diverses, ne m'ont jamais donné un seul exemplaire du même coloris que celles du Card. Sanctæ-Balmaæ.

15. GELECHIA BASIGUTTELLA Hein. Chenille allongée, un peu renflée au milieu, d’un vert jaunâtre, avec quelques nuances éparses plus foncées, paraissant dues à la transparence de la peau qui laisse entrevoir les

Glienilles nouvelles ou peu connues, 17

organes intérieurs. Vasculaire à peine indiquée ; pas d'autres lignes, Points ordinaires peu ou pas distincts. Tête d’un jaune testacé. Segment anal d’un vert plus foncé que le reste.

Vil en mai dans les jeunes pousses de diverses espèces de Salix, d'où elle s'échappe au moindre attouchement avec une extrême vivacité. Se métamorphose dans la terre et éclôl en juin.

Très voisine de la Gel. albicans du même auteur, cependant les deux espèces me semblent être distinctes. La chenille de l’albicans m'est inconnue ; elle vit aussi, dit-on, sur les saules: du reste, il est peu pro- bable que les chenilles de deux Géléchides si voisines puissent présenter entre elles des différences bien profondes.

16. GELECHIA CYTISELLA Tr. En publiant le premier celte espèce, en 4833, Treitschke a aussi donné une notice sommaire sur la chenille. Mais, depuis cette époque, la G. cytisella n’a pas cessé d’être assez rare; peu d'amateurs connaissent sa chenille, et quelques renseignements sur elle ne seront pas inutiles pour aider à la trouver.

Elle varie un peu pour la couleur. Le fond est d’un brun plus ou moins foncé, qui va quelquefois jusqu’au noir terne ou violacé, avec la ligne dorsale généralement plus claire. Segments bien marqués, chacun d’eux divisé en deux parties par un petit sillon transversal. Trapézoïdaux et autres points assez gros, noirs, luisants, presque verruqueux, surtout les deux antérieurs sur chaque anneau. Ils sont ordinairement cerclés de gris cendré, et celte couleur forme quelquefois une bande confuse au niveau des stigmates. Tête et pailes antérieures noires ou brunes selon que la chenille est d’une couleur plus ou moins sombre. Écusson conservant les mêmes proportions pour la teinte, et souvent divisé en deux parties par un trait pâle. Ventre et pattes membraneuses verdâtres.

Treitschke dit que cette chenille est quelquefois d’un gris verdâtre ou d’un vert clair. Je ne l’ai jamais vue de ces deux couleurs.

Elle vit, en hiver, c’est-à-dire de novembre à février, dans la région méditerranéenne, sur le Galycotome spinosu, seule plante je l’aie jamais trouvée. Elle est très rare et difficile à découvrir, car sa retraite se compose, quand elle est jeune, d’une foliole unique, de deux au plus

(1885) 4°° partie, 2,

4 A. CONSTANT.

CO

dans l’âge adulle, et ces deux folioles très proprement soudées par leurs bords, échappent aisément aux regards au milieu de l’abondant feuillage de l’arbuste.

Elle se chrysalide, du moins en captivité, entre les dernières feuilles qu’elle a habitées, et l’éclosion a lieu depuis le milieu de février jusqu’en avril,

Selon Treitschke, la G. cytisella, qui habite aussi l'Allemagne et la Hongrie, vit sur le Cytisus nigricans, se chrysalide en octobre, et éclôt en ayril. On voit qu'elle ne se comporie pas absolument de la même manière dans les deux régions.

47. TELEIA MYRICARIELLA Frey. La chenille est, dans sa jeunesse, entièrement d’un jaune verdâtre uni, avec la tête brune. Adulte, elle passe au brun plus ou moins foncé, et l’écusson se colore de la même teinte que la tête: quelquefois l’un et l’autre deviennent presque noirs, mais l’écusson conserve toujours une teinte un peu plus claire que la tête.

Elle habite les Tamarix africana qui croissent dans les sables du lit- toral; mais on ne la trouve que çà et là. Elle réunit en paquets assez volumineux les brindilles terminales de ces arbustes, et se ménage au cenire une galerie cylindrique ouverte à ses deux extrémités; elle change souvent de demeure, car on trouve beaucoup de loges désertées par leurs habitants.

Sa métamorphose s'opère dans la terre, vers le milieu de juin; l’éclosion arrive en juillet, Encore assez rare dans les collections.

Â8. MEÉSOPHLEPS TRINOTELLUS H.-S. Chenille très allongée, d’un rouge safrané foncé ; segments bien distincts; chacun d’eux marqué dun petit sillon ou pli transversal. Points ordinaires difficilement visibles, même à la loupe. Tête très noire. Écusson à peine plus brun que le reste du corps. Ventre et pattes de la couleur du dos.

Elle vit, à l'automne, dans les siliques de la Moricandia arvensis; sa forme est si mince et si allongée qu’elle lui permet de circuler dans toute la longueur de ces fruits, malgré leur exiguité ; elle n’éprouve même pas Le besoin de rejeter ses excréments au dehors de la silique pour éviter l'encombrement. Elle passe tout l'hiver à l'état de chenille dans lasilique

Chenilles nouvelles ou peu connues, 49

et s’y chrysalide au printemps. L’éclosion a lieu vers la fin de mai ou le commencement de juin.

M. Stainton, qui a publié une courte notice sur cette espèce (The Tineina of Southern Europe, p. 222 et 233), dit qu’elle vit aussi dans les siliques du Cheüranthus cheiri, d’où il suit qu’on peut la trouver dans beaucoup de localités; cependant, jusqu'à présent, l'espèce est restée assez rare.

19. NoTHRIS ASINELLA Hb, Cetle chenille se présente sous deux aspects assez différents selon qu’elle est jeune ou adulte. Elle est d’abord très allongée, à segments presque unis, entièrement d’un vert gai, tirant quelquefois un peu sur le jaune clair. Pour tout dessin, les sous-dorsales marquées en teinte plus pâle; la tête et l’écusson un peu plus jaunes que le reste du corps. Adulle, elle paraît plus raccourcie relativement à sa taille, plus cylindrique, et les segments sont surtout mieux divisés. Fond d’un vert clair, avec six lignes longitudinales bien tracées d’un brun clair ou rougeûtre; la tête est souvent marbrée de teintes rousses.

On la trouve en mai sur les Salix alba, incana et autres espèces à feuilles lancéolées ; elle habite le sommet des pousses herbacées, alta- chant l’une à l’autre les feuilles terminales par leur face supérieure, sans les rouler ni les plier. Elle est extrêmement vive el frétillante, et se pré- cipite hors de sa retraite à la moindre secousse. Sa métamorphose a lieu dans la terre ; mais en captivité, il lui arrive souvent de se construire une coque en soie blanche et mince entre les feuilles elle a vécu.

Le papillon éclôt à la fin de juin et au commencement de juillet; il est encore très peu répandu dans les collections.

20. CHAULIODUS ÆQUIDENTELLUS Hofm.-Chenille lente et molle, assez renflée, atténuée aux extrémités, d’un jaune plus ou moins verdâtre, à peu près de la même nuance que les carpelles dont elle se nourrit. Pas de lignes ni de dessins. Trapézoïdaux gros et saillants, d’un brun presque noir. Points pilifères et stigmates de la même couleur.

Tête et paites écailleuses noires. Écusson brun, marqué au milieu pa un lrait longitudinal jaunâtre.

Elle se nourrit des semences jeunes de plusieurs Ombellifères, Peuceda=

39 À, CORSTANT, Chentlles nauvelles au pe éonhties,

num officinale el cervaria, Ferula comimunis, ele. Kile ne pénèlre pas dans l’intérieur des carpelles, comme sa congénère éniquellus; elle étend seulement des fils de soie entremêlés à travers les rayons d’une Ombel- lule, et se tient au milieu de son ouvrage en mangeant les graines voi- sines, sans prendre la peine de se cacher; aussi la trouve-t-on aisément. J'ajoute qu’elle est loin d’être commune et que les localités qu’elle habite sont toujours reslreintes.

Elle se chrysalide dans une petite coque fusiforme, allongée, à tissu en réseau rappelant un peu les coques des Acrolepia; l’état de chrysalide ne dure que peu de jours. Deux générations par an: la première au prin- temps, donnant le papillon en juin; la seconde, en septembre, avec l’in- secte parfait en octobre et novembre. Cette dernière paraît être la plus abondante des deux.

21. PYRODERCES ARGYROGRAMMOS Zell. Chenille épaisse el courte, d'un bianc d'os, presque diaphane, au point qu’on aperçoit à l’intérieur le tube digestif et les aïiments qu’il contient. Pas de lignes ni de points apparents. Tête et écusson d’un brun clair ou roussâtre.

On la trouve dans les calathides de plusieurs Composées : Carlina corymbosa, Kentrophyllum lanatum, Centaurea aspera, Pycnomon acarna, elc. Elle se nourrit du réceptacle aussi bien que des akènes, Deux générations par an : l’une hiverne à l’état de chenille et éclôt en juin; l’autre, vit en été, et donne son papillon en août. Il y a, en outre, un certain nombre d’éclosions irrégulières pendant toute la belle saison.

a métamorphose a toujours lieu à travers les paillettes des capilules.

a —O) == mm

NOTE

SUR

Diverses variétés de Lépidoptères

Par M. J. FALLOU.

(Séances des 14 Décembre 1881 et 28 Mars 1883.)

PARARGE IpA Esper. Aberratlion ALBOMARGINATA Faliou. Ce Satyridé est un individu mâle offrant un cas d’albinisme partiel d’une régularité parfaite; il me semble n’avoir élé décrit par aucun auteur et je n’en ai pas vu de semblables dans toutes les collections que j'ai examinées.

La tête, le thorax et l'abdomen sont blanchâtres, au lieu de présenter, comme dans le type, une coloration brune en dessus. Le fond des quatre ailes a conservé la couleur ordinaire de l'espèce, c’est-à-dire un fauve vif; mais la tache du disque et toute la bordure des quatre ailes, qui sont habituellement brunes, n'existent plus et sont remplacées par du blanc. L’œil apical noir bipupillé a presque disparu pour ne laisser voir distinctement que la pupille supérieure, quoique en dessous des ailes les deux pupilles soient apparentes. Les dessins, ordinairement d’un gris nébuleux du dessous des ailes inférieures, sont effacés ; la couleur blan- che paraît seule et remplace toutes les nuances foncées habituelles, ce qui donne à ce Pararge un faciès tout particulier.

GCelte variété a été prise volant avec un grand nombre d'individus typi- ques de l’espèce, en juillet 1878, à Roquefavour, entre Marseille et Aix, par M. P. Dognin, qui a bien voulu en enrichir ma collection. La planche 1'°, II comprend deux figures de l’aberration «/bomarginata (a, en dessus; b, en dessous), gravées d’après d’habiles peintures dues à M. G.-A. Poujade.

CHELONIA CAJA Lalr. Aberration nouvelle Fallou. Get Hétérocère est l’une des espèces l’on rencontre le plus de sujets dissemblables : aussi les auteurs anciens et modernes en ont-ils décrit et souvent figuré des séries des plus curieuses.

La variété nouvelle est un mâle qui se rapproche de celle qu’Engramelle a représentée dans son grand ouvrage, pl. cxzir, 187, c, c. Comme cette dernière, elle a les ailes {supérieures complètement brunes: les nférieures sont de la même couleur, mais d’une teinte plus claire et

Ann. Soc, éut. Fr. Juillet 1833.

22 J, FALLOU. Variélés de Lépidopières,

laissant voir les taches ordinaires du type, quoique quelques-unes soient confluentes. Le corselet est normal avec les ptérygodes d’un gris rosé, au lieu d’être brun. L’abdomen est d’un gris noirâtre. Les bords internes des ailes inférieures offrent une frange rosée.

Ge Lépidoptère est éclos de chrysalides provenant de chenilles captu- rées aux environs de Champrosay (Seine-et-Oise) par M. Hucherard, qui a bien voulu me le donner, Il est éclos dans des conditions atmosphéri- ques toutes particulières : c’est le 28 mai 1882, après une nuit des plus orageuses qu'il a été trouvé dans la boîte renfermant les chrysalides.

Des faits ayant de l’analogie avec l’éclosion de celle Chelonia ont déjà été signalés. M. E. Bellier de la Chavignerie (Ann. 1858, p. 299), cite plusieurs Lycæna Adonis Fabr. qu’il a pris par un temps d'orage, et dont la coloration était lilas au lieu d’être bleu. Le regretté marquis de Lafitole, à propos de la Chelonia caja, a écrit (Pelites Nouv. entom., septem- bre 1876, p. 62), que toutes les tentatives faites par lui pour obtenir arti- ficiellement des variétés n’ont pas réussi, mais qu’il a remarqué que c'était toujours par des temps orageux qu’il avait obtenu par éclosion des variétés, aussi en conelut-il qu’il est probable que l'électricité soit un des princi- paux agents de la variation de couleurs chez les Lépidoptères.

De mon côlé, j'ai recueilli quelques observations qui viennent à lappui de celle hypothèse. Le 3 juillet 1873, je trouvais dans la forêt de Sénart, en chassant par un lemps humide et très orageux, un Arge Galathca Lin. ®, qui présentait un cas d’albinisme très remarquable; la couleur noire a complètement disparu et est remplacée par du blanchâtre sur lequel domine des atômes grisâtres; Le 46 août 1877, je capturai en Suisse, au Simplon, dans les mêmes conditions atmosphériques, un Polyommalus Xanthe Fabr. Q, chez lequel la coloralion ordinaire brune des ailes supérieures est passée au jaune paille, tandis que le fond des ailes inférieures est noir et non de couleur brune ;°3° Enfin, le 26 juil- let 4889, j'ai pris, par un temps analogue, dans la forêt de Sénart, un Pararge Janira ®, atteint largement @albinisme des ailes supérieures et inférieures du côlé droit.

Sans vouloir rien conclure d’une manière positive de ces diverses re- maiques, il n'est toulefois permis de supposer que le fluide électrique doit exercer une certaine action sur la variabilité chez les Eépidoptères. 1! serait bien à désirer que les entomologistes placés dans des conditions favorables puissent étudier cet intéressant sujet el arriver à une solution définilive.

QE

MÉTAMORPHOSES

D'UN DIPTÈRE de la famille des SYRPHIDES GENRE ÉEicrodeon Mric, Amplaritis LATR,

(Microdon mutabilis Lin.)

Par M. G.-A, POUJADE,

(Séance du 12 Juillet 1882.)

Dans une excursion entomologique que je fis au mois de mars dernier, dans les marais de La Ferté-Milon (Aisne), avec M. E. Simon, nous découvrimes des troncs de peupliers abaltus depuis un certain temps, et dont l'écorce, se détachant facilement, abritait des colonies du Lasius niger. Au milieu de ce peuple de Formicides, nous aperçümes çà et là, parfois en groupes de trois ou quatre individus, de singuliers animaux de la forme et de la grosseur d’un grain de café, grisâtres, réticulés, forte- ment adhérents à l’aubier et dont l’immobilité complète contrastait avec l'activité fiévreuse de leurs hôtes. A première vue, je les pris pour de petits Limaciens au repos, mais M. Simon me dit en avoir vu chez M. Valéry Mayet, de Montpellier, et que c’étaient des larves de Diptères. Je m'en emparai, les mis dans une boîte avec de la mousse humide et n’y touchai plus. Elles élaient à leur taille, car, le 24 mars, j'en vis six dont la peau avait bruni et durci, c’est-à-dire se métamorphosaient en nymphe ; quatre jours après environ, les pelites cornes respiratoires parurent et m'indiquèrent que j'avais des Syrphides. Dans cet état, elles étaient tellement adhérentes aux parois de la boîle qu’on les aurait brisées plutôt que de les en détacher.

Le 24 avril au matin, j’eus en effet l’éclosion d’un Syrphide : le Micro- don mutabilis, et, deux heures après seulement ses ailes furent complète- ment développées, mais encore écartées et incolores ; ce ne fut qu’au bout

Ann, Soc. ent, Fr. Juillet 1883,

9! G.-A, POUJADE.

de trois quarts d'heure qu’il les croisa sur son dos, position que ces insectes prennent au repos. Il était alors encore mou et de couleurs pâles ; sa coloration et son raffermissement complets ne s’effecluèrent que bien plus tard; c’est à ce moment que sur les ailes parurent des taches brunâtres aux nervures transversales.

Je communiquai celte découverte à notre savant collègue M. le docteur Laboulbène, qui me dit avoir trouvé anciennement à Fontainebleau cette larve sur des écorces de pin et dans les cavités de cet arbre, mais n'eut pas la chance de voir éclore l’insecte parfait. Depuis il en reçut de M. Puton, de Remiremont, de M. Valéry Mayet, de Montpellier, à qui il annonça déjà que c'était un Syrphide. Enfin, tout dernièrement, M. Valéry Mayet lui communiqua larves, nymphes, insectes parfaits et la Fourmi (également le Lasius niger) avec laquelle vit ce curieux animal, le tout accompagné de notes intéressantes, confirmant et complétant ce que j'en ai dit plus haut et que je vais résumer ici (4).

M. Valéry Mayet a toujours trouvé les larves de Microdon avec les Fourmis, dans leurs galeries de l’intérieur des arbres ou en terre et quelquefois à une profondeur de 25 centimètres. Il n’a pas pu découvrir de quoi elles se nourrissent, peut-être, suppose-t-il, des premiers élals des Fourmis. Lorsqu’elles sont sur le point de se métamorphoser en nymphe, elles se rapprochent de l'extérieur; ainsi, quand la fourmilière est établie dans une souche, elles viennent se mettre sous l’écorce; si elle est souterraine, les larves cheminent jusqu’à la surface du sol sous les pierres qui la recouvrent. L’insecte parfait a été quelquefois rencontré, venant d’éclore, dans les fourmilières mêmes.

M. le docteur Laboulbène ayant mis généreusement ces objets à ma disposition pour m'aider dans mon travail, j'ai pu constater que les insectes obtenus appartiennent également au Microdon mutabilis. Du reste, larves et nymphes sont absolument semblables à celles que j'ai trouvées.

Schiner (Fauna Austriaca, Die Fliegen, Wien., 1862) dit avoir rencon- tré des larves de Microdon sous l'écorce du saule, en compagnie de légions de Formica fusca; il en donne une très courte description, les

(4) Laboulbène, Ann. Soc. ent. Fr., 1882, Bull., p. 118 et 198.

Métlamorphoses d’un Syrphide. 25 compare à des Mollusques nus et dit qu’elles ont été considérées comme telles primitivement. Je crois donc utile de donner ici une description détaillée des divers états de ce curieux Diptère,

S 1°". Larve. (PI 1°, I, fig. 1 à 6.)

Larva elliptica, brevis, subgrisea ; superne valde convexo, corpore satis fimo, annulis non conspicuis ; dorsum reti eminenti præditum, latusque margine striato et fimbriato. Subtus plana est, carnosaque; oculi nulli, necnon pedes. Pars postica, protuberans, duo stigmata gerens.

Habitat cum Formicis. Longueur : 9 millim.; largeur : 7 millim.; épaisseur : 5 millim.

Elliptique, fortement bombée en dessus, plate et charnue en dessous, sans aucune trace d'annulation; tégument de consistance, assez ferme, d’une couleur grisâtre pâle en dessus et un peu couleur de chair en dessous. La partie supérieure est parsemée de fortes réticulations saillantes, rousses, formant des polygones irréguliers dont les intervalles sont lisses; sur le dos, les réticulations laissent libres deux espaces formant des bandes sinueuses longitudinales, espacées de 2 millimètres, se rejoignant à la partie antérieure du corps et se réunissant postérieurement aux deux sligmates. De chaque côte du corps on remarque une bande semblable, mais dont l'intervalle est relié par des lignes transversales élevées comme le reste des réticulations. Lorsqu'on examine ces réliculations avec un fort grossissement, on les voit garnies de poils roussâtres frisés, relenant les parcelles de bois ou de terre du milieu dans lequel elles ont vécu, ce qui rend ces éminences encore plus saillantes.

Les côtés du corps se terminent presque à angles droits et sont munis d’une bordure finement striée latéralement et garnie d’une frange étroite de cils roux ; cette bordure est plus large et plus apparente en dessous (fig. 2 et 6).

La partie postéricure présente une prolubérance d’un demi-millimètre de longueur, ayant la forme d’un cylindre comprimé horizontalement et terminé par deux mamelons bosselés, entre lesquels sont placés un peu obliquement les deux stigmates. Celte partie, vue à la loupe, est par-

26 _ G.-A, POUJADE.

semée de lignes latérales élevées, régulièrement inter rompues, qui la font paraître écailleuse (fig. 4 et 5).

Le dessous du corps (fig. 2) est à peu près lisse au milieu et finement ridé sur les côlés; il est séparé par une fossette longitudinale s'étendant depuis l'extrémité postérieure jusqu’à l'ouverture de la bouche. Celle-ci est invisible extérieurement ; on ne voil saillir que deux tiges coniques et rétractiles, qui sont probablement les antennes (fig. 6).

Aucune apparence d'organes de vision ni de pattes.

Les larves séchées ou conservées dans Palcool laissent un peu appa- raître, par suite de la contraclion, les segments qui semblent être au nombre de huit.

Cette larve se déplace avec une extrême lenteur, en rampant de côlé; j'ai remarqué que pendant cetle opération elle humecte la place qu’elle occupe avec un liquide incolore sortant de la bouche. Ge liquide est pro- bablement destiné à la fixer solidement lorsqu’arrive le moment de la nymphose,

S 11. Nymplhe. (PL 4°, no I, fig. 7 à 11.)

Pupa elliptica, brunnea, superne valde conveæa, reticulata; subtus plana loco vehementissime adhærens ; pars anterior duos habens pedun- culos stigmale præditos ; pars postica leviter protuberans.

Long. 9 millim.

Arrivée à terme, la larve s'immobilise complètement, se colle forte- ment sur place, sa peau brunit et se solidifie, tout en conservant la même forme avec les réticulations. Quatre jours après environ, percent à la partie antérieure et sur les lignes dorsales les deux cornes respiratoires ou stigmatifères, qui sont droites et de 3/4 de millimètre de longueur,

Lorsqu'on ouvre cette peau durcie, qui est devenue la coque de la nymphe, on voit cette dernière (fig. 10 et 11) montrant les formes emmailloltées de l’insecte fulur : la tête infléchie sur la poitrine, les antennes appliquées sur le front et débordant de chaque côté sur les yeux, les six pattes repliées et appliquées sur la poitrine et l'abdomen, le four- reau des ailes également ramené contre les paltes postérieures. La partie

Mélamorphoses d’un Syrphide. 97

dorsale montre implantées sur l'extrémité du prothorax les cornes respi- ratoires qui communiquent avec deux grosses trachées,

Quand l’insecte vient à éclore, la partie antérieure et supérieure de Ja coque éclale en trois pièces au-dessous des cornes respiratoires, laissant une ouverture coupée latéralement d’une façon assez nelte, environ au cinquième de la longueur.

S IIL Ensecte parfait. (PI 41°, I, fig. 142 à 16.)

MICRODON MUTABILIS Lin. apiformis Deg. apiarius Fabr, novus Schrk.

Æneo-olivaceus, pubescentia sat longa, aurato-rubida vel olivacea. Caput tribus ocellis munitum in triangulum obtusangulum dispositis, Antennæ basi approximatæ, nigræ, tres articulos habentes. Thorax fere quadratus, angulis posticis præcisis. Scutellum fere semicirculare, duobus mucroni- bus minimis prædilum. Abdomen basi angustum, fere conicum, apice rotundalum, supra conveæum, sublus concavum. Alæ leviter adumbratæ, nervis brunneës, Pedes salis validi, villosi, lutei, nigro annulati.

Longueur : 9 à 40 millim.; largeur prise au thorax : 3 à 3 1/2 millim.

Couleur générale vert olive bronzé, quelquefois avec une teinte pour- prée; abdomen plus foncé, presque noir, avec reflets violacés ; une pubes- cence assez fournie, soyeuse, dorée, rougeâtre ou olivâtre, garnit la têle, le thorax, le bord des segments abdominaux et la partie anale,

Téle (fig. 14 et 15) un peu plus large que le thorax, semi-elliplique, ‘bombée; yeux brun foncé ; verlex assez large, surlout chez la femelle, muni de trois ocelles petits, peu saillants, à peu près invisibles à l'œil nu et disposés eu triangle à sommet oblus; front garni de poils jaune rou- gealre ou verdâtre très brillants; antennes rapprochées à leur base, plus longues que la tête, noires, de trois articles, le premier finement velu, presque aussi long que les deux suivants qui forment un fuseau, le second

98 G.-A, POUJADE,

moilié plus court que le dernier qui est aplati et porte à sa base un style glabre.

. Thorax assez convexe, presque carré, avec les angles postérieurs coupés, traversé en longueur par trois lignes obscures à peine visibles à travers les poils soyeux.

Écusson (fig. 16) égalant la moitié de la largeur du thorax, presque en demi-cercle, muni postérieurement de deux petites pointes mousses visibles seulement à un fort grossissement et cachées dans les poils.

Abdomen formant la moitié de la longueur totale du corps de l’insecte, à base étroite, s’élargissant au second anneau d’une fois et demie la lar- geur du thorax, puis finissant en cône avec l'extrémité arrondie; assez convexe en dessus, presque concave en dessous,

Ailes dépassant l’abdomen pendant le repos, un peu obscures, rous- sâtres à la base, avec les nervures transversales plus ou moins bordées de brun. Balanciers d’un jaune pâle.

Pattes assez fortes, velues: cuisses et tarses postérieurs noirs; tarses antérieurs et tibias d’un jaune doré soyeux, ces derniers ornés d’un anneau noirâtre.

L

Une espèce extrêmement voisine de la précédente se trouve également en France: c’est le

MicrODON DEvIUS Lin. (PI. 1"°, I, fig. 17, 18 et 19.

piger Schrank. micans Meigen. anthinus Meig.

dont je crois utile de signaler les caractères différentiels.

Nitide aurato-virens, pubescentia brevi. CGaput rotundatum. Verteæ angustus : ocelli magni, eminentes, in triangulum æquilateralem dispositi. Scutellum fere trapezoideum, cum duobus mucronibus sublongis. Alæ fere hyalineæ.

Les couleurs sont à peu près les mêmes, cependant généralement d’un vert plus brillant; la pubescence est plus courte sur la têle et le thorax.

Mélamorphoses d'un Syrphiie, 0

Téte (Ag. 17 et 48) plus arrondie, avec le vertex plus étroit, notamment chez le mâle : ocelles plus gros, plus saillants, visibles à l'œil nu et dis- posés en triangle équilatéral.

Écusson (Gg. 19) presque #'apézoïdal, muni postérieurement de deux pointes aiguës assez fortes et visibles à l’ail nu, même à travers les poils.

Les ailes sont plus rarement bordées de brun aux nervures transver- sales.

11 serait inléressant de savoir si la larve diffère beaucoup de celle du

M. mutabilis et si elle vit, ce qui est très probable, dans les mêmes condilions.

Les insectes parfaits du genre Microdon se trouvent au printemps sur les fleurs ou cachés sous les herbes dans les prairies humides. Ils ne paraissent pas êlre très communs : je n'ai pu trouver qu’une quinzaine de larves et pupes du M. mulabilis à La Ferté-Milon; j'ai rencontré une seule fois le M. devius à Chaville. M. le docteur Laboulbène a pris un individu de ce dernier à Bar-sur-Seine, en juin, et il en possède deux ou trois capturés par Éd. Perris à Mont-de-Marsan, en mai 1849. Latreille (Hist. Nat. gén. et parl. des Crust. et Ins., 1805) dit qu’il a trouvé à Montmorency le M. mulabilis, qu'il nomme Aphritis auropubescens, et qu'il est plus commun dans le midi de la France. Schiner (loc. cit.) dit cependant qu’on trouve souvent les Microdon en grand nombre blotlis près du sol parmi les herbes et les feuilles.

EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE RENE

Fig. 4. Larve du Microdon mutabilis grossie au double, vue en dessus. D vue en dessous. de profil de grandeur naturelle.

h. Protubérance postérieure de la larve portant les stigmates, 5. Les sligmales placés à l'extrémité de celle prolubérance.

G.-A, POUJADE, Mélamorphoses d’un Syrphide.

6. Partie antérieure de la larve, en dessous, montrant l’ouverlure buccale et la bordure striée et ciliée,

7. La pupe grossie au double. 8 de grandeur naturelle, après l’éclosion de l’insecte. 10, La nymphe vue de ventre,

11. vue de dos.

19. Mécrodon mutabilis, état parfait.

13. de grandeur naturelle et à l’étal de repos.

1. Tête du mâle.

45. Tête de la femelle.

Écusson du M. mutabilis.

17. Tête du Microdon devius Lin., mâle, AS an femelle.

49, Écusson du M. devius.

= Ce)

DESCRIPTIONS

DE

Trois nouvelles espèces de Cochenilles

Par M. P. GENNADIUS (d'Athènes).

(Séance du 1% Mars 1882.)

1. LEUCASPIS EPIDAURICA, Parmi les nombreuses. Cochenilles qui attaquent l'olivier, il faut classer une nouvelle espèce de Leucaspis qui n’a été envoyée sur des fruits et des feuilles d’olivier provenant de l’épar- chie Epidaurus Limera (Péloponèse). Le bouclier du mäle de Leucaspis est long de un demi-millimètre et celui de la femelle de presque un millimètre. La partie céphalique du bouclier est noir et le restant blanc.

Cet insecte attaque surtout les fruits et Les feuilles qui, vu de loin, paraissent comme si elles étaient tachetées de points blancs.

2. DACTYLOPIUS GARIGUS. Vers la fin de 1884, je visilais près Mylassa (capitale de la Carie, Asie-Mineure), une forêt dont l’essence était le Pinus laricio, var. tauricus. Les arbres de celte forêt étaient en grande parlie altaqués par un Dactylopius qu’on pourrait nommer caricus, en désignant ainsi le pays il a élé trouvé pour la première fois.

La femelle de cet insecte, dans son état adulte, est grande de deux

millimètres. Elle a une couleur rougeâtre, et, comme tous les insectes de ce genre, elle est toujours couverte d’une substance cotonneuse.

Ce Coccus attaque indistinctement les branches et les troncs de toute dimension. De son corps suinte un liquide sucré et abondant qui est la principale nourriture des nombreuses Abeilles que les paysans y élèvent.

On sait qu’en général, sur les arbres attaqués par des Cochenilles, se présente le Fumago dont l’abondance est parfois telle qu’on voit noireir presque toute la surface de l'arbre attaqué. Un cas pareil est celui des pins en question. Quand ces arbres sont attaqués par le M. caricus, ils ont leurs troncs et leurs branches couvertes par la substance cotonneuse qu’exsude linsecte et par le Fumago. Ainsi, ils ont l'apparence d'arbres récemment brûlés.

Les Zeïbecks, qui habitent la forêt, distinguent les pins attaqués de ceux qui ne le sont pas, en appelant les premicrs noirs et les seconds bancs:

Ann, Soc, ent, Fr, Juillet 1883,

53 BP, GENNABIUS «= Trois nouvelles eepèces de Gachentites,

Pour presque ious leurs besoins, ils préfèrent le bois des pins qu'ils appellent blancs, parce que l'expérience leur a montré que le bois des pins noirs n’est pas aussi durable ni aussi souple que celui des pins blancs.

Le Fumago du pin en question se développe parfois tellement que la couche qui se forme sur l'écorce de l'arbre prend une épaisseur de deux à trois centimètres. Les feuilles du pin ne sont attaquées ni par l’insecte ni par le champignon. Les arbres attaqués ne sont jamais isolés; ils sont de tout âge et ils se trouvent toujours par touffes de plusieurs ensemble, distingués de loin par leurs troncs gris et leur aspect languissant.

3. MONOPHLEBUS HELLENICUS (fuscipennis?).— J'ai trouvé celle espèce de Monophlchus dans l’Altique, sur le Pinus halepensis.

La femelle, quand elle est jeune, est presque cachée sous le duvet cotonneux qu'exsude le corps des insectes de ce groupe. Celle substance est beaucoup moins épaisse sur la femelle adulte. On la voit seulement sur les sommets des segments du corps. La femelle à l’état adulte a une couleur d’orange; elle est longue de 7 à 8 millimètres et large de 2 1/2 à 3 millimètres. Ses paltes et ses antennes sont noires.

Get insecle attaque le tronc, les branches et surlout les rameaux qui portent les feuilles. Quand les rameaux sont attaqués par plusieurs de ces Monophlebus, ils se dessèchent ; de sorte que le pin, de loin, paraîl avoir été roussi par le feu.

Pour détruire les Cochenilles dans de grandes plantations, on ne peut pas employer les gratlages et le nelloyage que quelques auteurs conseil- lent. Pour lutter contre ces insectes, il faut se servir de moyens plus pratiques et plus héroïques. Il faut d’abord bien émonder les arbres attaqués et ensuite il faut les asperger au moyen d’une pompe-seringue avec le mélange suivant : émultionner dans huit parties d’eau une partie de pétrole et une partie de chaux grasse très finement trilurée. J'ai essayé ce mélange avec beaucoup de succès.

J'ai aussi essayé avec le même succès le moyen proposé par le doc- teur J. Inzenga, directeur de l’Institut agronomique de Palerme. Son procédé consiste à saupoudrer les arbres attaqués pendant qu'ils sont mouillés par la rosée avec de la cendre de bois non lessivée, Il paraît que la potasse de la cendre, aidée par l'humidité, détruit les Gallinsectes, même les mieux protégés par leurs boucliers.

LE SR

Groupe des GYDNIDES

9e PARTIE (1).

Par M. Vicron SIGNORET, Membre honoraire.

(Séance du 22 Novembre 1882.)

Genre GEOTOMUS Mulsant et Rey, Punaises de France (1866), 34.

Annales 1882, pl. 14, fig. 442 ; 1883, pl, 2 à 5 et 9. (Cydnides, pl. XVI à XXL.)

Ce genre, très nombreux en espèces, ressemble beaucoup aux Cydnus proprement dits, mais en diffère par l’absence de spinules sur la tête. Les autres caractères sont tous plus ou moins négatifs. Le rostre est court, ne dépassant ordinairement jamais les trochanters intermédiaires, ce qui le distingue des Gampsotes et des Stenocoris; le bord antérieur du prothorax n'est pas marginé, ce qui le différencie très bien des Pan- gæus ; de plus, on ne voit pas à la base du prothorax le gonflement des angles latéraux du disque qui cache l’angle réel lorsque l’on regarde les Macroscytus en dessus, et si l’on joint à cela le caractère des cuisses postérieures épineuses au sommet, on voit que les Geotomus s’en séparent très facilement et offrent de particulier que, sans aucun caractère réel, on peut cependant très bien les considérer comme constituant un bon genre. En outre, le canal ostiolaire est terminé par un lobe en forme de rein ou en forme de cornet.

1. GEOTOMUS SENEGALENSIS KI, et Erichs., Stett, Ent. Zeit, (1859), 86, 218. rufipes Koll. (Coll. Spin.).

Annales 1882, pl. 44 (Gydnides, pl. XVI), fig. 142,

Sénégal, Kordofan, Sennaar. Long. 7 mill., larg. 3 4/2 mill, (Mus. de Berlin (type), coll. Mayr, coll. Signoret.)

(1) Voir {re à partie, Annales 1881 et 1882. Ann. Soc. ent. Fr. Juillet 1883. (1883) 1" partie, à

3 V. SIGNORET. (174)

Ovalaire allongé, d’un brun noir; le rostre, les antennes, les pattes brun jaune, les tarses jaunes.

Tête arrondie, échancrée en avant, les lobes latéraux englobant le médian et présentant six ou sept poils ; vertex ponctué, très impressionné en dessus des yeux ; ocelles plus près de ceux-ci que de la ligne médiane. Antennes avec le deuxième article plus long que le troisième; rostre atteignant à peine le sommet des hanches ‘intermédiaires. Prothorax très convexe, fortement échancré en avant. Quelques petits points très serrés entre les deux points piligères internes, l’espace entre ceux-ci et les externes lisse; côtés latéraux en dessous de ces derniers abon- damment et très finement ponctués sur le sillon transverse à peine visible; une série de petits points et d’autres excessivement faibles au delà sur le disque postérieur du prothorax. Écusson arrondi à l'extrémité, abondamment ponctué sur le disque et surtout sur les côtés. Élytres très ponctuées, un peu moins sur la corie ; côte marginale avec six ou sept points piligères ; membrane blanche. Abdomen lisse au milieu, très ponc- tué sur les côtés. Plaques ostiolaires légèrement sillonnées, les supé- rieures se continuant le long de la suture mésosternale jusqu’au bord latéral, l’espace lisse avec quelques points obsolètes en dessus. Canal ostiolaire sillonné transversalement et terminé par un lobe arrondi avec une valve dans l’échancrure postérieure.

9, GEOTOMUS AMERICANUS Släl, Bid. till Rio (1858), 19, 4. Enum, (1876) (nec americanus Berg, Hemipt, Arg.).

Annales 1883, pl. 2 (Cydnides, pl. XVIL), fig. 448.

Rio-Janeiro. Long. & 7 mill, larg. 8 2/3 mill. (Coll. Stockh.)

D'un brun pâle, ovale, plus large en avant au niveau de la base du pro- thorax qu’en arrière, brillant, presque lisse, à peine ponctué, les antennes, les pattes et le rostre plus pâtes; ne présentant que les points piligères ordinaires aux Cydnides.

Tête transversale, arrondie, à peine plus longue que l’espace entre les yeux ; ceux-ci gros, globuleux transversalement; ocelles aussi rap- prochées de la ligne médiane que des yeux. Antennes longues, le troi- sième article et le deuxième presque égaux et les plus courts après le premier, le quatrième et le cinquième les plus longs et égaux (Stàl dit : le

(175) Groupe des Cydnides 9D

second article plus court). Rostre atteignant les pattes intermédiaires, le second article un peu plus court que les deux derniers réunis. Prothorax aplati en arrière, convexe et fortement échancré en avant, presque droit au bord postérieur, avec une faible dépression qui correspond à une petite échancrure des bords latéraux, mais à l’extrémité elle forme un profond sillon: sur la dépression médiane quelques points rares. Écus- son presque lisse, finissant en une pointe aiguë, avec une impression médiane ; quelques rares points sur le disque dans la moitié basilaire. Élytres lisses, aplaties, avec la série de points près de la suture clavienne, une sur le clavus et une sur la corie; à côté de celle-ci quelques points formant le commencement de la seconde ligne, les deux lignes formant la nervure près de la côte et celle-ci elle-même, sans points enfoncés; au bord marginal trois points piligères ; membrane d’un blanc sale. Abdomen lisse. Tibias antérieurs élargis au sommet, avec sept ou huit épines exté- rieures, trois au côté interne (Stàl dit: extus haud crenatis vel dentatis); sur la face supérieure quelques poils ; sur la face interne trois ou quatre épines et plusieurs poils. Méso- et métasternum présentant, en haut de la partie mate du premier et à la base du second, une série de fortes stries ou sillons longitudinaux peu prononcés, la partie mate du second ne laissant qu’une bande très étroite entre elle et le bord latéral; canal osliolaire s’étendant au delà du milieu du mésosternum et terminé par un lobe arrondi avec une valve dans l’échancrure postérieure.

3. GEOTOMUS LEVIPENNIS, NOV. Sp. Annales, pl. 2 (Cydnides, pl. XVITL), fig. 144.

Cayenne. Long. 9 4/2 à 10 mill., larg. 5 1/2 mill. (Coll. du Musée civ. de Gênes ; Amazones (Bates), coll. Büchanan White.)

D'un brun marron ; antennes, rostre et tarses jaunâtres.

Tête arrondie, légèrement marginée ; trois cils longs de chaque côté, en plus des cils qui sont indiqués dans les caractères génériques. Antennes longues, deuxième article un peu plus court que le troisième, le qua- trième le plus long, cinquième un peu plus petit et plus pâle. Rostre atteignant l'insertion des pattes postérieures, le second article très courbé en arc, logé à sa base dans une large gouttière formée de deux carènes élevées, Prothorax avec une ligne de points vers son bord antérieur et

36 V. SIGNORET. (176)

üne faible impression longitudinale, une seule ligne de points sur le sillon transverse ; six ou sept cils sur les bords latéraux marginés. Écusson avec une ligne serrée de points sur les côtés et une vinglaine sur Île disque, le sommet anguleux. Élytres lisses, en dehors des lignes de points ordinaires, la seconde, près de la suture, interrompue dans le milieu ; dans l’espace marginal quelques petits points au sommet, sur la côte trois points pilifères; membrane dépassant un peu l'abdomen, d’un jaune hya- lin doré. Pattes brunes, les tibias antérieurs plus pâles et présentant huit épines externes et quatre plus longues internes, tibias postérieurs arqués. Abdomen noir, lisse, et offrant une ligne de pelites dents interrompue sur le milieu; au bord de chaque segment ventral, sur les côtés et à l'extrémité, des cils assez longs. Canal ostiolaire atteignant le milieu de l’épisternum, arrondi à l'extrémité, avec une valve dans l’échan- crure en dessous. Portions mates faiblement sillonnées, l'inférieure finis- sant par un angle aigu, la supérieure arrondie en haut et finissant en bas avant d’arriver au bord par un angle très arrrondi.

Cet insecte se rapproche du M. brunneus Fab., mais est un peu plus grand et s’en distingue par les carènes sternales et par la corie lisse; il est très voisin de l’espèce que nous prenons pour le serrèpes de Hope, mais en diffère par les carènes siernales qui sont plus petites dans ce dernier, et surtout par l’absence de ponctuation près du bord marginal antérieur du prothorax, et au contraire par l'abondance des points au delà du sillon médian. La tête, de même forme dans les deux, offre en dehors des cils ordinaires du vertex, trois cils sur le bord de chaque lobe, deux près des yeux et un au milieu de la distance entre ceux-ci et le lobe médian, pour le levipennis, et un seul près des yeux.

Li. GEOTOMUS BERGI, NOV. Sp. M. americanus (Stài) Berg, Hem. Argent., 13, 7. Annales, pl. 2 (Gydnides, pl. XVIL), fig. 445.

Missiones (Berg). Long. 9 mill., larg. 5 mill. (Coll. Berg.)

De l’examen des deux individus de la collection de M. Berg et du type de Stäl de la collection du Musée royal de l’Académie des Sciences de Stockholm, nous avons reconnu que l'espèce de la Confédération Argen-

ne m'élait pas semblable à l’americanus Släl; aussi sommes-nous obligé

(177) Groupe des Cydnides. 37

d’en faire une espèce distincte sous le nom de Berg, qui diffère par une taille plus grande, par plus de largeur, par la ponctuation du prothorax un peu plus abondante ; ici il y a plusieurs lignes de points au delà du sillon transverse, tandis que dans l’americanus il n’y à qu’une ligne sur le sillon même : le bord antérieur est lisse dans ce dernier, et au con- traire il y a plusieurs lignes de petits points; l’écusson du Berger est ponctué discrètement dans toute son étendue, et dans americanus il n’y a que quelques points à la base; les’élytres n’offrent que deux lignes de points, l’une sur le clavus et l’autre sur la corie ; dans Bergi il y a plu- sieurs lignes; la corie est faiblement ponctuée, ainsi que l’espace marginal. La tête n'offre au bord qu’un seul poil ou cil dans l’americanus, et, au contraire, plusieurs dans Bergi. De plus, le canal ostiolaire, qui a à peu près la même forme, diffère cependant par l'ouverture ostiolaire : dans americanus, c’est une ouverture valvulaire complète (fig. 143); dans Berg, c’est une valvule formant une squame ne remplissant pas complètement l’échancrure ostiolaire (fig. 145).

D'un brun noirâtre, avec les antennes, pattes et rostre jaunâtres.

Bords de la tête et du prothorax ciliés. Prothorax ponctué au delà du sillon transverse. Écusson angulairement arrondi, discrètement ponctué sur le disque. Élytres avec plusieurs lignes de points à la base du clavus, se réduisant en une seule au sommet. Sur la corie, deux lignes de points près de la suture, mais la seconde très rare au sommet, plus serrées à la base; corie discrètement ponctuée, excepté à la base ; espace marginal faiblement ponctué. Côte marginale avec trois points piligères. Abdomen lisse; une fossette latérale sur le premier segment. Épisternum faiblement sillonné dans les portions mates. Canal ostiolaire sinueux, avec une large valvule arrondie dans l’échancrure ostiolaire.

5. GEOTOMUS SUBPARALLELUS, NOV. Sp.

Rio-Grande do Sul. Long, 6 1/2 mill., larg. 3 4)2 mill. (Mus. civ. de Gênes.)

Ovalaire, subparallèle à la base des élytres. Brun noirâtre, avec les antennes plus claires à la base, jaune au sommet, les pattes antérieures brunes, les postérieures noirâtres, le rostre et les tarses jaunes.

Tête arrondie, aussi longue que large entre les yeux. Vertex strié et

98 V. SIGNORET. (178)

ponctué. Ocelles plus rapprochés des yéux que de la ligne médiane. Antennes avec le deuxième article très peu plus court que le troisième. Rostre atteignant le sommet des hanches intermédiaires. Prothorax ponc- tué, lisse sur le disque antérieur et le long du bord postérieur. Écusson long, subarrondi à l'extrémité, très ponclué, surlout sur les bords laté- raux, les angles basilaires lisses. Élytres avec les lignes ponctuées ordi- naires, la corie à peine ponctuée, l’espace marginal très finement, la côle presque tranchante, avec un seul point pilifère. Membrane plus longue que l'abdomen, d’un jaune hyalin doré. Abdomen lisse. Plaques males sillonnées, l’antérieure atteignant les bords latéraux, la postérieure ne laissant qu’une pelite bande lisse sur les côtés. Canal ostiolaire finissant par un lobe sinueux, arrondi, avec l’échancrure postérieure sans dent ni

valve.

Cette espèce, comme forme, ressemble au senegalensis, mais en diffère par la rareté des cils sur la tête et des points piligères de la côte margi- nale qui ici n’en présente qu’un, tandis que nous en voyons six au moins dans l’autre espèce, où, de plus, il y a une valve dans l’échancrure ; le lobe médian de la tête est libre ici, tandis que dans senegalensis il est englobé.

6. GEOTOMUS FORATUS, NOV. Sp. Annales, pl. 2 (Cydnides, pl. XVII), fig. 146.

Amazones. Long. 6 mill., larg. 3 mill. (Coll. Buchanan White.)

D'un noir brun foncé, le rostre, les tarses, les antennes d’un brun jaune, le premier article de ces dernières jaune.

Tête arrondie, les lobes latéraux plus longs que les médians, se tou- chant presque au delà et offrant trois cils sur les bords, dont un très près des yeux et les deux autres espacés au milieu de la distance de ce dernier au lobe médian. Vertex peu ponctué. Rostre atteignant le sommet des hanches intermédiaires ; le premier article entièrement enchâssé entre les carènes rostrales. Antennes avec le deuxième article plus long que le troisième. Prothorax offrant une très forte ponctuation, très brillant, avec quatre ou cinq cils sur les bords latéraux: derrière le bord antérieur une ligne transverse de forts points entre les deux points piligères. sous- ocellaires, sur les côlés latéraux et sur l'impression transverse de forts

(179) Groupe des Cydnides. 39

points bien détachés. Écusson avec l'extrémité subarrondie ; une forte ligne de points de chaque côté et le disque fortement ponctué. Élytres fortement ponctuées, excepté sur la corie, la ponctuation est obsolète ; la côte marginale est très forte jusqu’au milieu, à peine visible ensuite et offrant deux points piligères vers la base. Membrane d’un jaune hyalin, dépassant d’un quart l'abdomen; celui-ci lisse, très brillant. Plaque méso- sternale arrondie en avant, faiblement striée, avec uné forte ligne au- dessus de la suture; quelques points sur la partie lisse en dessus. Plaque métasternale presque droite sur les côtés, avec quelques stries. Canal ostiolaire finissant par un lobe arrondi subélevé, avec une dent dans l’échancrure. Dans l’espace post-métasternal une forte ligne de points limitant les hanches postérieures. A la base de chaque segment, une ligne ponctuée-crénelée.

Cette espèce est assez voisine du subparallelus, dont elle diffère par une taille moindre, par la ponctualion plus discrète, mais beaucoup plus fortement accentuée, par deux points piligères sur la côte marginale, par le lobe apical du canal ostiolaire plus détaché, par une dent visible dans l’échancrure. Le caractère le plus saillant est la ligne de points très forts entre les deux points piligères sous-oculaires.

7. GEOTOMUS OBSCURUS, nOV. Sp. Annales, pl. 2 (Gydnides, pl. XVIL), fig. 147.

Ocana. Long. 5 mill., larg. 2 3/4 mill. (Goll. Signoret.)

Noir, les tarses bruns, les premier et deuxième articles des antennes jaunes, ovalaires; une ligne de forts points sur le sillon prothoracique. ll

Tête arrondie en avant, le lobe médian libre, relevé à l'extrémité et plus étroit, les lobes latéraux l’englobant presque; ceux-ci offrant cinq cils, dont trois au-dessus des yeux et un en avant, près du lobe médian ; entre celui-ci et les autres, le dernier, plus rapproché de la série près des yeux que de l’unique antérieur. Vertex presque lisse, très faiblement sillonné. Antennes avec le deuxième article plus court que le troisième, les quatrième et cinquième les plus longs. Rostre atteignant l’extrémité des hanches intermédiaires. Prothorax avec le sillon très prononcé et très ponctué près des points piligères, à peine visible au milieu, qui est

L0 V. SIGNORET. (180)

lisse, mais au delà, sur le disque postérieur, on observe quelques points obsolètes, de chaque côté en avant quelques autres, et derrière l’échan- crure une ligne très obsolète entre les deux points piligères sous-ocu- laires, Écusson anguleusement arrondi au sommet, discrètement ponctué sur le disque, la base lisse. Élytres très obsolètement ponctuées sur la corie, la côte marginale se perdant aux deux tiers et offrant deux points piligères. Membrane d’un jaune hyalin, ne dépassant pas l'abdomen ; celui-ci lisse. Plaques mates très faiblement sillonnées, l’antérieure attei- guant les bords latéraux le long de la suture mésosternale. Canal ostio- laire finissant par un lobe plus ou moins arrondi, avec une valve arrondie dans l’échancrure.

8. GEOTOMUS NIGROCINCTUS, NOV. Sp. Annales, pl. 2 (Cydnides, pl. XVII), fig. 148.

Brésil. Long. 5 4/2 mill., larg. 3 mill. (Mus. imp. de Vienne.)

Ovalaire, d’un brun de poix, la tête plus claire et bordée de noir à l'extrémité.

Lobe médian plus étroit au sommet qu’au milieu, les lobes latéraux présentant cinq points pilifères. Vertex sillonné et ponctué. Antennes avec le second article plus long que le troisième. Rostre atteignant les hanches intermédiaires ; celles-ci et celui-là d’un jaune clair, ainsi que les tarses. Prothorax avec le sillon transverse ponctué ; quelques points plus faibles en arrière sur le disque postérieur; bords latéraux et pourtour du point piligère finement ponctués; derrière le bord antérieur, une ligne de points plus forts, d’un des points piligères sous-oculaire à l’autre; bord avec cinq ou six cils. Écusson angulairement arrondi au sommet, très ponclué sur le disque, excepté les angles basilaires. Élytres forte- ment ponctuées, moins sur la corie même, surtout le long de la seconde radiale qui se perd avant d'arriver à l'extrémité; sur la côte, un seul point piligère. Membrane d’un blanc hyalin. Abdomen lisse. Plaque mate supérieure sillonnée, atteignant le bord latéral ; plaque mate postérieure sillonnée-ponctuée, séparée de la partie lisse par une ligne droite. Canal ostiolaire fortement sillonné transversalement, terminé par un lobe arrondi échancré en arrière et offrant une valve en forme de dent.

Getle espèce ressemble à la précédente ; en diffère par le vertex sillonné

(181) Groupe des Cydnides. HA

et ponctué, par la série plus forte de points derrière l’échancrure anté- rieure du prothorax et par la disposition différente des points ciliés du bord de la tête.

9. GEOTOMUS DIFFICILIS Slàl, Vet. Akad. Forh. (1853), 214, 4, et Hem. Afric. (1864), 26, 6.

Annales, pl. 2 (Gydnides, pl. XVIL), fig. 149,

Cafrerie. Long. 6 1/2 mill., larg. 3 1/2 mill. (Coll. Mus. Stockholm, type). Madagascar et Nossi-Bé (coll. Signoret). Chinchoxo (Levis, Musée de Berlin).

Corps ovale, d’un brun noir; antennes plus pâles, avec les trois der- niers articles et les tarses d’un jaune brun; ponctué sur le vertex et sur le prothorax ; disque, partie en avant, derrière l’échancrure, très déprimé dans le mâle.

Tête transversale, arrondie en avant, rugueuse, avec quelques spinules le long des bords latéraux. Rostre ne dépassant pas les pattes anté- rieures. Antennes avec le troisième article le plus court. Prothorax par- tiellement ponctué en avant le long des bords latéraux et transversale- ment au milieu; six ou sept points pilifères latéralement; plus ou moins déprimé au milieu du bord antérieur. Écusson finement ponctué ; une impression longitudinale au sommet qui est anguleux. Élytres finement ponctuées sur le disque, plus fortement à la base et aux séries de points; un seul point piligère à la base sur la côte marginale, un peu réfléchi. Membrane blanchâtre. Abdomen lisse, très finement ruguleux sur les bords ; quatrième segment fortement échancré. Pattes noires, les tarses jaunâtres. Plaque ostiolaire longue, finissant par un lobe fortement échan- cré en dessous; la portion lisse mésosternale finement striée longitudi- nalement, la partie mate triangulaire s'étendant jusque près du bord; la partie mate formant les deux tiers de l’épisternum.

Sous le nom de levis, nous avions nommé un individu provenant de Chinchoxo et de la collection du Musée de Berlin, qui doit être une simple variété du déficilis; il est plus lisse, moins impressionné: la valvule de l’échancrure ostiolaire est beaucoup plus petite et la ponctua- tion des portions lisses des méso- et métasternum est, au contraire, plus forte,

12° V. SIGNORET. (182)

10. GEoTOMuS PiCINUS Stàl, Vet. Akad. Forh. (1853), 315, 5, et Hemipl. Afric. (1864), 25, 4.

Annales, pl. 2 (Cydnides, pl. XVIT), fig. 450. Cafrerie, Long. G' 6 mill., larg. 3 1/4 mill. (Coll. Mus. Stockholm.)

Ressemble comme forme au M. brunneus, mais de moitié plus petit et d’une couleur plus claire.

Ovale, d’un brun clair, avec les antennes, le rostre et les paltes plus pâles, les crochets des tarses antérieurs et les épines des tibias noirâtres, l’écusson d’un brun noirâtre.

Tête lisse, vertex obsolètement sillonné, le lobe médian atteignant l'extrémité, les lobes latéraux avec quatre cils. Ocelles plus près des yeux que de la ligne médiane. Antennes avec le second article presque égal au troisième, plutôt plus court, le quatrième article le plus long. Rostre atteignant les hanches intermédiaires, le deuxième article à peine plus long que le troisième. Prothorax convexe, ponctué sur la ligne transverse et le long des bords latéraux, très faiblement derrière l’échancrure anté- rieure. Bords latéraux avec six cils. Écusson discrètement ponctué, l’ex- trémité angulairement arrondie et légèrement impressionnée. Élytres très larges au milieu de la corie, avec la côte s'étendant jusqu’au sommet et offrant deux points piligères. Corie discrètement et faiblement ponctuée, la seconde radiale très obsolète, se perdant avant le sommet. Membrane hyaline. Abdomen lisse, brillant, très obsolètement et finement strié sur les côtés, avec plusieurs cils sur chaque segment. Méso- et métasternum avec les plaques mates très grandes, sillonnées, la portion lisse supérieure très petile et très striée, celle du métasternum offre quelques pelits points très éloignés. Canal ostiolaire beaucoup plus large vers le sommet, celui-ci comme tronqué, anguleux en avant, avec l’échancrure présentant une dent anguleuse, laquelle ne sort pas de l’ouverture ostiolaire, mais prend naissance sur le bord postérieur du canal.

11. GEOTOMUS HIRTIPES Pal. de Beauv., Ins., p. 144 (1805), Hem., pl. 8, fig. 9. Annales, pl. 2 (Cydnides, pl. XVII), fig. 151.

Sierra-Leone. Long. 4 1/2 mill., larg. 2 4/2 mill. (Mus. Stockholm, coll. Signoret.)

(183) Groupe des Cydnides. 43

Ovalaire, d’un brun noir, les antennes, le rostre et les pattes plus clairs.

Tête arrondie, les lobes égaux, les latéraux présentant quatre cils au- dessus des yeux, dont le supérieur un peu écarté des autres. Vertex discrètement ponctué (dans le glaber, tout à fait lisse) et sillonné. Pro- thorax faiblement ponctué sur le sillon transverse: derrière l’échancrure antérieure une forte ligne de points irréguliers entre les deux points pili- gères (moins nombreux chez le mâle que chez la femelle, dit Stäl, Hem. Afr., loc. cit.; ce serait tout le contraire, d’après nous, si l’on considère le glaber comme synonyme, suivant Stàl; notre exemplaire femelle d’Old- Calabar étant glabre avec quatre ou cinq points presque obsolètes). Bords latéraux avec quatre ou cinq cils. Écusson anguleux, la pointe infléchie ; disque fortement et abondamment ponctué, surtout sur la ligne médiane. Élytres ponctuées, mais plus discrètement sur la corie, l’espace marginal très obsolètement ; côte marginale sans points piligères et visible jusqu’au sommet ainsi que la radiale interne. Abdomen lisse, striolé sur les côtés. Notre exemplaire, mulilé par l’épingle, ne nous permet pas de donner la description des méso- et métasternum.

12. GEOTOMUS GLABER Sign., Archiv. Thoms. (1858), II, 279, 513. hirtipes Pal. de Beauv. (sec. Stàl).

Annales, pl. 2 (Cydnides, pl. XVII), fig. 152.

Old-Calabar. Long. $ 4 4/2 mill., larg. 2 4/2 mill. (Coll. Signoret.)

Ovalaire, brun, les antennes, le rostre et les pattes moins foncés.

Entièrement glabre sur la tête, le lobe médian atteignant les latéraux, ceux-ci ne présentant que deux cils (au lieu de quatre dans htripes). Prothorax présentant derrière l’échancrure antérieure un rebord marginé avec quelques pelits points vers le milieu (et non une série arquée de gros points); sur les côtés, quatre cils; sillon à peine visible, très faible- ment ponciué, ainsi qu'autour des points piligères. Écusson acuminé, faiblement ponctué sur le disque. Élytres ponctuées, ainsi que l’espace marginal, mais très distinctement, excepté au sommet; membrane enfu- mée. Abdomen lisse, finement striolé sur les côlés. Espace lisse des méso- et métasternum sillonné-ponctué. Canal ostiolaire terminé par un lobe arrondi avec une valve arrondie dans l’échancrure.

Ll V. SIGNORET, (184)

13. GEOTOMUS PARCGIMONIUS Sign., Archiv. ent. Thoms. (1858), 278, 512. Stàl, Hem. Afr. (1864), 25, 2.

Old-Calabar, Long. 6 mill., larg. 3 1/2 mill. (Coll. Signoret. Sierra-Leone (coll. du Mus. de Stockholm).

Ovale, allongé, la plus grande largeur sur le prothorax ; d’un noir brun; antennes brunes, rostre et pattes plus clairs: tarses jaunes; très visible- ment ponctué sur l’écusson et la corie, sur le disque postérieur et les bords latéraux du prothorax, plus fortement derrière le bord antérieur du prothorax.

Tête arrondie, le bord légèrement réfléchi, avec les lobes égaux en longueur, les latéraux avec deux cils sur les bords. Vertex diserète- ment ponctué. Antennes avec le deuxième article un peu plus long que le troisième. Rostre court, atteignant à peine la base des hanches inter- médiaires. Ocelles à peine plus rapprochés des yeux que de la ligne médiane. Prothorax offrant la plus grande largeur de l’insecte, très con- vexe en avant, fortement ponclué le long du bord antérieur entre les points piligères médians, lisse entre les deux points piligères latéraux; sillon transverse visible sur les côtés seulement, le milieu très subtile- ment ponctué; côtés latéraux ponciués; bord maginal avec cinq cils, Écusson discrètement ponctué, le sommet anguleux. Élytres très faible- ment ponctuées, plus discrètement dans l’espace marginal, la côte réflé- chie, visible jusqu’au sommet et sans points piligères, mais ponctuée. Membrane hyaline avec les nervures teintées de brun. Abdomen lisse, finement striolé sur les côtés et cilié. Méso- et métasternum très striés dans les espaces lisses, les plaques sillonnées assez grandes, Canal ostio- laire arrondi au sommet, avec une petite valve arrondie,

Cette espèce est très voisine du picinus, et en diffère par l’absence de points pilifères sur la côte marginale des élytres et par la forme plus étroite en arrière, plus fuyante, par le canal ostiolaire arrondi à l’extré- mité. Pour le reste, elle s’en rapproche beaucoup.

A4. GEOTOMUS SEMILEVIS, NOV. Sp. Annales, pl. 3 (Cydnides, pl. XVILL), fig. 158.

Mexique. Long. 6 mill., larg. 3 mill. (Coll. Distant.)

(185) Groupe des Cydnides. 45

Ovalaire, subparallèle, d’un brun noirâtre, les pattes et les antennes d’un brun plus clair.

Tête arrondie, le lobe médian très élroit en avant, paraissant englobé par les latéraux, ceux-ci avec six ou sept cils sur les bords. Vertex ponc- tué et sillonné. Prothorax impressionné derrière l’échancrure antérieure et ponctué. Sillon transversal assez prononcé, avec une ligne de points, ainsi qu’autour des points piligères, et au-dessus, le long des bords laté- raux, sur les bords mêmes, cinq ou six cils. Écusson anguleux, fortement ponctué sur le disque. Gorie lisse au sommet, avec quelques points très subtiles dans l’angle et dans l’espace marginal. Côte avec un point pili- gère. Plaquès mates de même forme que dans le précédent. Canal ostio- laire largement et irrégulièrement arrondi, avec une valve large à la base et aiguê au sommet dans l’échancrure postérieure.

Sous le nom de pangæoides, nous avons indiqué dans plusieurs collec- tions, notamment dans la nôtre et dans celle de Stockholm, un type très voisin dont nous n’osons aujourd'hui faire une espèce ; il pro- vient de la Guayra et du Mexique, et n’en diffère que par la taille plus petite de 5 mill. de longueur sur 2 1/2 mill. de largeur et par trois points piligères sur la côte externe des élytres. Pour le reste, en tout pareil.

15. GEOTOMUS vIDUUS Stäl (Æthus), Bidrag til Rio (1858), 13, 3. Stäl (Macroscytus), Enum. (1876).

Annales, pl. 3 (Gydnides, pl. XVIII), fig. 154.

Rio. Long. d 4 1/2 mill., larg. 2 1/2 mill. (Mus. de Stockholm.) Botofogo (Mus. roy. de Bruxelles).

Ovale, peu convexe, brun noirâtre brillant, glabre, les antennes, le rostre, les pattes, plus pâles, les tarses jaunes.

Tête arrondie semi-circulairement en avant, rebordée, le lobe médian plus étroit en avant, plus large au milieu, aussi long que les latéraux, ceux-ci ne présentant sur les bords qu’un seul cil au-dessus des yeux: ocelles aussi rapprochés de ceux-ci que de la ligne médiane. Antennes avec le second article plus court que le troisième, le dernier le plus long, Rostre atteignant les coxis intermédiaires, le second article très long. Pro-

46 V. SIGNORET. (186)

thorax avec quelques points derrière l’échancrure antérieure el une ligne plus forte sur le sillon transverse ; sur les bords latéraux, cinq cils. ÉCus- son lisse, brillant, avec une ligne latérale non ponctuée ou très obsolète- ment. Élytres glabres, à peine ponctuées sur la première série de points près de la suture cubitale qui elle-même est très obsolète; sur l’espace marginal quelques petits points au sommet près de la corie qui est entière- ment lisse ; radiale interne visible seulement jusqu'aux deux tiers de la corie ; côte externe sans point piligère. Abdomen lisse. Plaque male antérieure très arrondie, en s’obliquant sur la suture, très faiblement sillonnée-ponctuée: partie lisse, avec quelques points obliques ; plaque mate postérieure plus sillonnée que l’antérieure, occupant les deux tiers du métasternum, séparée de la portion lisse par une ligne courbe. Canal ostiolaire finissant par un lobe avec échancrure postérieure présentant une très petite valve.

16. Georomus LuGuBrIs Slàl (Æthus), Bid. till Rio (1858), 13, 3. Stàl (Macroscytus), Enum. (1876), 49 (nec lugubris Berg), Hem. Argent. (1879), 14,

Annales, pl. 3 (Cydnides, pl. XVIIL) fig. 155.

Rio. Long. 4 1/2 mill., larg. 2 4/4 mill. (Coll. Mus. Stockholm.)

De même forme que le précédent, ovalaire et brun, avec le rostre, les antennes plus clairs.

Tête circulairement arrondie, offrant cinq cils sur les bords: lobe médian aussi long que les latéraux. Rostre avec le second article très long, presque le double du troisième. Antennes ayant le deuxième article plus court que le troisième. Prothorax très obsolètement ponctué derrière l’échancrure antérieure, très abondamment mais très subtilement sur le sillon transverse, le long des bords latéraux antérieurs et autour des points piligères médians. Écusson angulairement arrondi, subtilement ponctué sur le disque. Élytres ponctuées, excepté sur l’espace marginal ; côle externe sans points piligères et visible jusqu'au sommet de la corie, celui-ci plus distinctement ponctué que la base; radiale interne arrêtée vers les quatre cinquièmes. Membrane hyaline dépassant un peu l’abdo- men ; celui-ci lisse. Plaques mates sillonnées et ponctuées, l’espace lisse mésosternal fortement strié, celui du métasternum très subtilement. Canal

(187) Groupe des Cydnides. 17

ostiolaire finissant par un lobe arrondi grandement échancré en arrière, avec une valve en forme de dent,

Cette espèce se rapproche de la précédente, mais en diffère par la ponctuation de l’écusson, du prothorax et des élytres ; par le bord de la tête plus cilié et par la dent très forte de l’échancrure ostiolaire. Ainsi que toutes les espèces précédentes, elle ne peut faire parlie du genre Macroscytus, dans lequel nous ne conservons que les espèces portant une épine au sommet des fémurs postérieurs.

47, GEOTOMUS SCUTELLOPUNCTATUS, NOV. Sp. Annales, pl. 3 (Cydnides, pl. XVIIL), fig. 156.

Nossi-Bé. Long. ah 1/2 mill., larg. 2 4/2 mill. (Coll. Signoret.)

Ovalaire, moins allongé que dans les espèces précédentes, dont il se rapproche beaucoup, maïs dont il se distingue par les lobes latéraux englo- bant le médian et présentant au bord sept cils équidistants ; noir brun, les pattes plus claires.

Tête arrondie, rebordée, plus claire à l'extrême bord. Vertex sillonné- ponctué. Ocelles plus près des yeux que de la ligne médiane. Prothorax impressionné derrière l’échancrure, avec une ponctuation très obsolète irrégulière, les côtés très ponctués ainsi que le disque postérieur, les bords latéraux avec cinq ou six cils. Écusson angulairement arrondi et impressionné au sommet, plus fortement ponctué sur le disque. Élytres plus larges que dans les espèces précédentes, fortement ponctuées sur les séries, à la base et sur l’espace marginal; sur la côte externe, trois points piligères, celle-ci très visible jusqu’au sommet de la corie, ainsi que les radiales ; corie plus obsolètement ponctuée au sommet. Membrane légère- ment enfumée, presque hyaline, dépassant de très peu l’abdomen ; celui-ci lisse au milieu, striolé sur les côtés, surtout sur les deux premiers seg- mens. Plaques mates sillonnées, les espaces lisses présentant quelques points obsolètes. Canal ostiolaire finissant par un lobe arrondi avec une dent aiguë dans l’échancrure.

Comme grandeur et forme, cette espèce est très voisine des précé- dentes, dont elle diffère par l'élargissement plus grand des élytres, par conséquent plus largement ovalaire-arrondie en arrière, tandis que dans

L8 V. SIGNORET. (188)

glaber et hirtipes, à partir du prothorax, la forme s’allonge et s’effile, de manière que la plus grande largeur se remarque à Ja base du prothorax, et, en fait, cette espèce se rapproche énormément du G. punctulatus, une des plus communes de l’Europe, et dont elle se distingue par la forme particulière de l’ostiole.

48. GEOTOMUS LANDSBERGI, NOV. SP. Annales, pl. 3 (Cydnides, pl. XVIII), fig. 157.

Java oriental (Ardjoeno). Long. $ 5 mill., larg. 3 mill. (Mus. de Bruxelles.)

De même taille, forme et couleur que le punctulatus Costa: en diffère surtout par la forme de l’ostiole tout à fait dissemblable, par une ponc- iuation plus abondante ét par le disque antérieur du prothorax plus con- vexe. Nous pensions avoir en main le rarociliatus Ellenrieder, que nous considérons comme synonyme de pygmæus Dall., et dont il se distingue par l'impression thoracique très distincte ici dans le milieu par suite de la convexité du disque antérieur, tandis que pour l'espèce d’Ellenrieder, il dit que l'impression est visible seulement sur le côté.

D'un brun noirâtre, les antennes et le rostre brun jaune, tarses jaunâtres.

Tête arrondie, les lobes égaux, le médian avec deux cils, les latéraux avec sept, les uns plus courts, les autres plus longs, le vertex très peu strié avec quelques faibles points. Ocelles très près des yeux. Rostre offrant le second article épaissi, à peine plus long que le troisième, le quatrième la moitié de longueur du précédent. Antennes avec le second article éga- lant le troisième. Prothorax ayant le disque antérieur très convexe et lisse, le postérieur très finement et densément ponctué ainsi que près des bords, ceux-ci avec huit ou neuf cils. Écusson très finement et densément ponctué, excepté aux angles basilaires, le sommet angulairement arrondi. Élytres très densément ponctuées, la côte marginale épaisse, visible jusqu’au sommet de la corie et offrant quatre points piligères. Membrane d’un jaune brun hyalin et débordant d’un tiers l’abdomen ; celui-ci lisse au milieu, obsolètement strié sur les côtés. Plaque mate supérieure forte- ment Striée, arrondie au sommet et laissant entre elle et la suture un espace lisse qui se prolonge jusqu’au tiers apical du canal ostiolaire ;

(189) Groupe des Cydnides. 19

plaque mate inférieure occupant les trois quarts de la surface métaster- nale et beaucoup moins striée, les parties lisses imponctuées. Canal ostiolaire dont le sommet se perd vers les deux tiers dans la suture méso- sternale ; l’échancrure ostiolaire en dessous avec une valvule arrondie. Ce caractère seul suffit assez pour distinguer cette espèce de toutes celles qui en sont voisines,

19. GEOTOMUS JAKOWLEFI, NOV. Sp. Annales, pl. 3 (Cydnides, pl. XVIIL), fig. 158.

Leukoran (Leder), mer Caspienne (Coll. Hortväh). Caucase (Reitter) (Musée de Vienne). Long. 5 1/2 mill., larg. 3 1/4 mill.

Brun noir, en ovale allongé, les antennes, le rostre et les tarses un peu . plus clairs; finement ponctué.

Tête arrondie, avec cinq ou six cils de chaque côté sur les lobes laté- raux qui sont finement ponctués sur le disque, la base de la tête lisse. Antennes avec le second article égalant le troisième. Rostre atteignant le milieu de l’espace intermédiaire, le premier article ne dépassant pas les buceules, le deuxième un tiers plus long que le troisième, celui-ci à peine plus long que le quatrième. Les angles antérieurs du prothorax très arrondis, très ponctués derrière l’échancrure antérieure et en travers au delà du sillon transverse, lisse sur le disque antérieur et à la base ; sur les bords, huit ou neuf cils. Écusson plus discrètement et finement ponc- tué, les angles basilaires lisses, le sommet étroitement arrondi et faible- ment impressionné. Élytres avec la côte marginale forte, se perdant vers les deux tiers, le sommet de la corié plus discrètement et finement ponctué. Membrane hyaline, ne dépassant pas l’abdomen et présentant cinq ou six nervures. Abdomen lisse au milieu, très ponctué sur les côtés. Mésosternum avec la plaque male plus ou moins striée, n’attei- gnant ni les bords latéraux, ni la suture mésosternale, et laissant entre cette dernière et la plaque un espace lisse; sur les côtés quelques points larges plus ou moins confluents. Plaque métasternale occupant les deux tiers de l’espace du métasternum, celui-ci sillonné et largement ponctué sur les côtés. Canal ostiolaire sillonné et finissant par un lobe étroit, arrondi, avec l’ostiole en dessous et présentant une petite valve. Par ce caractère, cette espèce se distingue facilement du G. punctulatus dont elle se rapproche beaucoup.

(1883) 1'° partie, Li,

50 V. SIGNORET. (190)

920. GEOTOMUS LETHIERRYI, NOV. SP. Annales, pl. 3 (Gydnides, pl. XVIIL), fig. 159.

Java. Long. d 3 2/3 mill.; larg. 2 mill. (Coll. Lethierry.)

D'un brun ferrugineux, avec les antennes et les pates jaunes ; ponctué et à peine cilié, ce qui nous reporterait, moins la couleur, au rarociliatus de M. Ellenrieder: mais nous en sommes écarté par le caractère d’une fossette triangulaire ponctuée indiquée par l’auteur comme devant exister sur. le disque du prothorax, encore bien qu’avec beaucoup d'attention on puisse voir une faible dépression antérieure sur le disque du prothorax. Quant aux autres caractères, ils sont identiques avec ceux du pygmæus Dallas, auquel nous ne pouvons rapporter notre espèce, abstraction même de la couleur, qui peut être très variable pour la même espèce, suivant l'état de maturité, mais il en diffère essentiellement par la forme ostio- laire.

rête plus longue que large entre les yeux, moins longue, compris les yeux, ne présentant que deux cils au bord latéral en dehors des cils du vertex et du front. Vertex presque lisse, convexe. Rostre atteignant et dépassant les coxis intermédiaires, atteignant presque les hanches posté- rieures, le deuxième article deux fois plus long que le troisième. Antennes avec le deuxième article grêle, égalant le troisième, épaissi à l'extrémité, les quatrième et cinquième les plus longs. Prothorax fortement, mais discrètement ponctué le long des bords latéraux antérieurs, sur le sillon transverse, et présentant une ligne ponctuée le long de l’échancrure antérieure, très légèrement impressionné au milieu ; le long des bords latéraux, quatre ou cinq cils seulement. Écusson arrondi à l’extrémité, légèrement impressionné ; disque densément ponctué et plus fortement à la base que vers le sommet; sur le disque, on remarque quatre macules plus ou moins ovalaires, un peu plus foncées que le reste. Élytres assez fortement ponctuées à la base surtout et le long des nervures; espace marginal plus finement. Membrane d’un jaune hyalin, avec une macule basilaire plus teintée, formant deux macules près du sommet de l’écusson. Dessous du corps finement striolé sur les côtés. Plaques mates finement striolées, la partie lisse au-dessus de celle du mésosternum assez forte- ment ponctuée, celle du métasternum entièrement lisse. Canal ostiolaire

(191) Groupe des Cydnides. 5L

long, finissant par un lobe arrondi en forme de rein, échancré en dessous et présentant une petite valve arrondie dans l’échancrure.

Comme forme, cet insecte ressemble à de petits individus du G. punctu- latus ; en diffère par les cils beaucoup moins nombreux sur la tête et les bords latéraux du. prothorax, par l’absence de cils le long de la côte des élytres, par les portions lisses du mésosternum ponctuées près des hanches et lisses près de l'épaule (ce qui est le contraire dans punctulatus), par l’espace lisse strié sur le métasternum dans ce dernier et lisse dans Le- thierryi, par le sommet du canal ostiolaire plus allongé, plus échancré ici, par l’espace lisse plus lisse et dans l’autre plus ponctué, par la tête avec quatre cils au bord et en ayant au moins huit dans punctulatus.

21. GEOTOMUS PYGMÆUS Dall., Cat. (1851), 129, 25. Cydnus raro- ciliatus Ellenrieder, Natuurk. Tijdsce. voor Nederl. Ind. (Batavia), XXIV, 139, pl. 1, fig. 7.— Id. Wollenhoven, Faun. Ind. Neerl. (1868), 18, 2.—C. pallidicornis Wollenhoven, Faun. Ind. Neerl. (1868), 17, 2. GC. apicalis Horvâth, Hem. Heter. récoltés en Chine et au Japon, p. 3 palliditarsus Scott, Hem. Japan, (1880), Trans. Ent., p. 1V, 309. jucundus Buch, White, Ann. Hist. Nat. (1877), vol. XX, p. 110. subitristis Buch. White, id., p. 41. ? minutus Motsch. Sign., Cydn., Ann. del Mus. civ. di Storia nat. di Gen., vol. XVI, 650.

Annales, pl. 3 (Cydnides, pl. XVIII), fig. 160.

Indes orient., Sumatra, Java, Nouvelle-Calédonie. Long, 3 1/2 à 4 1/2 mill., larg. 4 3/4 à 2 mill. Commun.

Ovale, noir brillant, avec les antennes, le rostre et les tarses pâles, à peine ponctué sur le prothorax ; une ligne de points au bord antérieur, plusieurs au delà du milieu et très irréguliers, puis sur les côtés latéraux en avant; l’écusson, les élytres et la tête plus fortement ponctués ; sur les bords de cette dernière, deux cils, un près des yeux et l’autre entre ce dernier et le lobe médian.

Tête fortement arrondie, avec le lobe médian plus étroit au sommet qu’au milieu, il est le double plus large, imponctué. Antennes ayant le second article un peu plus court que le troisième, ce dernier plus pâle et plus long que le précédent, les quatre premiers d’un brun presque noir,

52 V. SIGNORET. (199)

plus pâle aux articulations. Rostre dépassant les pattes antérieures et finissant un peu avant les intermédiaires, le second article le plus long, le troisième un quart moins long, le quatrième le plus petit, d’un tiers moins grand que le précédent. Prothorax arrondi sur les côtés et présen- tant six ou sept poils. Écusson arrondi à l'extrémité qui est aplatie et très finement ponctuée. Élytres ne présentant qu’un point piligère sur la côte. Abdomen noir, très ponctué, plus fortement sur les côtés, le milieu lisse, les ségments presque crénelés au bord. Canal ostiolaire avec un lobe en forme de rein, l’échancrure en dessous, presque au milieu ; les surfaces lisses des méso- et métasternum poncluées.

Cette espèce est très voisine du G. punctulatus Costa; elle en diffère par la ponctuation de l'abdomen beaucoup plus forte et plus dense, tan- dis que pour le prothorax c’est le contraire ; de plus, les élytres n’offrent ici qu’un seul point piligère, tandis que pour le punctulatus il y en a quatre ou cinq. Quelquefois les cils peuvent manquer, mais les points restent. La ponctuation des épisternums est plus ou moins dense, quelque- fois presque lisse; c’est, du reste, ce que l’on observe dans beaucoup de Cydnides.

Nous attribuons la synonymie du rarociliatus Ellenr. à cette espèce, mais, comme nous pourrions nous tromper, n’ayant pas vu le type, nous faisons suivre la description de cet auteur :

CYDNUS RAROCILIATUS Ellenrieder, Tijdsc. voor Nederl. (Batavia), XXIV, 139, pl. 4, fig. 7. Long. 0,003-0,004. Nigro-nitidus, ciliis, circum ferentialibus paucis, ad caput numero 6, ad marginem pectoris 8-10, ad abdomen 6-8. Sulco thoracis lateriter sat profundo, medio vix conspi- cuo, punctulis tantum indicalo impressis, serie punctulorum ejus modo thoracis marginem anticum comitente, fovea medio thorace triangulari impressi-punctulata postsulcum transversalum punctulatis sat confertis. Scutello præter angulos laterales conferte punctulato, elytrorum parte coriacea confertissime punctulata, punctulis juxta nervuras serie dispositis membranacea fusco pellucida. Tibiis anticis 7-8 spinosis, mediis et posti- cis incrassatis spinis longis minutis ad tarsos posticos verticillatis, tar- sis ochraceis gracilibus. (Ellenr., loc. cit.)

Quant à la figure, très grossie, elle ne nous dit rien pouvant servir à reconnaître une espèce quelconque.

(193) Groupe des Cydnides. 59

22. GEOTOMUS OCEANICUS Sign., Ann. Mus. civ. Gen, (1881), 651. Annales, pl. 3 (Cydnides, pl. XVIII), fig. 164,

Australie. Long. 3 1/2 à 4 mill., largeur 2 1/4 mill. (De notre coll. et Musée civ. de Gênes.)

Très voisine du pygmæus, n’en diffère que par des caractères si peu tranchés que l’on pourrait les considérer comme variétés locales. Ce n’est guère que par la forme des épisternums qu’elle en diffère ; la plaque du mésosternum est dirigée en courbe de la hanche pour finir en angle aigu sur la suture mésosternale, avec des stries en forme de ponctuation au-dessus ; le canal ostiolaire est d’une forme différente, avec l’ostiole au milieu du lobe arrondi, tandis que dans pygmæus le lobe extrême est arrondi en forme de rein avec une échancrure ostiolaire en dessous, la partie lisse avec deux stries; dans le pygmaæus ce sont deux séries de points; de plus le post-métasternum est très fortement ponctué sur quatre ou cinq lignes, tandis que dans celui-ci il n’y a que deux séries de points; enfin le deuxième article des antennes paraît plus grêle et plus long que le troisième.

23. GEOTOMUS PUSILLUS, nov. Sp. Annales, pl. 3 (Cydnides, pl. XVIIL), fig. 162. Madagascar. Long. 3 mill., larg. 2 mill. (De notre collection.)

Ovalaire, d’un brun de poix, avec le rostre et les antennes brun jaune, le quatrième article de ces dernières brun.

Tête arrondie en avant, finement ponctuée, un peu plus autour des points piligères inférieurs, le lobe médian aussi large à l'extrémité qu’à la base, aussi long que les latéraux, ceux-ci avec deux cils. Ocelles très rapprochés des yeux. Antennes ayant le deuxième article plus long que le troisième, les quatrième et cinquième les plus longs, presque égaux. Rostre alteignant les coxis intermédiaires. Prothorax presque lisse; quelques points autour des points piligères médians et plusieurs autres très obso- lètes sur le sillon médian qui n’est visible que vers les côtés ; sur les bords cinq ou six cils. Écusson acuminé, lisse à la base, ponctué vers le sommet. Élytres avec des points très obsolètes sur la corie, la ligne de

o! V. SIGNORET. (19/4)

points du cubitus se terminant un peu au delà du milieu de l’écusson, ainsi que la suture cubitale qui se perd avant le lobe extrême de l’écus- son. Espace marginal avec deux rangées de points; côte externe très faible, visible seulement à la base et sans points piligères. Membrane d’un jaune hyalin. Abdomen lisse au milieu, fortement et discrètement ponctué sur les côtés. Mésosternum sans plaques mates, strié et ponctué ; métasternum présentant une très petite partie mate autour du canal ostio- laire, le reste ponctué; celui-ci finissant par un lobe contourné avec une échancrure assez large, sans valve.

Cette espèce se rapproche beaucoup, par tous les caractères, du proxi- mus de l’île Bourbon, dont il diffère par le mésosternum sans espace mate, ce que nous avons toujours appelé plaque, tandis que dans le proæimus il y en a une bien évidente, visible à la simple loupe; le pro- thorax est aussi beaucoup plus ponctué dans proximus.

9/4. GEOTOMUS PROXIMUS, NOV. SP. Annales, pl. 4 (Gydnides, pl. XIX), fig. 163.

Bourbon. Long. 3 4/2 mill., larg. 2 1/4 mill. (Coll. Signoret.)

Cette espèce se rapproche beaucoup du G. pusillus; elle en diffère principalement par la présence d’une plaque mate sur le mésosternum, par la ponctuation plus abondante sur le prothorax et sur l'écusson, par la série de points sur le cubitus visible jusqu’au sommet de la corie en dehors de l’écusson, par l’espace marginal présentant trois séries de points, et par un point piligère sur la côte externe. Le reste est à peu près semblable.

25. GEOTOMUS PUNCTULATUS Costa, Cent. Napol. (1847), 30, 8, pl. 5, fig. 14. levicollis Costa, id., 31, 9, fig. 12, Helferi Fieb., Eur. Hem. (1861), 354, 6, et lacconotus Fieb., Eur. Hem. (1861), 863, 2 (sur type, coll. du Mus. imp. de Vienne). aciculatus Fieb., Wien. Ent. Mon. (1864), 233, 43 (sur dessins mss.). bifoveolatus H. S., vol. IX (1852), 34h. episternalis Muls. et Rey (1866), 38. lævis Scott (sur type) et Dougl. et Scott (1868), 238, 1; Entom. mont. Mag.; id. Catal. Bril. Hem. Ent, Soc. Lond.

(195) Groupe des Cydnides. 55

(1876), 1. Muls. et Rey (1866), 35, 1. —? cinnamomeus Gar- biglietti, Cat. Hem. (1869), 61. Puton, Syn. Hem. Heter. (1881), 28, 1.

Annales, pl. 4 (Cydnides, pl. XIX), fig. 164. Europe. Long. 3 1/2 à 4 mill., larg. 2 à 2 4/4 mill.

D'une forme ovalaire, arrondie ; d’un brun noir, les antennes, le rostre et les tarses plus clairs, brillant, lisse, plus ou moins ponctué.

Tête transversale, arrondie, le lobe médian aussi long que les latéraux, ceux-ci marqués sur les côtés de cinq points ciliés. Vertex finement ponclué. Rostre atteignant la base des hanches intermédiaires ; deuxième article le plus long, le troisième un quart et le quatrième un tiers moins longs que le précédent. Antennes avec le deuxième article plus long que le troisième, le cinquième le plus long, les deux derniers articles allongés, fusiformes. Prothorax à peine convexe, lisse sur le disque antérieur, plus ou moins ponctué sur le disque postérieur et près des bords latéraux, ceux-ci avec sept ou huit cils, quelquefois tout à fait lisse (/evzcollis Costa et /ævis Douglas et Scott). Écusson avec l’extrémité étroitement arrondie, le disque plus ou moins finement ponctué, excepté les angles basilaires lisses. Élytres finement ponctuées, un peu plus fortement à la base ; côte marginale avec deux ou trois points piligères. Membrane d’un blanc écail- leux, plus ou moins enfumée à la base. Pattes avec les cuisses noirâtres, tibias brunâtres, tarses jaunes, les tibias antérieurs avec huit épines au bord externe, quatre plus longues au sommet au côté interne, six à huit épines sur la face supérieure, ponciués et ciliés sur l’inférieure. Plaque mate du mésosternum se continuant sur la suture et le long du bord latéral en remontant vers les angles des épisternums, l’espace lisse plus ou moins strié et ponctué, la plaque mate du métasternum séparée de la partie latérale par une ligne droite et la partie lisse avec deux ou trois siries. Canal ostiolaire large au départ, se rétrécissant au milieu pour s’élargir de nouveau et former un lobe tuberculeux se repliant en dessous en formant une excavation avec l’ouverture ostiolaire à la base. Abdomen lisse au milieu, ponctué et strié au bord.

Nous penscns que cette espèce, la plus commune des Cydnides euro- péens, est le véritable nigritus de Fabricius, et croyons que celle que l’on regarde comme le type de cet auteur devait, à cette époque, être con-

56 V. SIGNORET. (196)

fondue par lui avec le flavicornis ; mais, pour ne pas embrouiller la syno- nymie, nous préférons faire comme nos devanciers, quoique la description fabricienne dise bien : spinuleux et cilié pour l’une et cilié seulement pour l’autre, ce qui est le cas ici.

26. GEOTOMUS ANTENNATUS, NOV. Sp. Annales, pl. 4 (Cydnides, pl. XIX), fig. 165. Syrie. Long. 4 1/2 mill., larg. 2 1/2 mill. (Coll. Horväth.)

Entièrement semblable au G. punctulatus ; en diffère par la longueur plus grande des antennes; et, rien que par ce caractère, est très facile à distin- guer; le second article est grêle, à peine plus fort au sommet qu’à la base, un quart plus long que le troisième (23 et 18 au micromètre), les quatrième et cinquième fusiformes, d’égale longueur à peu près et un peu plus longs que le second, le premier très court.

D'une forme ovalaire, noir brun, avec les antennes et les tarses ferru- gineux ; le rostre, brun, atteint seulement le milieu de l’espace des pattes intermédiaires.

Tête arrondie en avant, les lobes égaux, très finement ponctuée et à peine ciliée. Prothorax avec cinq ou six cils sur les côtés, le disque anté- rieur lisse, les côtés et le disque postérieur très finement ponctués. Écus- son un peu plus fortement ponctué, le sommet lisse, angulairement arrondi. Élytres et abdomen comme dans punctulatus, la membrane plus courte que l'abdomen. Canal ostiolaire terminé par un fort lobe arrondi en forme de rein comme dans punctulatus, mais la suture mésosternale est beaucoup plus courbe, plus convexe; elle se dirige en avant presque de suite, pour, en formant une courbe très prononcée, venir finir au bord ; les parties lisses peu ponctuées, la plaque mate supérieure offrant en avant une partie enfoncée le long du bord supérieur, le reste, ainsi que la plaque inférieure, à peine sillonné.

27. GEOTOMUS LATIUSCULUS Horväth, Termez. Fuzet., vol. V, part. II-IV (1881).

Transcaucasie, Leukoran. Long. 5 à 5 1/2 mill, (%, $, coll. Horväth.)

(197) Groupe des Cydnides. 57

Nous ne connaissons pas cette espèce, très voisine de punctulatus Costa, et dont les caractères différentiels indiqués par l’auteur sont les suivants : plus fortement ponctué, stature plus grande et plus large, les deuxième et troisième articles des antennes égaux, l’écusson plus court et la côte marginale bien distinctement privée de points sétifères.

Voici du reste la description générale donnée par l’auteur :

Niger, ovalus, nitidus, punctatus ; antennarum articulo tertio et quarto apice, quinto toto, tarsisque flavo-ferrugineis ; rostro apicem versus, fusco= piceo; capite subsemicirculari crebre distincteque punctato, margine leviter reflexo et utrinque impressionibus punctiformibus setiferis quatuor ins- tructo; thorace modice convexo antice prope marginem, lateribus et pone medium remote distincteque punctulato; marginibus, lateralibus punctis sctiferis septem vel octo instructis ; scutello latiusculo, fortiter punctato: angulis basalibus lævigatis, apice subdeflexo; hemelytris dense et quam scutellum subtilius punctulatis, margine costali impressionibus punctifor- mibus destituto; membrana sordide hyalina, ventre medio lævigato, ver- sus margèines laterales sat dense distincteque punctulato ; articulis secundo et tertio antennarum longitudine æqualibus.

Habitat in Transcaucasia ad Leukoran, ubi specimina nonnulla legit Dom. Leder.

28. GEOTOMUS CILIATITYLUS Signoret, Ann. del Mus, civ. di Storia nat., vol. XVI, (1881), p. 632.

Annales, pl. 4 (Cydnides, pl. XIX), fig. 166.

Téhéran, Long. 3 3/4 mill., larg. 2 1/4 mill. (Mus. civ. de Gênes.)

D'un brun noirâtre, avec le rostre, les antennes et les tarses un peu plus clairs.

D'une forme ovalaire, largement arrondi en arrière, la plus grande lar- geur au delà du tiers de la corie, ponctué très finement, plus fortement sur les lignes de séries de la corie ; pourrait passer pour un individu plus pelit du G. pélitylus, présentant comme lui la tête avec six cils le long des bords des lobes latéraux, deux sur le lobe médian, ce qui rapproche- rait ces deux espèces du Cydnus flavicornis, qui présente en outre des spinules; mais la têle esl presque lisse, à peine ponctuée, les ocelles, très

58 V. SIGNORET. (198)

rapprochés des yeux et placés sur la déclivité du col, sont à peine visibles, les deuxième et troisième articles des antennes égaux, le rostre atteint l'extrémité des hanches intermédiaires. |

Prothorax plus étroit que dans l’espèce précédente, moins cilié sur les côtés. Écusson plus étroit, plus long, plus acuminé, moins arrrondi à l'extrémité, plus rarement et plus subtilement ponctué. Élytres finement et subtilement ponctuées sur la corie, plus fortement sur les séries, les deux lignes de points des nervures marginales s’arrêtant avant d'atteindre l'extrémité de la corie, tandis que dans pilitylus elles atteignent l’angle de la corie; bord marginal avec trois ou quatre points pilifères ; mem- brane d’un brun hyalin. Dessous du corps plus finement ponctué. Le canal ostiolaire plus long, plus globuleux, accompagné de deux larges plaques mates épisternales, la supérieure s’arrêtant en angle avant d’alteindre les bords latéraux et faiblement striée, l’inférieure occupant les deux tiers ou près des quatre cinquièmes du métasternum et très finement striée, les parties lisses à peine striées-ponctuées.

Cette espèce est d’une forme allongée et pourrait jusqu’à un cerlain point être confondue avec le M. obsoletus, dont eile s'éloigne par les deux cils du lobe médian qui, même s'ils disparaissaient par une cause quel- conque, laisseraient toujours voir les deux points qui lui donnent naissance, et de plus par la présence ici des plaques mates.

Il ne peut être confondu avec Gestroi, qui est un véritable Cydnus, avec spinules et cils, ni avec parvulus, qui est également un Cydnus vrai. Comme taille il pourrait être confondu encore avec d’autres Geotomus, le G. pygmæus, par exemple, mais il s’en éloigne par les caractères des cils du éylus. |

29. GEOTOMUS DISTANTI, NOV. Sp. Annales, pl. 4 (Cydnides, pl. XIX), fig. 167.

Australie. Long. 4 mill., larg. 2 1/2 mill. (De notre collection.)

Ovalaire oblus, noir, très ponctué, les pattes et les antennes noir de poix, les tarses jaunes.

Tête arrondie, lobe médian aussi long que les latéraux ; très convexe, très ponctuée-ciliée, Yeux très saillants. Antennes avec le deuxième

(199) Groupe des Cydnides. 59

article plus long que le troisième. Prothorax densément ponctué sur presque toute sa surface, excepté de petits espaces irréguliers sur le disque antérieur; bords latéraux ciliés. Écusson très densément ponctué, avec les angles basilaires lisses. Élytres très densément ponctuées, la ponctuation rugueuse à la base, avec trois points pilifères sur la côte marginale. Abdomen très ponctué, presque lisse sur le milieu. Canal ostiolaire arqué, finissant par un large lobe arrondi, avec échancrure ostiolaire en dessous. Plaques mates épisternales très petites, la portion lisse et la porlion mate égales sur le mésosternum; celle du métaster- num dépassant à peine le canal ostiolaire, les portions lisses très ponc- tuées, les portions mates à peine sillonnées.

Cette espèce se rapproche du Cydnus Gestroi, des Geotomus ciliatitylus et pélitylus, seulement il s’en éloigne par la ponctuation plus dense, plus forte.

90. GEOTOMUS (MELANÆTHUS Uhl.) rRoBusTUS Uhler, Bull, Un. St. Geol. and. Geogr. Survey (1877), 390, 4.

Annales, pl. 4 (CGydnides, pl. XIX), fig. 168.

Maryland (Baltimore), type S et $. —Long. à peine 4 mill., larg. 2 4/2 mill. au niveau du sommet de l’écusson. (Coll. Uhl. et coll. Signoret.) Georgie (Americ. Nord.) (coll. Buch. White).

Noir, d’une forme ovalaire large, la plus grande largeur au niveau du sommet de l’écusson.

Tête arrondie, le lobe médian au même niveau que les latéraux, la suture se prolongeant jusqu’au niveau des yeux. Vertex très ponctué, les bords latéraux tranchants. Ocelles très éloignés entre eux et insérés au delà de la ligne basilaire des yeux. Antennes avec le deuxième article très peu plus long que le troisième. Rostre atteignant les coxis intermé» diaires. Pronotum avec une impression latérale longitudinale au niveau du point piligère thoracique et en dessous des yeux, et se rendant à celle qui se trouve en dedans des angles huméraux. Côtés latéraux très ponctués, plus faiblement sur la ligne transverse et en arrière de l’échancrure anté- rieure ; par suite des impressions latérales, le disque antérieur paraît très convexe. Écusson court, large , arrondi au sommet, faiblement ponclué

60 V. SIGNORET. Groupe des Cydnides, (200)

sur le disque. Élytres larges, fortement ponctuées à la base, beaucoup plus faiblement sur le sommet de la corie; espace marginal très large, très finement ponctué; bord extrême tranchant, sans côte, presque réflé- chi; membrane brune. Mésosternum avec une plaque triangulaire finissant en pointe aiguë sur la suture, avec quelques points au dessus près de la base des hanches. Métasternum ävec une plaque moins grande, partant du sommet du canal ostiolaire pour se rendre obliquement au-dessus de la hanche postérieure ; de chaque côté plusieurs séries de points, ainsi que sur la fausse suture. Canal ostiolaire long, très arrondi au sommet qui finit en un lobe arrondi contournant l’ostiole.

La forme toute particulière de ce dernier organe nous fait placer trois espèces à la suite les unes des autres : la première, qui est celle-ci, se distingue des deux suivantes par la forme courte, ovalaire du corps, l’écusson plus large au sommet ; de la suivante, picinus, par le lobe ostio- laire formant ur tubercule arrondi sans trace d’ostiole ou ouverture; el de la troisième, paroulus, dont le canal ostiolaire est semblable de forme à celui de robustus, par l'insecte plus long, presque parallèle sur les côtés et beaucoup plus ponctué en général. Voir les figures 168, 169 et 170, dont les différences sont très appréciables.

Les figures se rapportant aux espèces 24, 25, 26, 27, 28, 29 et 30, ainsi que les descriptions et figures des autres Geotomus, 31 à 47 (divi- sions des Melanæthus, Olonips, etc.), paraitront ultérieurement.

DIPTÈRES NOUVEAUX OU PEU CONNUS

20° PARTIE ({)

Par M. J.-M.-F. BIGOT.

XXXI

GENRES Volucella (Geoffr., Hist. des Insectes, 1764) ET

Phalachromyia (Rondani, Esame d. var. spec. d’Insett. Ditteri Brasiliani, Torino. 1848).

(Séance du 14 Juin 1882.) (2)

Le genre Volucella (que Duméril appela Cenogaster, Expos. et Diction. d'Hist. nat., 1801), démembré par Geoffroy du genre Syrphus, et caracté- risé, comme on peut le voir dans les œuvres de Meigen, Wiedemann, Macquart, Walker, Rondani, Schiner, Osten-Sacken, Kunckel d'Herculais, comprend aujourd’hui un nombre assez considérable d'espèces, euro- péennes ou exotiques, toutes intéressantes, à cause de leur taille ou de l'élégance de leur coloration. Le genre Phalachromyia a été formé à leurs dépens par le professeur C. Rondani.

Dans le Tableau synoptique que comprend cet opuscule, j'ai fait tous mes efforts pour n’omettre aucune des espèces mentionnées dans les nombreux ouvrages que j'ai pu consulter. Je ne prétends, en aucune façon, discuter leur validité, non plus que leurs synonymies, genre de travail qui n’entre pas dans mes aptitudes et que je laisse volontiers aux savants criliques dont c’est la spécialité ; j'essaie simplement de faciliter les déterminations devenues de plus en plus laborieuses, et, en même

(1) Voir 1r° à 19e partie, n°° I à XXX, Annales 1874 à 1882. (2) Travail revu par l'auteur en avril 1883.

Ann, Soc. ent, Fr, Juillet 1883,

62 J.-M.-F. BIGot.

temps, je publie quelques nouveautés dont on trouvera les descriptions à la fin du mémoire.

Malheureusement, les auteurs, pour la plupart, ont omis de mentionner les formes variées qu’affectent, chez ces insectes, les antennes, la face, les nervures alaires, indications indispensables pour atteindre une exactitude tout au moins relative. En conséquence, je me suis presque toujours borné à la considération des couleurs générales partielles, restreignant de mon mieux l'étendue des Diagnoses, comme il convenait dans une œuvre de cette nature ; mes classements ne seront donc qu’une création artifi- cielle ; toutefois, j'espère qu’ils suffiront pour atteindre le but visé.

Lorsque la connaissance de ces beaux Diptères sera devenue plus com- plète, je ne doute pas que le genre on les a rangés ne doive subir quelques démembrements que je n’ai pas tenté d'effectuer.

Avec certains Diptéristes (par exemple, avec Macquart, Dipt., Suites à Buffon), j'ai négligé le genre Ornidia (Saint-Fargeau), dont le type est la V. obesa, si répandue dans presque toute la zone tropicale. Maïs, il me semblerait assez à propos d’en créer un autre en faveur des V. (Phala- chromyia!) hirtipes (Macq., Dipt. Ex.) et V. vicina (nov. mihi, vovez p. 86 du présent mémoire).

Les V. scutellata (Macq., Dipt. Ex.) et spinigera (Wied.), en raison de leur -écusson armé de fortes épines, appartiennent certainement au genre Temnocera. La V. aurata (Macq., Dipt., Suit. à Buffon) est trop incom- plètement décrite pour que je puisse la mentionner dans mes Tableaux : je suppose qu’elle serait mieux à sa place chez les Eristalis ? Très probablement, ma V. véridula (Mexique, voyez Ann. Soc. ent. Fr., 4875, p. A81) n’est autre que la V. vaga (Rondani); Schiner prétend qu’elle appartient au genre Phalachromyia? Quoi qu’il en soit, je me suis décidé à inscrire provisoirement la V. vaga (Wied.) parmi les Phalachromyies, laissant aux Volucelles la vaga (Rond. = alias, parva). Say (Journ. Acad. Philadel., VI, p. 166, 1) a décrit une V. violacea (Mexique) qui me semble voisine de W. esuriens (Fabr.) ?; mais, sa description m'a paru trop insuffisante ; je ferai la même remarque à l'égard de la V. postica (Mexique, loc. cit., p. 66, 2); quant à V. marginata (Mexique, voyez Compl. writ. of T. Say on t. Entomol. of N.-America N.-York, vol. II, 1859, p. 360), la conformation du chète antennal me porte à croire qu’elle n’appartient pas au présent genre : le savant dipté- riste baron Osten-Sacken ne l’a pas inscrite sous cetie rubrique dans son excellent Catalogue.

Diptères nouveaux ou peu connus. 63

Depuis la publication de ma Note (Ann. Soc. ent. Fr. 1878, p. 48), relative à la V. evecta, le même savant, dont on ne saurait nier la compé- tence, a rangé cette espèce parmi les Volucelles ; d’où il appert, définiti- vement, que j'ai commis une erreur en l’assimilant aux Eristalis.

La V. tabanoides (Motschulsky, Bull. Soc. imp. des Natur. de Moscou, 1859, p. 504), des rives du fleuve. Amour, n’est pas suffisamment décrite pour que j'aie cru devoir la mentionner.

Les formes caractéristiques de la face, des antennes et de la premiére cellule postérieure de l'aile, la notable villosité Au chète et des yeux, empêcheront toujours de confondre ma Phalachromyia nigripes (Ann. Soc. ent. Fr., 1857, p. 296) avec les Gheilosies (voyez, sur le sujet, Schiner, Novarra Reise, 1848, p. 35/4).

Après un nouvel examen, je crois pouvoir actuellement déclarer que l'individu 4, décrit par moi à la suite de ma V. purpurifera (Ann., loc. cit., 1875, p. 478), et considéré comme appartenant à cette espèce, n’est très probablement autre chose que le & de ma V. varians? (Ann., loc. cit., p. A81). PERS

Vu l'insuffisance des descriptions, et n’ayant pu comparer les Types, j'ai cru bien faire, du moins provisoirement, d'identifier les V. pallens (Rondani, Esame, etc., Torino, 1848) et V. sexpunctata (Loew, Wiener Ent. Monatschr., 1861, p. 38) avec la V. pallens (Wiedm., Aussereurop. Zweiflug. Ins., 1830) (4).

OBsERVATION. Pour obvier, autant que possible, aux inconvénients qui résulteraient d’une trop grande extension de mon cadre, je l'ai divisé préalablement en cing parties, désignées par les lettres A, B, C, D, E, dont on trouvera plus loin le Tableau d’Assemblage. Toutes les espèces marquées d’un astérisque ont été soigneusement étudiées et vérifiées d’après les Types de ma Collection.

(1) Il est à propos de signaler ici que chez les nombreuses espèces de Volu- celles et de Phalacromyies, européennes ou exotiques, dont j’ai pu examiner les deux sexes, j'ai constaté le fait intéressant, que j'ai déjà signalé (voir Annales, série, t. III, p. zxiv du Bulletin), et qui consiste en ce que, la villosité du chète antennal est toujours beaucoup plus développée chez :les femelles que chez les mâles.

6h J.-M.-F, BIGOT.

TABLEAU D'ASSEMBLAGE.

Ailes, et nervures longitudinales (Rondani), soudées à leur

EXT ÉMILE ENNEMI NE MARIE G. VOLUCELLA.

(Geoffroy, Hist. des Insect., 1764.)

Id., id, séparées à leur extrémité............... G. PHALACHROMYIA.

(Rondani, Esame d,. var. sp. d’Insett. Ditter. Braziliani, Torino, 1848.)

Genre Volueella.

4. Ailes, nervure longitudinale plus ou moins sinueuse et fortement courbée en dehors à son extrémité......... Id., id. peu ou point sinueuse, très peu ou non courbée en deHolS LISONIEX TM MEE er re een PENTIER

2, Corps densément et assez longuement villeux, du moins en TAN UE PATIO AR re cer re oe e ESC P EEE Id. nu, ou très peu densément et brièvement tomenteux, du moins enserante pare ee CE Ce -L CPE 3. Nuances générales foncées, parfois métalliques; abdomen de couleur foncée, sans macules ni bandes, noires ou noi- re AA CE Oo OMEGA Gb OBBE ID 0 66.0 Id. plus ou moins pâles, jaunes, jaunâtres ou fauves, peu ou point métalliques; abdomen jaune, jaunâtre ou fauve, ordinairement avec des bandes ou des macules, noires ou MOITALTES SU RNA AIR NA RE CP EEE L. Nuances générales foncées, peu ou point métalliques....... Id. foncées, luisantes ou notablement métalliques. ........

DIVISION À.

Couleurs générales uniformément métalliques, point de bandes, taches, ni macules, fauves ou jaunâtres............... Id. peu ou point métalliques; abdomen, tantôt foncé, avec

Diptères nouveaux ou peu connus.

des bandes ou des macules fauves ou jaunâlres, tantôt fauve ou testacé, avec des bandes ou macules noirâtres..

1. Face très peu prolongée en avant et au-dessous des yeux,

Id.

concave sous les antennes, fortement tuberculée et fort obtuse à son extrémité; couleur générale d’un bleu violet,

ou verdâtre, en dessous, d'un cuivreux très brillant ;

antennes brunes : ailes jaunâtres, une macule noire au DO EXETTE EPA AARNERRRE SOS IAE EEE ER (Amer. merid.!, zone tropic. Syrphus obesus Fabr,, Syst. Antli., 1805. Ornidia id. Saint-Farg., Serville, Encycl. méth.) notablement prolongée en avant, ou bien au-dessous des yeux; ailes, tantôt uniformément jaunâtres, tantôt avec une demi-bande transversale noirâtre................

notablement prolongée en avant des yeux, tronquée, nota- blement concave sous les antennes et tuberculée ; cou- leur générale d’un violet foncé; antennes noires ; ailes presque hyalines, avec une demi-bande transversale, MOTATO TN M NA NN 2 AR Ut. lo. (Brazil. Macq., Dipt. Exot., 1842.)

prolongée en cône acuminé au-dessous des yeux, concave sous les antennes et tuberculée; ailes, tantôt uniformé- ment jaunâtres, tantôt avec un point noir au bord externe; antennes plus ou moins fauves. ......,..... DE OCDE

3. Antennes fauves, segment brun en dessus ; ailes hyalines,

un point noir au bord externe; face testacée, avec une large bande médiane, noire; couleur générale d’un brun légèrement métallique; abdomen avec une bande trans-

65

* obesa.

vriolacea.

versale et deux macules d’un noir velouté....... ,:.. * notata.

(Monte-Video. J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1875, p. 475.)

Antennes entièrement fauves; ailes, uniformément jaunâtres ;

couleur générale uniformément d’un vert bronzé, face d’un bleu luisant, en cône acuminé, concave sous les

antennes, fortement tuberculée...........,,.... * fulvicornis

(Panama, J, Bigot, Nov. Sp., Ann. 1883, p. 84.)

(1883) partie, 5.

66 J.-M.-F. Bicot.

h. Abdomen de couleur foncée, avec des bandes ou des macules jaunatres ie niMEEt GO NUMERAMA PSS Id. d'un fauve pâle, avec des bandes ou des macules noirâtres.

5;::ANTeNNeS NOTES ME hante lea R Te Ut CE

SI [ep] © cr

Id, d’un fauve plus ou moins clair......................

6. Ailes avec trois demi-bandes transversales, brunâtres; abdo- men avec trois bandes transversales fauves, la première DS ONTIDENME Se TOO MN 6 Bob otre oo fasciata. (Carolina Macq., Dipt. Exot., 18/2.) id. avec deux bandes semblables ; abdomen avec deux bandes transversales fauves, interrompues (parfois, la deuxième

à peine interrompue); face assez allongée en cône acu- MINES LUDErCUIEC Re MR A AR RARE * pusilla.

(Guba. Macq., loc. cit., 18/42.)

7. Face jaunâtre, avec deux ou trois bandes longitudinales, noi- râtres, et de formes variées ainsi que les couleurs des

ailes et UESpIels A ER NE RnEnte TRE EME co 8. Id. entièrement fauve; ailes, avec le bord externe, l’extrémité et les nervures transversales, teintés de brunâtre....... picta. (Brazil. Wiedem., Aussereurop. Zweïflug. Insekt., 1830.)

8. Ailes hyalines, avec un point noir au bord externe, première nervure transversale bordée de noirâtre; pieds noirâtres, tibias et tarses à base fauve.................., * fulvonotata. (Monte-Video. —J. Bigot, Ann., loc. cit., 1875, p. 476.) Id. id., avec le bord externe gris, ensuite jaunâtre vers l’ex- trémité, nervures transversales, extrémité et demi-bande transversale brunaires eee cer eee * pulchripes. (Mexic. Id., loc. cit., 1875, p. 480.)

9. Abdomen fauve clair, avec des bandes, des points, et l’extré- mité, noirs; face en cône allongé, acuminée, à peine tuberculée: : 2522 een A Are ter RS mellea.

(Jeannicke, Neu. Exot. Dipl., Frankf., 1867.)

Diptères nouveaux ou peu connus.

Abdomen entièrement testacé, avec la base et une macule, en forme de T renversé, noirâtres ; face cônoïde, assez allon- gée, à peu près entièrement plane. ...........,.......

(Mexic, J. Bigot, Nov. Sp., Ann. 1883, p. 84.)

Division BB.

Face tantôt noire, tantôt de couleur plus ou moins foncée et plus ou mpinsmÉtAlIqUE A ee AU RE

IS TUNER OU AIT TE AR EE EN

1, Antennes, segment fauve ou rougeâtre; face, ailes, de DHANCESDVATIÉESE enr e see esse SE en alt 2

Id., id. noir; face d’un bleu violacé brillant; ailes hyalines, avec une macule médiane, carrée, noirâtre; face en cône allongé et acuminé, fortement tuberculée. 5 (Chili. Philippi, Verhandi. k. k. z. b. Gesell. Wien, 1865, p. 734.)

2. Aïles hyalines, largement brunes à la base ainsi qu’au bord

67

* tau.

AZUr ele

externe; face d’un noir luisant..............., + Metallifera,

(Mexic. Walker, List of Dipt. Ins., 1849.)

Id. plus ou moins claires, base et bord externe, au plus à peine teintés de brunâtre ; face noire ou d’un bleu lui- sant. ........ Here ll emhetsieleleteiereleetetlele einiele cialee 9

3 Face d’un noir luisant; ailes un peu jaunâtres, et ner- vures longitudinales anastomosées sur la costale même :

couleur générale azurée, avec un duvet grisâtre..…, capensis.

(Cap B.-Sp. Schiner, Novarra Reise, 1868.)

Id. d’un bleu violacé; ailes hyalines, très peu grisâtres à la base, et nervures longitudinales anastomosées assez loin de la costale; couleur générale azurée, avec duvet noir; face légèrement proéminente en avant, en forme de cône assez oblus, très concave sous les an-

tennes, fortementituberculées seen * saphirina.

(Chili. J. Bigot, Nov. Sp., Ann. 1883, p. 85.)

68

ie

10.

J.-M.-F, Bicor.

Ailes, tantôt avec une demi-bande transversale, lantôt avec une macule carrée médiane, tantôt avec une tache,

plus ou moins allongée, au bord externe, noirâtre. ..…. 5. Id., sans demi-bande, macule ni tache, noirâtres......... 11. Id., avec une demi-bande transversale noirâtre. .......... 6.

Id., tantôt avec une macule médiane, tantôt avec une tache externe plus ou moins allongée, noirâtre............ Te

Id., la demi-bande longue, large, irrégulière; corps à duvet gris; face en cône allongé et acuminé, luberculée. * purpurea.

(Para. Walker, List., loc. cit., pars IIL, p. 637, 1849.) Id., id. courte, étroite; corps à duvet noir........... alchimista. (Brazil. Rondani, Esame d. var. spec., etc., To- rino, 18/48.)

Id., avec une macule carrée, médiane, noirâtre ; abdomen à base jaunâtre; ailes, nervure longitudinale assez for- tement courbée en dehors à son extrémité; face en forme de cône épais, court, acuminé.......... * cyanescens.

(Brazil. Macq., Dipt. Exot., t. II, part., 18/92.) Id., tantôt avec une tache au bord externe, plus ou moins allongée, tantôt avec un point externe, noirâtre, Ailes, avec une tache assez grande, allongée, sise au bord externe ; genoux et tibias jaunâtres............,... opalina. (Bengale. Wiedm., loc. cit., 1880.)

Id., avec un point externe; genoux et tibias de nuances diverses as be ta. PAPER MU. CAN EN 5.

Genoux et tibias noirs, base des iarses intermédiaires et pos- térieurs jaunâtre; front d’un noir bleuâtre.......... tibialis.

(Yucatan. Macq., Dipt. Exot., Supplém., 1846.)

Genoux, base des tibias, jaunâtres, tous les tibias bruns ou nOiTALTES : 2.5 MORE Dre mioue He 40.

Thorax entièrement métallique ; ailes hyalines ; abdomen,

Diptères nouveaux ou peu connus. 69

segment jaunâtre; genoux et tibias jaunâtres ; face peu allongée et peu acuminée, notablement tuberculée, un peu concave sous les antennes............. * yesiculosa.

(Amer. merid. Wiedem., loc. cit.) Thorax de couleur métallique et bordé de fauve ; ailes un

peu jaunâtres ; genoux testacés ; face, longue, en cône acuminé, médiocrement tuberculée......... . * amethistina.

Mexic. J, Bigot, loc. cit., 1875, p. 479.) 11. Aïles jaunâtres, et nervures longitudinales anasto-

mosées assez loin de la costale ; thorax parfois de nuance foncée et très peu métallique, ou bien, noir......,., 12.

Id., id., anastomosées contre la costale; thorax de couleur métallique ; face fauve, denuée de bande médiane lon- ÉTAT ER nie le nest ee chien eee a ta * fuscipennis !.

(Brazil. Macq., Dipt. Exot., t. II, part., 18/2.) 12. Face avec une bande longitudinale, médiane, noirâtre; tho-

rax, parfois de nuance foncée et peu métallique ; abdo- Men TENSeSMENMAUNAITE AE CET EEE . fuscipennis !.

(Bolivia. Macq., Dipt. Exot., Suppl., 1850.)

Id., dépourvue de bande médiane ; thorax de nuance fon- cée et peu métallique; ailes, nervures bordées de DRHTATTES te se re en Lo ..... abdominalis.

(Cuba. Wiedm., loc, cit., 4830.) Division €.

Face noire ou d’un brun foncé........... se RER RE ce a 4. Id. fauve ou testacée. .. ejui Ja 9401 LES DRE 6. 4. Tibias et. farses Cu a bruns.c ou noirâtres; ailes, tantôl

aygc.la base largement, teintée.de, PRE tantôt RYEG ne demi- bande transversale noirâtre. «sus. inatuot3 2.

Tibias et tarsesfauyes owjaunâtress au nee on an fe

de

J. -M e -F. BIGOT.

Antennes entièrement noirâtres, ou, d’un brun foncé

©

Id. d’un fauve clair, ou, jaunâtres; ailes à base largement teintée deinniratress..:. 27 ee. tete . transatlantica.

(Amer. merid. Rond., Dipter. Spec. et Gen. aliq., Modena, 1863.)

Ailes à base jaunâtre avec une large demi-bande transver- sale noirâtre; thorax fauve: face en forme de cône très allongé et acuminé, concave sous les antennes, (HDETCUIÉBA ERA COR EE * jeddon«.

(Japon. —J. Bigot, Ann. Soc. ent, Fr., 1875, p. 472.)

Id. à base largement teintée de brun ou de noirâtre....... hi.

Écusson de la couleur du thorax; pieds noirs ; face et front bruns; face en forme de cône médiocrement acuminé, très concave sous les antennes et fortement tuber- CUIÉ RATE CE ee A MR à à * mexicanda. (Amer. merid. Macq., Dipt. Exot., t. II, part, 1842. dispar, id., id., Supppl., 1846, = Maxtümi- liant Jaennike, Neue Exot. Dipt., 1867.)

Id. un peu plus pâle que le thorax ; tibias rougeâtres. .. esuriens ? (Amer. merid, Fabr., Ent. System.)

Cuisses noires, tibias jaunâtres; face brunâtre ; ailes avec l'extrémité enfumée ; un large disque noir sur le thorax (atéte manque) ÉINORREEERE ER ET EEE * fusca.

(Exot. Pays ? Macq, Dipt., Suites à Buffon, 1834.)

Pieds bruns, genoux et base des tarses fauves : face noirâtre, avec deux bandes longitudinales jaunâtres ; thorax en- tièrement d’un brun foncé et luisant ; ailes jaunâtres, un peu brunâtres le long des nervures transversales, au bord externe, et à l’extrémité ; face en forme de cône allongé et acuminé, concave sous les antennes, médio- crement tuberculée A - RU C EE UN …. *trisuis.

. (Mexic. J. Bigot, loc. cit., 1875, p. 482.)

Dipières nouveaux pèu connus.

Face d’un jaune plus ou moins clair, tantôl avec des bandes longitudinales, tantôt avec les joues, noires.........

Id., entièrement dénuée de bandes; joues de même nuance querlasface. AN rte A Ne

Id., avec une bande médiane, longitudinale ; souvent, tantôt avec des bandes latérales, tantôt avec les joues, noires.

Id., dénuée bande médiane ; souvent, tantôt avec des bandes latérales, tantôt avec les joues, noires........

Antennes rougeâtres; écusson avec l'extrémité fauve ; abdo- men à base noirâtre ; pieds noirs, genoux rougeâtres, tarses à base blanchâtre ; ailes jaunâtres, avec une

71

11.

large macule stigmatique, étroite, noirâtre....... flavipennis.

(Brazil. Wiedem., Aussereurop. Zweiflug. Insekt., 1830.)

Id., d’un fauve clair; écusson entièrement noirâtre, avec quelques reflets violacés; large disque noirâtre sur un thorax fauve ; abdomen à base blanchâtre, avec deux macules latérales jaunâtres; pieds noirs ; ailes avec la base jaunâtre et l'extrémité enfumée............,....

(Brazil. Wiedem., loc. cit., 1830.)

Abdomen noir, sans macules latérales, à reflets un peu ver- dâtres, extrémité jaune, largement veloutée; joues noires ; antennes d’un châtain foncé; ailes avec une demi-bande transversale brune; écusson brun; face en forme de cône assez court, assez obtus et tuberculée.

(Eur. merid., Afr. sept, Erichson, Wagner’s Reise in Algier., ILE, p. 194, —=analis Macq., t. IL, Dipt, Exot.)

Abdomen brun ou brunâtre, parfois avec de légers reflets métalliques; antennes fauves; joues noires ou avec des bandes noires; écusson jaunâtre; ailes, parfois dé- nuées de demi-bandes transversales noirâtres........

10. Ailes avec une demi-bande transversale noirâtre, nervures

bordées de noirâtre; genoux et base des Libias, fauves ;

lugens.

liquida.

10.

72

11.

12

15.

J.-M. F. BiGor Q

abdomen de couleur uniforme ; face en cône court, ni concave, ni visiblement tuberculée.,..,......... * castanea.

(Mexic. J. Bigot, loc. cit., 1875, p. 476.)

Ailes sans demi-bande transversale ; bord externe et nervures, bordés de brun; pieds châtains, tibias el tarses plus päles ; abdomen brun, avec la base et les incisions tes- tacées ; face, en cône allongé et tuberculée...…. * macrorhina.

(Brazil. J. Bigot, loc. cit., 1875, p. 474.)

Id., tantôt avec des demi-bandes transversales brunes, tan- tôt avec une large bande transversale, un peu diffuse, brunâtre ; abdomen brunâtre, avec la base souvent jau- nâtre ou blanchâtre et légèrement translucide. ...... 122

Id., dénuées de bandes transversales brunes, parfois avec une macule stigmatique étroite, noirâtre, allongée ; abdomen avec la base opaque, de couleur foncée... 14.

Id., avec la base jaunâtre, une large bande transversale un peu diffuse, extrémilé, brunâtres; thorax fauve, avec un large disque carré, noir; abdomen, segment d’un jaunâtre pâle, pieds noirs; face en cône médiocrement acuminé, médiocrement tuberculée........,.... # japonic«.

(Japon. J. Bigot, loc. cit., 14875, p. 473.)

Id., presque hyalines, avec une demi-bande transversale noirâtre ; thorax noir, ou bien fauve, avec un large disque noir; abdomen de couleur foncée et luisante, à base jaunâtre ou blanchâtre, parfois, légèrement trans- TROIE MESA MENU ROUE RM ERA HU PR ANIRE 153.

Abdomen avec la base largement blanchâtre, un peu trans- lucide ; thorax entièrement noirâtre, à duvet noir ; face totalement fauve ; tarses noirs; face en cône peu

acumine elMUberculÉe ER EC TE NC NE DCLIICENS

(Europe. Linn., Faun. Suec., 1761. dryophila p' Scopoli, = pellucida Linn., = putescens Snellenb.)

Abdomen avec la base largement jaunâtre; thorax fauve, avec un large disque noir et duvet jaunâtre; tarses

Diptères nouveaux ou peu connus.

à base fauve ; face en cône un peu obtus et tuber-

73

CLIÉBRR A NS RUMON RE PE MEITyophile

(Europe. Scopoli, p'., énflata Fabr., Ent. Syst., 4794, Hohhuthii Gimmerth., = dryophila Rond., Prodr.)

14. Thorax noir; abdomen, 8°, et segments latéralement maculés de fauve; tibias fauves, base des tarses posté- rieurs blanche; ailes jaunâtres, avec une macule stigmatique étroite, brune, allongée ; métatarses aussi

jongsrque Jesttibiasse NORPNT UNS QUAUR Peleterii.

(Java. Macq., Dipt., Suites à Buffon, 1834.)

JId., de couleur châtain, une large macule dorsale, trans- versale et sise en arrière, noirâtre; ailes assez claires, enfumées à l'extrémité; abdomen brunâtre, avec quel- ques reflets verdâtres et base fauve, légèrement trans-

RICO PARENT RSS OA EU 5 nr ANT" pectoralis.

Amer. merid. Rondani, Dipt. Exot., revis. anno- tata, Modena, 1863.)

Division BB.

Abdomen avec des bandes ou des macules noirâtres ou bru-

Id. sans bandes ni macules, souvent l'extrémité noire ou MOITALTES subies en Me nn OA t he CA ERREURS

1. Id. avec une bande longitudinale, médiane, plus ou moins foncée et des bandes transversales. ...,...,.......

Id. sans bande longitudinale, médiane.....,...,...,...,

2, Face, inférieurement, notablement plus longue que la hau- teur des yeux, conique, acuminée, plane, unicolore ; abdomen sans bande longitudinale médiane, mais, avec deux bandes transversales, et l’extrémilé, noires; ailes hyalines ; pieds fauves, cuisses à base noire ; antennes

26.

Le)

10.

brunes, RP ne. À OR UE CRD SNA tire RTE longirostris.

(Pays ? Macq., Dipt. Exot., 1846, Suppl., p. 124.)

74

J, -M.-F, BIGOT.

Face, au plus, un peu plus longue que la hauteur des yeux. plus ou moins conoïdale, ordinairement concave et

CalleUSE RE ne Rte de ri ONE Je. Antennes totalement noires ou brunâtres.............. l Id. fauves ou jaunâtres, au moins, en grande partie... 7.

Id. noires; abdomen avec une bande transversale et l’ex- trémilé, noires ; ailes hyalines; pieds fauves, cuisses à base fauve; face entièrement jaunâlre............. concinna. (Chili. Philippi, Verandl. k. Kk. z. b, Gesellsch. Wien, 1865.)

Id, d’un brun plus ou moins clair, ordinairement avec plu- sieurs bandes transversales; face souvent avec une bande médiane ; joues brunes, ou à bandes noires... fe

Face avec une bande médiane noirâtre ; joues ordinairement avec des bandes brunâtres ou noirâtres.......,..... 6.

Id, dépourvue de bande médiane; joues à bandes brunes; ailes avec les nervures transversales bordées de bru- MALTE LE ro MES me En ER . Salur.

(Colorado. Osten-Sacken, Western Dipter., 1877, p. 333.) Ailes avec une demi-bande transversale et quatre macules brunâtres au bord externe. .... ARS nie «. VaACUA. (Amer. merid. Fabr., Syst. antliat.)

Id. sans demi-bande et sans macules au bord externe. ..... avida. (California. Osten-Sacken, loc. cit., p. 333.)

Thorax dépourvu de bandes dorsales; écusson de nuance foncée ; face et joues d’une seule couleur....... chalybescens.

(Brazil. Wiedem., Aussereurop., Zweïflug. Ens.,

Id. parfois avec des bandes dorsales, longitudinales ; écus-

son pâle; joues, parfois, avec des bandes noirâtres ou DEUNALTES ER RIRE RER RE 8.

Dipières nouveaux ou peu connus. 75

8. Thorax sans bandes dorsales: joues et face dépourvues de bandes foncées ML UE RARE A RP en UOTSOS.

(Brazil. Wiedem., loc. cit.)

Id. avec des bandes longitudinales; joues parfois brunûtres, ousravectdes#hantes once ess AI AMEN anNes 9.

9. Thorax avec trois bandes longitudinales foncées ; joues et face de couleur uniforme. ...... PR LOS eRRNT * inanis. (Europa. Linn., 1761, trifasciata Schranck, micans Fabr.)

Id. avec quatre bandes longitudinales; joues avec de larges

bandes brunes. ...... CS LUNA NES ee RUE IRAQ te se CO ITICINCLA, (Mexicus. J. Bigot, Ann. Soc. ent, Fr., 1875, p. 477.) 10. Abdomen avec des bandes transversales noirâtres ou bru- nâtres, dont une est parfois interrompue. ..... Fa 11.

Id, avec des taches ou macules noirâtres, brunâtres, ou bien, avec des bandes transversales toutes interrom- pue. PART 00 riens sas SRE Me. A 0

11. Face avec une bande médiane et les joues ordinairement brunälres, ou bien, avec des bandes brunâtres ou noirâtres ....... DRAM D SO EE 12.

Id. sans bande médiane; joues et face parfois d’une seule Couleurnuniorme rte ME re Eee ta CE 15.

12. Abdomen avec trois bandes transversales brunâtres ou noirâtres, dont une est parfois interrompue, derniers segments noirs ou noirâtres.....,. Snadoodnodocveec 15.

Id, avec deux bandes transversales brunâtres ou noirâtres, derniers segments noirs ou noirâtres............ .. plorans.

(Brazil. Rondani, Esame d. var. spec. d. Insett. Ditter. Brazil., Torino, 1848.)

13. Id, avec les trois bandes transversales entières. .......... 14.

Id, avec la éroisième bande transversale interrompue ; ailes

76

14.

15. Joues brunâtres, ou bien, avec des bandes brunâtres ou

DOTA TES A PAS Rene ie de LT et ei ARNE 16. Face et joues d’une même couleur uniforme et pâle....... 20. 16. Abdomen avec trois bandes transversales noirâtres ou bru-

naires.. 2. cnbbentsobe he Me TRE RER 17È Id. avec deux bandes transversales noirâtres ou brunâtres. . 18. 17. Thorax d’un fauve pâle, avec un large disque violacé, cui-

vreux ; ailes presque hyalines, sauf le bord externe

légèrement teslacé ; cuisses testacées, avec l’extrémité

marquée de brunâtre à la face interne, tibias et tarses

DANS RSR dre Led ee ua ie Cle eee CE * purpurifera,

13.

J.-M.-F, BIGOT.

avec une macule brune au bord externe et l’extrémité enfumée; pieds noirs, base des tibias brunâtre...... :

(Surinam. Wiedem., loc. cit.) Tête un peu plus large que le thorax, très fortement con- vexe chez le mâle; joues et face uniformément pâles.. (Mexicus. Wiedem., loc. cit.)

. Id. au plus, de la même largeur que le thorax, médiocre-

ardua.

* [æta.

ment convexe chez le mâle ; joues noirâtres..... * variegata.

(Mexicus. J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1875, p. 478.)

(Oaxaca. J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1875, p. 477. varians ? id., loc. cit., p. 481.)

Id. avec trois larges bandes longitudinales d’un violet cui- vreux; ailes d’un testacé jaunâtre ; pieds lestacés, base des cuisses, extrémité des tibias et des tarses, brunes. * (Mexicus. J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1875,

p. 481, purpurifera ? id., loc. cit., p. 477.)

Thorax avec un large disque à reflets cuivreux maculé de NOT EN UESSONS PE EN ANR MINES MSERRELE (Brazil. Rondani, Esame, loc. cit., 1848, olim

vaga, loc. cit. (nec vaga Wiedem.)

Id. sans disque et sans reflets de nuance métallique... 1

Varians.

parva.

19.

21.

23.

Diptères nouveaux ou peu connus. 77

Ailes entièrement jaunâtres ; ventre à base noirätre; joues ÉTUNAES ANR ER RER M ERUTUR * zonaria.

(Europa. —Poda, 1761. bifaciata Scopol., —inanis Fabr., bifasciata Rond.)

Id. avec une large macule brunâtre, un peu diffuse, sise

vers l'extrémité, . ........ HAE Sin) MP CNE CE .. elegans. (Hispania. Loew, Wiener Entomol. Monatschr., 1862.)

. Abdomen avec trois bandes transversales, et, ordinaire-

ment l’extrémité, noirâtres. ........,.......,..... ve 21%

Id. avec deux bandes semblables, la première parfois inter- rompue, extrémité ordinairement noire ou noirâtre.…. 25.

Ailes entièrement, ou du moins, largement teintées de jau- nâtre ; pieds en majeure partie fauves. .......,...... 22P

Id, hyalines, sauf le bord externe; pieds bruns, sauf la base _des tarses......... D EE AA decorata.

(Makassar. Walker, Journ. Proceed. Linn. Soc. London, 1859.)

. Id. entièrement jaunâtres, sauf une large macule diffuse,

sise à l'extrémité, grisâtre; pieds fauves, postérieurs un peu brunätres; ailes, 1°° cellule postérieure (Rond.), légèrement concave à son extrémité. . ....,.... * nubeculosa. (China ? J. Bigot, Ann, Soc. ent. Fr., 1875, Cp /17/12) Id, d’un testacé pâle; pieds fauves, extrémité des tibias et Pasta DURE RAA DURS NUE SR TU DER pallida (Guyannensis. Wiedem., loc. cit., 1830.)

Abdomen avec les deux bandes transversales entières, base, extrémité, ordinairement noirâtres....... RASE PR 9h.

Id. avec la dernière bande transversale interrompue : ailes hyalines, stigmate noirâtre, allongé, extrémité enfumée ; PIEHSAES ACER EE A dr 140 IRANR SAONE tympanitis,

(Amer. merid. Wiedem., loc. cit., 1830.)

78 J.-M.-F. BIGOT.

2h. Ailes avec une large macule médiane, grisâtre, diffuse, extrémité de même nuance; antennes fauves, avec

l'extrémiLlé DTUNE SE. 0. 0 Re trifasciata.

(Java. Wiedem., loc. cit., 1830.)

Id. hyalines, nervures transversales bordées de brunûtre ; thorax verdâtre ; pieds bruns, genoux fauves, anté- TIGUTS FOUSEALTES ee ane see Ne CEE

(Mexic. —Jaennicke, Neue Exot. Dipt. Frankf., 1867.)

25. Dessous du thorax avec quelques macules noires; ailes hyalines à leur extrémité; balanciers d’un blanc jau- ATOME selon etete ee ete cn Qc PO PUS

(Amer. merid., Cuba. Wiedem., loc. cit., 1830. pallens ? Rond., Esame, loc. cit., 1848, sexpunc- tata? [Guba] Loew, Wien. Ent. Monats., 1861, p. 38.)

Id. sans macules noires en dessous; ailes grisâtres à leur extrémité ; balanciers verdätres............. MAT (Brazil. Rondani, Esame, loc. cit., 1848.)

26, Thorax sans bandes longitudinales brunâtres. ............ Id. avec quatre bandes longitudinales brunâtres ; ailes jau-

nâtres, avec l'extrémité et les nervures transversales teintées de brunâtre. ....... APS ES ES ES CA

(Cuba. Loew, Berlin. Entom. Zeitschr., 1865.) 27. Dessus du thorax brun, ou bien, cuivreux; aïles plus ou

moins roussâtres ou grisâtres, dépourvues de macules noires au bord externe. .......,,......, On ec Ù

Hd. entièrement jaunâtre et sans reflets métalliques ; ailes hyalines, un point noir au bord externe; bords posté-

Haagii.

pallens.

testacea.

apicalis,

28.

rieurs des segments abdominaux brunâtres..... * punctifera.

(Amazonia. J. Bigot, loc. cit., 1875, p. 475.)

28. Thorax testacé, avec un large disque d’un violet cuivreux; ailes presque hyalines, un peu jaunâires à la base ainsi

qu’au bord externe. .......,.... 10020000 0a0300 . adjuncta.

(Exot. Pays? Walk, List Dipt. Ins., Lond., 1849.)

Diptères nouveaux ou peu connus. 79

Thorax d’un brun luisant en dessus; ailes d’un gris pâle, nervures transversales bordées de gris............. aperta. (Mexicus, Walker, Trans. Ent. Soc. Lond., 1857.)

Division E.

Milo AUS Er 7AMAUNICOINRE PRE EE RE APN 1e UN DICO ONE Re a TE PR REA ee ete. à 8. AT NOTE ee ie ee here ne De Id. fauve ou jaunätre............ ALP PRRE P ET E eme E 5. 2. Antennes, segment rougeâtre: face, au moins en son

milieu dun JAUNAIre Claire ee Re CR 3. Id., segment noirâtre ou brun foncé ; face plus ou moins

DTURALTER ren mile Grenier RAR re de nu de hi.

3. Abdomen, villosité apicale fauve ou jaunâtre ; face conoïde assez allongée, acuminée, concave et calleuse.. * bombylans. (Europa, etc. Linn., Faun. Boïc., 1792; Meïg., Macq., Rond., Schiner. melanopyrrha Siew.—poco- pyges Poda = plumata De Géer, mystacea id., = plumata Gmel.)

Id., id. blanchâtre; yeux, 4, contigus en avant, seulement au milieu du bord orbitaire. ........... CRE UURAR adulterina. (Italia, Rondani, Dipter. Ital. additis, 1865.) h. Villosité faciale noire; abdomen, villosité apicale d’un fauve

rougeâtre ; yeux d', Contigus en avant, sur une grande partie du bord orbitaire........,..... PRIME AN hybrida.

(Italia. Rondani, loc. cit., 1865.) Id. jaune; abdomen, villosité apicale blanche; yeux &, con- tigus en avant, sur une grande partie du bord orbi-

LANCER CEE ten Na ne de UN UE . Spurit (Rondani, loc. at 1865.)

5. Abdomen bicolor; antennes diversement colorées......... 6. Id., unicolor, couvert d’un épais duvet fauve; antennes, dusegmentnoiTAlle. LL. ..Cre Lee. +... Vulpina

(Europa. Meigen, Syst. Beschreib., 1830.)

80

6.

10.

J.-M.-F. BiIcor.

Pieds, en grande partie noirs; antennes, segment plus ou moins brunâtre; ailes, bord externe en majeure EH EE CEST ET STATE CORDES CR PARLER DL ERA PRES DS 712

Id. presque entièrement jaunâtres; antennes, segment jaunâtre; ailes, bord externe en majeure partie bru- nâtre; villosité abdominale noire, jaunâtre à la base. (inearis. (Exot. Pays ? Walker, Dipter. Saunders, 1865.) Villosité abdominale noire, jaunâtre ou blanchâtre à l’extré- MATLÉLATATSESANOILATES EEE RE EEE proxima. (Italia. Rondani, Prodrom., 1857.) Id. jaunâtre à la base; tarses fauves; face conoïde, allon- gée, fortement concave et calleuse................ * evecta. (Amer. septentr. Walker, Dipt. Saunders, 1865.) 1d. noire à la base; antennes, segment diversement colorés TArSeSiNOITS VERRE AR SE ER 9. Id. jaune à la base, de chaque côlé, jaune ou roussâtre à l’extrémité ; pieds noirâtres, tarses fauves; ailes, ner- vures transversales, extrémité des longitudinales, bor- dées de brunâtre; face conoïde, allongée, concave et GENS 408 20 sc06 codec A CSS TMS L Go . * facialis. (California. Williston, Proc. Am. Phil. Soc., 1882.) Antennes, segment noir; villosité abdominale-noire, rou- Seabre A NEXITÉMULÉA TE OU medio CLR EE alpicola. (Etalia. —Rondani, Prodromus, 1857. —hæmorrhoi- dalis, pt. Zett. Ins. Lapponica.) Id., segment fauve, au moins en majeure partie; extré- mité abdominale de nuances diverses.........,...... 10. Abdomen noir, rougeûtre à l'extrémité. .............. incestuosa. (Italia. Rondani, Dipter. Ital. additis, 1865, = hæ- morhoidalis pt., Zelt., Insect. Lapponica.) Id. blanchâtre à l'extrémité. ........... SALE ne * mystacea. (Linn., loc. cit., 1792; Macq., Rond. pennata Scopoli, plumata Fall., Meig., Macq., = tricincta Poda, = apiaria Panzer.)

Diptlères nouveaux ou peu connus.

Genre Phalachromyia.

Tibias postérieurs densément ciliés en arrière; écusson parfois

81

DilobE PAU DOTAPOSETIERR EP NAME ERREURS 4, Id. non ciliés en arrière; écusson de forme normale...... 2): 4. Écusson fauve, paraissant bilobé au bord postérieur ; face noire, callosité fauve; ailes avec une large macule diffuse, brunâtre, près de son extrémité, ..,....... . hirtipes. (Brazil, Yungas, Macq., Dipl. Exot., Supplém., 1850.) Id. fauve et de forme normale; face noire au milieu, deux bandes latérales, étroites, fauves................. * vicina. (Mexique. J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1883, p. 86.) 2, Face noire, avec, parfois, des bandes jaunâtres sur les côtes OUISURMESIIOUCS AE EMA Ne Lee NU rte nue 2. Id, jaune, jaunâtre, fauve, ou, verdâtre, ordinairement avec des bandes noirâtres sur les côtés ou sur les joues... 6. 3. Écusson de couleur foncée, souvent métallique, au moins en PLRONUCSDALLICR RE A CRU PSN ns L, Id. entièrement jaune, jaunâtre, ou, fauve......... * nigrifacies.

(Mexique. J. Bigot, loc. cit., 1875, p. 479.)

h. Antennes d’un brun châlain à base roussâtre ; face noire : joues noires ; avec des lignes fauves; ailes d’un jaune roussâtre extérieurement, stigmate pâle; abdomen noi-

râlre, avec deux macules basilaires, jaunâtres. * melanorhina.

(Mexique. J. Bigot, loc. cit., 1883, p. 86.)

Id. plus ou moins jaunâtres; joues id.; abdomen parfois unicolore ; face parfois dépourvue de bandes jau- LE MED don RO OA ee Sears os

(1883) 4"° partie, 6.

a

D

J.-M.-F. Bicor.

Joues testacées ; ailes assez claires, un point stigmatique noir; abdomen avec deux larges macules basilaires un peu translucides, blanchâtres.........,....... subrostrata.

(Brazil. Rondani, Esame d. var. spec., elc., Torino, 1848.) Id. blanchätres ; face avec deux bandes de même couleur ; abdomen unicolore ; ailes un peu brunâtres....... nigriceps. (Cap de B.-Esp. Schiner, Novarra Reise, 1868.)

Écusson entièrement de nuance très foncée, souvent mé- HITQUEN ARE RAR D TE MN EEE ER 7e

Id, fauve ou jaunâtre, au moins en grande partie. .... ... 41

Face ou joues avec des bandes noirâtres; pieds, antennes deNCOUlEUTS VATIÉ ES APE PEER TES PASSE 8.

Id. id. unicolores; pieds ordinairement unicolores ; antennes ONUINAITEMENL OTANLÉES eee eme LT ET EE : 9.

Cuisses de couleur verdätre ? ; face dépourvue de bande MÉTRO eau MMA ONE Ait Me Te * vaga.

(Brazil. Wiedem., Aussereurop. Zweifl. Insekt.,

1839; nec, Volucella vaga Rondani, Esame, elc., 1848;

G. Phalachromyia id., Schiner, Novarra Reise, 1868.)

Id. noires ou noirâtres ; face avec une bande médiane... .. 10. Entièrement d’un cuivreux violacé; ailes un peu brunâtres extérieurement ; pieds entièrement noirs...,..... * nigripes. (Chili. —J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1857, p. 296.) Entièrement noire, peu ou point mélallique; ailes presque hyalines, avec un point stigmatique noir ; pieds noirs. concolor. (Chili. Philippi, Verhandi. k. k. z. b. Gesellsch. Wien, 1865, p. 795.)

10. Pieds entièrement noirs; thorax, écusson, fauves, chacun

avec un large disque d’un cuivreux rougeâtre....... yprasina. (Amer. merid. Schiner, Novarra Reise, 1868.)

Diptères nouveaux ou peu connus.

Pieds, genoux jaunâtres, tarses à base rougeâtre; thorax, écusson, entièrement noirs, à reflets bleuâtres ; joues

85

NOÏTALEE SRE AIRES NE QE ARR AE QT OA TS subcærulea.

(Amer. merid. Rondani, Dipl. Exot., Arch. p. 1. Zoolog., Modena, 1863.)

41. Thorax sans bandes longitudinales. ...,....... RU Id. avec des bandes longitudinales brunes. ,.,......,....

12. Épistome noirâtre au milieu ; thorax fauve, avec des reflets

44.

bronzés, mais, sans disque dorsal. ............ submetallica.

(Brazil. Rondani, Esame, loc. cit., 1848.)

Id. pâle au milieu; face sans bande médiane, mais, parfois, avec des bandes latérales; thorax, tantôt entièrement noir, tantôt avec un disque dorsal, plus ou moins métal- NOR et ee ed ne ee a A te

13.

13. Thorax entièrement noir ; antennes et face, fauves. rufoscutellaris.

(Chili. Philippi, loc. cit., 1865.)

Id. fauve clair, avec un disque dorsal assez foncé, à reflets métalliques ; joues à bandes noirâtres; antennes fau-

ESP CO En Ce Me EN EE De EU * argentina.

(Buenos-Ayres.—J. Bigot, Ann. Soc. ent, Fr., 1883, D87:) 44. Abdomen noir, segment blanchâtre, avec deux bandes

latérales, transversales, jaunâtres; thorax avec trois bandes longitudinales, inégales ; antennes fauves...

(Buenos-Ayres. J. Bigot, Ann. 1883, p. 88.)

Abdomen jaunâtre, avec deux bandes brunes transversales: thorax avec trois bandes longitudinales brunes; an- tennes fauves....... COM TNT DE US OO D Dee EI 0

(Colombie, Schiner, Novarra Reise, 1868.)

* soror.

8/, J.-M.-F. BIaor.

DESCRIPTION DES ESPÈCES NOUVELLES

Genre Wolucella (Geoffroy). Division 4. V. FULVICORNIS, G', ® (nov. mihi).

Long. 8 mill. Varidis, metallica, cinereo tomentosa. Antennis obscure testaceis, cheto ferè albido; calyptris sordidè albidis, halteribus apice albis; pedibus nigris, geniculis, tibiis tarsisque basi, obscure fulvis ; alis pallidè fulvis, externe, latè testaceis. ©. Hyacinthina.

D'un vert bronzé avec légers reflets violacés, couverte d’un fin duvet gricâtre, clair semé ; antennes d’un testacé obscur, chète blanchâtre ; cuillerons d’un jaunâtre clair, balanciers avec la massue blanche ; pieds noirâtres, genoux, base des tibias et des tarses, d’un fauve obscur ; ailes d'un jaunâtre pâle, notablement plus foncé au bord externe et à l’extré- mité.— ©. Violet bleuâtre, brillant, Antennes, segment assez allongé, étroit, oblong ; face, en forme de cône assez allongé et acuminé, fort con- cave sous les antennes et fortement tuberculée; ailes, et nervures longitudinales (Rondani), anastomosées assez loin du bord, la légère- ment sinueuse et forlement courbée en dehors à son extrémité; yeux velus.

Panama (4 &, 2 ©). Ma collection.

V. TAU, © (nov. mihi).

Long. 8 mill. Nuda, pallidè flavida. Vertice puncto nigro; antennis testaceis; genis nigro limbatis; thorace disco nigro nitido, lato, retror- sum profundè emarginato ; abdominis segmento nigro, vitt@ angustä transversali, et, longitudinali medianä, nigris ; pedibus obscurè fuscis, geniculis, tibiisque, latè, pallide fulvis ; halleribus testaceis ; alis ferè hyalinis, extrinsecüs pallidè testaceis, puncto stigmaticali fusco notatis, venis transversis longitudinalisque obscurè fusco marginatis.

Glabre, d’un jaunâtre luisant. Antennes, segment brunâtre, chète de même couleur; face d’un jaune pâle, un point ocellifère noir, une bande noire perpendiculaire sous les yeux ; thorax orné d’un large disque noir, profondément et irrégulièrement échancré en arrière, de façon à former A ou 5 dentelures plus moins longues, plus ou moins élargies, l’inter- médiaire à peine distincte, les latérales courtes et grêles, flancs noirs,

Dipteres nouveaux ou peu connus. 89

avec deux macules obliques, jaunâtres; écusson et balanciers d’un jau- nâtre pâle; abdomen de même nuance, segment noir, s’unissant avec une bande transversale étroite, sise en arrière du segment et n’attei- gnant pas les côtés, par le moyen d’une ligne médiane, le tout formant un T renversé, noir; ventre avec une large macule médiane, allongée, noire, segment un peu teinté de brunâtre sur les côtés; cuisses noi- râtres, genoux fauves, tibias et tarses largement teints de la même nuance; ailes, un peu grisälres, bord externe, vers le stigmate, jaunâtre, avec une pelilte tache noirâtre, toutes les nervures transversales et l’extrémité des longitudinales, bordées de brun, de telle sorte qu’elles semblent maculées de 7 ou 8 taches régulières. Antennes, segment allongé, assez étroit, oblong ; yeux velus; face en forme de cône allongé, acuminé, ni concave, ni tuberculée; ailes, nervure longitudinale (Ron- dani) légèrement sinueuse et fortement courbée en dehors à son extré- mité, anastomosée avec la assez loin de la coslale,

Mexicus (1 spécim.). Ma collection. Division BB. V. SAPHIRINA d, $ (nov. mihi).

Long. 40 mill. Hyacinthino cærulescente, nigro tomentoso. Antennis, segmento fulvo, chæto fuscano ; pedibus nigris ; alis pallidè cinerascen- tibus ; calyptris et halteribus fuscis.

Entièrement d’un bleu violacé brillant; antennes brunes, segment orangé, chète brunâtre ; le corps entièrement clair semé d’un fin duvet noirâtre; pieds noirs, avec de légers reflets verdätres ; balanciers et cuille- rons noirâtres; ailes un peu grisälres. Yeux velus ; face, en forme de cône un peu obtus au sommet, très concave sous les antennes et forte- ment tuberculée; ailes, nervure longitudinale, ni sinueuse, ni forte- ment courbée en dehors à son extrémité, anasiomosée avec la assez loin de la costale ; antennes, segment ovaloïde, médiocrement allongé.

Chili (4 &, 1 $). Ma collection.

V. EVECTA (Walker).

Un exemplaire d, provenant de la Californie, ne paraîl différer de la femelle, décrite par Walker, que par la coloration de la villosité abdomi- nale, entierement noire, avec la base seule, Jaune.

86 J.-M.-F. BIGOT.

Genre Phalachromyia (Rondani).

P. viciNA G' (nov. mihi).

Long. 6 mill Antennis pallidè fuscis, chæto flavido; facie nigrä, nitidä, utrinque fulvo vittaté; thorace nigro, nitido, obscurè ænescente et nigro tomentoso, scutello fulvo ; abdomine fusco subnitido ; calyptris cinereis, halteribus albidis; pedibus nigris, tibiis posticis, retro, dense et longe nigro ciliatis, tarsis fulvis, apice nigris, anterioribus nigris ; alis ferè hyalinis, basi et extrinsecus lestaceis, apice latlè infuscatis.

Antennes brunâtres, chète testacé ; face d’un noir luisant, avec deux bandes latérales, étroites, fauves ; thorax noirâtre, avec de légers reflets métalliques et duvet noir; écusson de forme normale, fauve luisant; abdomen d’un noir brunâtre peu luisant; cuillerons gris, balanciers blan- châtres ; pieds noirs, tibias postérieurs longuement et densément ciliés en arrière de poils noirs, tarses fauves, noirs à la base et à l'extrémité, tarses antérieurs entièrement noirätres; ailes grisâtres, base, bord exté- rieur et nervures, d’un fauve pâle, extrémité largement brunâtre. Antennes, segment médiocrement allongé, assez étroit, oblong ; yeux velus ; face, en forme de cône assez allongé, concave sous les antennes, médiocrement tuberculée: ailes, et nervures longiludinales attei- gnant séparément la costale, assez près l’une de l’autre à leurs extré- mités, un peu courbée en dehors.

Voisine de la V. hirtipes (Macq., Dipt. Exot.). Mexicus (1 spécim.). Ma collection.

P. MELANORHINA © (nov. mihi).

Long. 7 mill Toia fusca, subnitida, obscure hyacinthina. Antennis pallidè fuscis ; capite, nigro nitido, facie, utrinque fulvo vittatä, fronte transversim carinatà ; pedibus nigris (posticis ?), tarsis anticis et inter- mediis fulvis, basi et apice fuscis ; calyptris infuscatis, halteribus testa- ceis ; abdomine basi, utrinque, obscurè fulvo notato ; alis pallidè flavis, extrinsecüs et apice flavidioribus.

Entièrement d’un brun foncé assez luisant, avec quelques reflets d’un violet obscur ; à peu près glabre. Tête entièrement d’un noir luisant, face

Dipières nouveaux ou peu connus. 87

avec deux lignes latérales, étroites, fauves ; antennes d’une nuance chà- tain assez clair, à base fauve; front déprimé et portant une sorte de saillie transversale au-dessus des antennes ; abdomen, de chaque côté du segment avec une macule basilaire fauve, peu distincte ; cuillerons brunâtres, balanciers d’un fauve pâle; pieds noirâtres (les postérieurs manquent), tarses fauves, avec la base et l'extrémité brunes ; ailes jau- nâtres extérieurement, largement, ainsi qu’à l'extrémité et le long des ner- vures, les transversales, légèrement, bordées de brunâtre. Antennes, segment médiocrement allongé, oblong; yeux brièvement tomenteux ; face, en forme de cône assez allongé, concave sous les antennes et tuber- culée ; ailes, et nervures longitudinales atteignant séparément la costale, assez éloignées l’une de l’autre à leurs extrémités.

Semble voisine de l’Asrtipes (Macq., Dipt, Exot.) ? ou, de la nigrifacies (J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 4875) ?.

Mexicus (4 spécim.) Ma collection. P. ARGENTINA G' (nov. mihi).

Long. 9 mill. Antennis fulvis; facie testaced, utrinque, subtüs oculis, nigro vilitalä; thorace fulvo pallido, disco lato, quadrangulure, nigro, pleuris fuscanis; scutello testaceo; abdomine nigro, utrinque maculis duabus transversis, elongatis, testaceis ; pedibus fuscis, geniculis, tibiis basi, latè, tarsorumque basi, pallidè fulvis ; alis pallidè cinereis, vittis transversis el stigmate fuscanis ; facie conicä, longä, callosä.

Presque glabre. Antennes fauves; face jaunâtre, avec deux bandes noires, étroites, au-dessous des orbites ; thorax d’un fauve clair, avec un large disque carré, d’un noir luisant, flancs noirâtres ; écusson fauve clair; cuillerons petits, roussälres, balanciers testacés ; abdomen d’un noir lui- sant, avec, de chaque côté, deux larges demi-bandes transversales testa- cées, sises à la base des segments; pieds d’un fauve clair, base des cuisses, extrémilé des tibias et des tarses, brunes; ailes un peu grisâtres, à base d’un .jaunâtre pâle, nervures transversales et stigmate bruns.

Peut-être une simple variété de la P. soror (mihi) ?. Antennes, seg- ment oblong ; face concave, conique, assez allongée et fortement calleuse ; yeux velus; ailes, et nervures longitudinales séparées à leur extré- mité.

Buenos-Ayres (1 spécimen). Ma collection.

88 J.-M.-F, BIGOT. Daiptères nouveaux ou peu connus.

P. soROR @ (nov. mihi).

Long. 9 mill.— Antennis fulvis ; facie testaceä, utrinque subiùs oculis, fusco vittaté ; fronte cinereo-flavo, super antennas fusco notalà ; thorace omnino testaceo, vittis tribus fuscis lateralibus, antè abbreviatis ; scutello pallidè testaceo; abdomine nigro, basi, latè sordidè albido, utrinque ma- culis magnis, elongatis, transversis, testaceis ; tibiis pallidè fulvis, femo- ribus, basi, tibiis tarsisque, apice, angustè infuscatis; alis pallidè cine- reis, venis transversis et sligmate, fuscis.

Corps luisant, avec un court duvet clair-semé, jaunâtre. Antennes fauves ; face testacée, avec, de chaque côlé, une ligne noire sous les orbites ; front d’un gris jaunâtre, avec une macule triangulaire au-dessus des antennes et une tache ocellifère, brunes ; thorax testacé, avec trois bandes longitudinales brunes, les deux latérales situées en arrière et s’arrêlant à la suture; écusson d’un teslacé pâle ; cuillerons petits, blanchâtres, ainsi que les balanciers; abdomen d’un noir luisant, segment blanchâtre, avec une ligne médiane, étroite, brune, puis, de chaque côté, une large demi-bande transversale d’un fauve pâle ; pieds fauves, un peu de bru- nâtre à la base des cuisses ainsi qu’à l'extrémité des tibias et des tarses ; ailes grisâtres, légèrement jaunâtres à la base, un peu de brunâtre sur les nervures transversales et au sligmate. Yeux tomenteux; face en forme de cône acuminé, fortement calleuse ; ailes, el nervures lon- gitudinales séparées à leur extrémité.

Peut-être est-ce une variété de la P. argentina (mihi), à moins que ce n’en soit la femelle ?.

Buenos-Ayres (1 spécimen). Ma collection,

DESCRIPTIONS

DE

Coléoptères nouveaux ou peu connus

récollés par M. Raffray en Abyssinie

Par M. Léox FAIRMAIRE, Membre honoraire.

(Séance du 13 Décembre 1882.)

CALOSOMA RaFFrAyI. Le nom de Calosoma caraboides donné par M. Raffray ayant été déjà employé par Heer, dans sa Faune du terrain tertiaire d'OEningen, il est nécessaire de le remplacer.

CymiNDis RAFFRAYI. Long. 5 1/2 à G 1/2 mill. Brunneo-fusca, nitida, prothorace piceo, marginibus rufescentibus , elytrorum vitta marginali sat angusta, macula humerali oblonga, basi cum vitta margi- nali confusa, pedibus, ore antennisque testaceo-rufescentibus ; capite con- vexiusculo, fere lævi, ad oculos punctato et ulrinque impresso, mandibulis obscuris ; antennis medium corporis haud altingentibus, articulo 2 quarto parum breviore; prothorace transverso, antice capte paulo latiore, postice gradatim sat fortiler angustato, lateribus basi haud sinuatis, margine postico utrinque sat forliter obliquato, angulis paulo prominulis, dorso fere lævi, medio sulcato, utrinque sal longe impresso et rugosulo: elytlris striatis, striis subliliter punctatis, intervallis planis, luxe subtiliter punctulatis, stria marginali grosse 'punctata, margine apicali oblique truncato, ad angulos rotundalo; sublus rufescens, nitidior, abdomine piceo.

Montagnes d’Abyssinie, à 4,300 mètres.

Cette espèce ressemble beaucoup à la CG. humeralis ; elle est bien plus petite, la tête et le corselet sont moins ponctués, ce dernier est plus court, les élytres sont bien plus finement striées, les stries plus finement ponctuées, presque effacées à l’extrémité, et l’angle apical externe est plus arrondi.

Ann. Soc. ent. Fr, Juillet 1884.

90 L. FAIRMAIRE,

4. CALATHUS VAGESTRIATUS Fairm., Naturaliste, 1882, 191. Long. 8 mill. Oblongus, modice convexus, nitidus, piceus, prothorace, cor- pore subtus, pedibus antennisque piceo-rufis ; capite lævi, inter antennas bifoveolato, prothorace transversim quadrato, lateribus antice tantum rotundatis, margine postico late sinuato, dorso medio longitudinaliter striato, bast utrinque striola brevi impresso; elytris apice tantum angus- tatis et rotundatis, subtiliter striatis, striis suturam versus paulo pro- fundioribus, stria punctis 5 sat grossis, apice punctis 5 grossis signatis, intervallo marginal grosse punctato.

Montagnes d’Abyssinie. |

Ressemble à l’ochropterus, mais plus large, les élytres moins ovalaires, plus parallèles, le corselet est bien plus large, les impressions de la base sont réduiles à de courtes stries ; le pli basilaire des élytres forme aux épaules une très petite dent.

2, C. PARVICOLLIS Fairm., Naturaliste, 1882, 191. Long. 7 1/2 mill. Oblongus, parum convexus, antice atlenuatus, piceus, nilidus, pro- thorace interdum paulo dilutiore, antennis pedibusque rufo-piceis ; capite antice biimpresso; prothorace elytris angustiore, longitudine parum latiore, lateribus antice arcuatis, postice fere rectis, margine postico medio leviter sinuato et utrinque obliquato, angulis posticis oblusis, dorso basè late transversim depresso et ante angulos biimpresso, medio antice longitudinaliler sulcatulo; elytris ovatis, postice leviter ampliatis, obso- lete striatis, striis apice externo profundis, stria quadripunctata, puncio in intervallo sito, stria externa punctis grossis seriata, inter- vallo penultimo apice elevato.

Montagnes d’Abyssinie.

Ressemble encore plus à l’ochropterus que le précédent, à cause de ses élytres ovalaires ; mais la forme du corselet, dont les côtés se redressent un peu à la base, le distingue suffisamment,

CYLLODES RUFICEPS. Long. 3 1/2 mill. Brevissime ovatus, postice viæ attenuatus, apice valde rotundatus, niger, nitidus, capite prothora- cisque vitta marginali rufo-flavis, sublus cum epipleuris flavo-testaceo, antennis pedibusque paulo dilutius tlestaceis ; capite mediocri, subtiliter dense punctulato; prothorace elytris haud angustiore, longitudine plus duplo latiore, antice angustato, lateribus arcualis, angulis anticis obtusis,

Coléoptères d’Abyssinie. 91

margèine postico fere recto, prope scutellum breviter sinuato, utrinque levi- ter arcuato, angulis posticis fere obtusis, dorso subtiliter dense punctato ; scutello lato, angulato, sat dense punctulato; elytris sat latis, ab humeris paulalim et arcuatim altenuatis, apice simul rotundatis, angulo suturali obtuso, sat dense punclatis et obsolete lineolatis, stria suturali nulla.

Ressemble à une espèce des îles Viti, Ge picticollis Fairm., mais plus grand, avec la tête rousse, le dessous du corps d’un jaune testacé et les élytres sans strie suturale.

COLOBICUS AMPLIATUS Fairm., Naturaliste, 1882, 68. Long. 4 1/2 à 5 mill. GC. marginato valde affinis, sed major, latior, magis convexus, elytris brevioribus, apice magis rotundatis, prothorace ocellato-punctato, lateribus minus explanato, basi fortius marginato, scutello angustiore, minus truncato.

BOTHRIDERES CONFOSSICOLLIS. Long, 4 1/2 mill. Elongatus, sub- parallelus, dorso planatus, castaneus, nitidus ; capite sat parvo, subtiliter punctlato ; prothorace fere subcordato, postice angustato, lateribus basi sinualis, angulis parum productis, posticis acutiusculis, dorso subtiliter punctato, medio sulco profundo spatium oblonge quadrangulare convexzum includente, basi sulcis 3 rectis, intermedio mullo laliore ; elytris striatis, striis haud geminatis, subtiliter punctatis, stria duplicata, intervallis planis, bast et apice convexis, T°que acute costulatis, sutura elevata.

Ressemble au B. parallelus Gestro, Ann. Mus. Gênes, 1881, 659, dont voici la description, et qui provient de Bogos :

Castaneus, nitidus ; prothorace angulis anticis prominentibus, postice modice coarctato, toto angulos posticos leviter sinuato, his acutis pronu- nulis, disco tenue punctulato, medio\sulco profunde impresso spatium subrectangulare convexum includente, ad basin lineis quatuor impressis literam M fere similantibus ; elytris striatis, striès geminatis, interstitiis 8, D, 7 modice, basi et apice fortius elevatis, 5-7 leviter carinatis, Kéren.

Notre insecte diffère par le corselet, qui présente bien un sillon profond renfermant un espace subreclangulaire, mais cet espace est oblong, et les sillons de la base sont au nombre de 3, le médian bien plus large, en forme d'impression quadrangulaire oblongue ; les angles postérieurs ne

99 L. FAIRMAIRE.

sont pas aigus ; les stries des élytres ne sont pas géminées, la suture est relevée, le intervalle est légèrement caréné à l'extrémité, à peine à la base ; les el sont légèrement carénés.

Genre MONOMMA.

Les espèces abyssiniennes de ce genre se bornent encore à deux, décrites par M. Gestro et découvertes par le D’ Beccari dans le pays des Bogos. En voici les descriptions :

4. M. AByssiNiCuM Gestro, Annal. Mus. Stor. Natur. Gênes, 14872, 50. Long. 140 mill. M. giganteo valde affine. Supra nigro-brunneum, subtus dilutius, glabrum, nitidum, palpis nigris, apice brunneis. Elliptico- ovale. Caput valde et conferlim punclatum, epistomio dense punctulalo. Antennæ nigro brunneo, clava rufescente. Scutellum triangulare, haud excavatum. Elytra elliptico-ovalia, convexa, prothorace basi latiora, duplo et dimidio longiora, utrinque seriebus 9 punctatis, intervallis obsolete punctatis. Sternuim medio tenuissime sparsim punctulatum, late- ribus foveolis profundis confluentibus instruclum. Abdomen obsolete punc- tatum, segmento ultimo bilunato. Tarsi breves, crassi.

Trouvé à Kéren.

9, M. Anrinorit Geslro, loc. cit., 51.— Long. 5 4/2 mill. M. indis- tincto affine supra nigrum, subnitidum , subtus rufo-brunneum. Caput valde confertim punctatum, pilosum. Prothorax transversus pilosus, mar- gine antico et laleribus fascia rufescente instructus, angulis anterioribus productis rolundatis, posticis acutis, disco confertim lateribus crebrius punctulatus. Scutellum triangulare. Elytra elliptico-ovalia, prothorace triplo longiora, humeris rotundatis, punctlis lenuissimis parum distincte seriata, inter series paulo pilosa. Metasternum obsolete et sparsim punc- tulalum, lateribus rugosum. Abdomen confertim punctulalum, segmento ultimo bilineato. Pedes rufescentes.

Trouvé à Kéren et dans la vallée de l’Ansaba.

A ces deux espèces j'ajoute les trois suivantes, découvertes par nolre collègue M. Raffray.

3. M. suBopaAcuum Fairm., Naluraliste, 1883, 197. Long. 9 mill.

Coléoptères d’Abyssinie. 9e

Ovatum, postice attenualum, modice convexum, nigrum, fere opacum, subtus cum pedibus paulo nitidius; capite lato, brevi, antice fere trun- cato, dense punctato, antice lenuius ac densius ; antennis brevibus, arti- culis 3 ultimis brevibus, transversis, ultimo fulvo-pubescens, apice sub- emarginato ; prothorace elytris angustiore, longitudine duplo latiore, lateribus antice rotundatis, dorso subtiliter sat dense punctato: scutello subcordato, fere lævi: elytris ad humeros sat angulatis, utrinque seriebus 9 sat fortiter punctatis, intervallis planis, subtilissime punctulatis ; subtus sat tenuiter punctatum, proslerno lato, basi truncato, abdominis processu intercoæali obtusissime angulato, lateribus grosse punctatis, segmento ultimo utrinque profunde lunulato, lunulis mediis coeuntibus ; larsis sat latis, compressis.

Cette espèce est remarquable par sa forme ‘assez large, sa coloration d’un noir presque mat et les lunules de l’abdomen réunies au milieu ; les séries poncluées des élytres sont un peu affaiblies à l'extrémité et surtout à la base, elles ne forment nullement des stries. Les deux lunules du dernier segment abdominal sont profondes et bien réunies au milieu dont le bord interne reste pourtant angulé.

Voisin de l’abyssinicum, mais plus petil, d’un noir mat et plus ovalaire.

h. M. ATRONITENS Fairm., Naluraliste, 1883, 197. Long. 6 à 6 1/2 mill. Ovato-oblongum, postice angustatum, convexum, fuscum, niti- dum, capite prothoraceque antice vage picescentibus ; capite brevi, dense punctato, antice levissime sinuato ; prothorace brevi, antice angustato, lateribus arcuatis, paulo explanatis, margine postico, ad scutellum valde angulalo, utrinque bisinuato, dorso dense ac inæqualiter punctato ; scu- Lello transversim cordato, basi emarginato, apice acuto ; elytris ovatis, fere a basi postice attenuatis, stris sat lalis sed vix impressis, granulato- punctatis, ad latera evidentioribus, intervallis densissime subtiliter punc- lulatis ; subtus nitidum, fulvo-pubescens, punctatum, prosterno sat paral- lelo, sat angusto, basi valde angulato, processu intercoæali angulato, abdomine sat dense punctulato, segmento lateribus rugato, ultimo foveolis 2 angulatis, margine basali medio lobato signato; tarsis graci- libus, piceis.

Gette espèce est remarquable par sa forme oblongue, convexe, notable- ment rétrécie en arrière; les stries des élytres sont à peine enfoncées et marginées d’une série de fines granulations plutôt que ponctuées; les

9! L. FAIRMAIRE.

intervalles sont presque un peu convexes, couverts d’une ponctuation fine, extrêmement serrée; les deux lunules du dernier segment abdominal se touchent presque, mais il y a une petite séparation.

5. M. NOTABILE Fairm., Naturaliste, 1883, 197. Long. 5 mill. Ovatum, subellipticum, modice convexum, nigro-fuscum, parum nitidum, antennis, palpis tarsisque obscure piceis ; capite prothoraceque dense tenui- ter acupunctatis, fere strigosulis, illo summo utrinque sat late foveato, antice fere truncato; prothorace a basi antice angustato, laleribus fere rectis, margine postico medio obluse angulato, utrinque recto, ante oculos tantum paulo sinuato, margine antico medio arcuato, angulis anticis paulo productis, rotundatis ; scutello nullo ; elytris post medium tantum atte- nuatis, subtiliter punctato-substriatis, striis ad latera magis impressis, intervallis subtilissime punctulatis; subtus subtiliter punctulatum , pro- sterno sat angusto, basi valde angulato, processu intercoæali recte trun- cato, lateribus marginato, abdomine lateribus fortius punctato, segmento ultimo lunula profunda, medio valde angulata signato ; tarsis sat bre- vibus, articulo crasso.

Espèce distincte par sa petite taille, sa forme un peu elliptique, moins atlénuée en arrière, par la forme du prosternum et de la saillie coxale, et par les deux fosseties du sommet de la Lête.

DrILUS RAMOSUS Fairm., Naturaliste, 1883, 205. Long. 6 mill. Oblongus, conveæus, brunneus, prothorace capiteque brunneo-rufescen- tibus, pedibus, antennis, prothoracis limbo elytrorumque sutura flavo- testaceis, undique fulvo-villosus ; capite lato, perpendiculari, vage punctato, antice medio impresso; antennis medium corporis haud attingentibus, articulis 4-11 longe ramosis, véllosis, articulo late triangulari ; pro- thorace elytris angusliore, transverso, antice vix sensim angustato, mar- gène antico cum angulis rotundato, dorso rarius punctulato, basi margi- nato, ad scutellum et utrinque leviter sinuato ; scutello testaceo, oblongo- acuto; elytris subparallelis, apice separatim obtuse rotundalis, leviter striatulis, strüis parce punctaiis, transversim obsolele rugosulis, inter- vallis convexiusculis; abdomine apice utrinque fulvo-ciliato, ano fulvo.

Voisin du-D. pulchellus Gestro, Annal. Mus. Genov., 1878, 319, égale- ment d’Abyssinie ; mais ce dernier est plus grand, d’an jaune testacé, avec les élytres noires, irrégulièrement ponctuées, et a les angles postérieurs du corselet aigus, un peu saillants en dehors.

Coléoptères d’Abyssinie. 95

1. APATE (LIGNIPERDA) LIGNICOLOR. Long. 12 mill Elongata, cylindrica , castanea sat nitida, prothorace antice capiteque infuscatis, elytris apice paulo obscurioribus; capite dense tenuiter asperulo-punctato, antice longe villoso, villis intus et antice brevibus; antennarum clava fulva ; prothorace transversim quadrato, postice vix sensim atlenuato, angulis omnibus rotundis , lenuiter densissime punctato, antice abrupte declivi, dense sat tenuiter granulato, granis majoribus sparsutis, externis aculis ; scutello fere truncato, punctato; elytris elongatis, apice abrupte rotundatis et sat abrupte declivibus, sat fortiter dense punctatis, ulrinque lineis 3 leviter elevatis, apice carinatis, longiore, basi obliterata, sutura tlota elevata; subtus dilutius castanea, pectore lateribus dense tenuissime punctato.

Forme de l'A. cylindrica Gerst., mais bien plus petit, un peu plus

étroit et bien moins tronqué à l’extrémité; la coloration aussi est diffé- rente.

2. APATE (XYLOPERTHA) FORFICULA. Long. 3 1/2 mill. Cylindrica, oblonga, testaceo-rufescens aut pallide castanea, postice paulo infuscata, pedibus antennisque flavo-teslaceis ; capite summo strigoso-punctato, antice planato, punctato, longe sat dense fulvo-villoso ; antennarum clava magna, articulis 10°que late subtriangularibus, ultimo oblongo, longiore ; pro- thorace subquadrato, antice vix attenuato, parte antica abrupta, transver- sim tenuiler muricata, margine grossius muricato, dorso tenuiter asperulo- punctato, medio obsoletius, angulis posticis rotundatis; scutello punctato, apice quadrato, truncato ; elytris post medium oblique declivibus, utrinque ante apicem dente valido aculo leviter intus arcuato armatis, sat dense sat tenuiter punctatis, postice magis fortiter tenuiter fulvo-pubescentibus, intervallis paulo convexiusculis, sutura ad scutellum depressa, ad declivi- tatem valde elevata, apice fere dentata.

Voisin de l’A. Pierronit, de Nossi-Bé, mais le mâle n’a qu’une épine arquée à l’extrémilé de chaque élytre, sans dents au-dessus, ni au-dessous ; les élytres sont un peu plus courtes, très ponctuées, sans côtes ; la tête est garnie de longs poils, et les antennes sont terminées par trois articles très allongés.

3. APATE (BOSTRICHUS) INSIGNITA. Long. 41 mill. Cylindrica, migra, subopaca, sericans, elylris tuberculis concis dense breviter pilosis

96 L. FAIRMAIRE.

profunde atris, subtus cum pedibus paulo nitidior, antennarum clava picea ; capile lenuiter dense asperato, inter antennas transversim sulcatulo, antice pilis nigris parum dense hirto; antennis breviusculis, articulo crasso, minore, h-8 minoribus, ultimis paulo transversis, latis, 11° bre- viter ac obtuse ovato; prothorace elylris angustiore, antice angustato, postice constricto, inæquali, laxe granulato, utrinque postice tuberculo conico, antice ad latera luberculis k acute conicis, anteriore leviter recurvo, intus tuberculis minus acutis sat dense congestis ; scutello ovato, convexius- culo, punctato, pubescente ; elytris apice sat abrupte declivibus, profunde sat dense punctalis, tuberculis conicis, atro-setosis sat regulariter seriatis, intervallis longitudinaliter paulo elevatis, parte postica declivi haud tuberculata ; subtus tenuiter densissime punctata, pectore tenuiter stri- gosulo.

Ce bel insecte est remarquable par les saillies coniques, pointues, qui ornent les élytres et le corselet; ce dernier a en outre deux fortes épines, un peu arquées sur le devant du corselet. Il est très voisin de l’A. fasci- cularis Boh., de Cafrerie, auquel il ressemble par l’ensemble de la sculp- ture, la forme du corselet à angles postérieurs relevés, etc., mais la colo- ration est Loule noire, les faisceaux de poils des élytres sont remplacés par les Lubercules coniques pointus, et les côtés du corselet sont bien plus dentés et tuberculés; en outre, la pubescence est nulle,

H. APATE (BOSTRICHUS) TETRAODON Fairm., Naturaliste, 1883, 205. Long. 41 à 14 mill. Elongata, cylindrica, fusco-brunnea, modice nitida, elytris interdum picescentibus, sat dense fulvo-villosa ; capite subtiliter dense rugosulo, medio transversim depresso, antice arcuato et dense rufo- velutino, antennis sat brevibus, tenuibus, clava picea, laxe articulata; prothorace subquadrato, lateribus cum angulis posticis rotundato, antice paulo angustato, dorso subtiliter rugosulo, stria media longitudinaliter impresso, antice abrupto, scabrato, lateribus tuberculis acutis armatis, angulis anticis deflexis, acute hamalis ; elytris grosse ac inordinate punc- tatis, sutura et utrinque lineolis 2 leviler elevatis, apice oblique truncatis et utrinque tuberculis 2 validis conicis, acutis armatis, parte declivi vix inæquali, margine apicali crasso; © prothorace angulis anticis albis obtu- salis, elytris usque ad apicem punctalis, ante apicem declivibus iner- mibus.

Trouvé dans le Choa par Antinori, dont la mort est une grande perte

Coléoptères d’Abyssinie. 97

pour la géographie et l’histoire naturelle; communiqué par le Musée de Gênes.

L’armature de la partie postérieure des élytres distingue celte espèce de ses congénères d'Afrique et rappelle assez celle de quelques Apate d'Amérique; la pubescence assez dense qui recouvre le corps est aussi remarquable.

ARTHRODEIS PLICATULUS. Long. 10 à 142 mill. Sat breviter ovalus, valde convexus, niger, nitidus ; capite dense punctato, ad latera rugoso, carina frontali nulla, clypeo antice obtuse tridentato ; prothorace longitu- dine duplo latiore, antice a medio angustato, angulis anticis acutis, pos- licis fere rectis, dorso subtilissime parum dense punctulato, ad marginem lateralem leviter transversim plicatulo, margine antico pilis pallide fulvis dense obsito; elytris fere medio leviter ampliatis, postea attenuatis, apice obtuse rotundatis, dorso obsolete cicatricoso, post medium tenuiter aspe- “alo et apicem versus densius; pectore et abdominis basi longitudinaliter plicatis, abdomine subtiliter dense punctulato, femoribus rugosulo-puncta- lis ; pedibus anticis sat longe nigro-villosis, tibiis 2 anterioribus extus for- titer bidentatis.

Le faciès de cet insecte rappelle tout à fait celui des Leptonychus, mais les yeux sont cachés et les derniers articles des antennes sont conformés comme ceux des autres Aréhrodeis,

LEUCOLÆPHUS LATIFRONS Fairm., Naturaliste, 1882, 48. Long, 10 à 11 mill. Ovatus, crassus, modice convexus, fuscus, indumento griseo- cinereo dense vestitus, punclulis fuscis, breviter setulosis, subtiliter aspe- rulus; capite magno, lato, antice transversim impresso, labro nigricante, rugoso-punctato, rufo-villoso, antennis fuscis, articulis ultimis rufo- piceis ; prothorace capite paulo breviore, longitudine duplo latiore, late- ribus antice rotundatis, postice obsolete sinuatis, angulis posticis rectis, fere acutis ; scutello brevissimo, truncato ; elytris ovalis, minus subtiliter ac minus dense asperulis, utrinque lineis h et sutura anguste obscuris levissime elevatis, asperulis, longius setulosis ; tibiis anticis dentibus li armatis , Superiore parvo, tibis tarsisque h posticis longe tenuiter vil- losis,

Diffère de ses congénères d’Algérie par la tête plus large, les antennes (1883) partie, 7,

ys L. FAIRMAIRE.

moins grêles el les élytres plus convexes, plus courtes, couvertes d’aspé- rités, ayant chacune deux faibles côtes.

Je crois que le genre Mecopisthopus Karsch, Berl. Ent. Zeitschr., 1889, h6 (M. Rohlfsi, p. 47, pl. n, fig. 4, d'Audjila-Djalo), est identique avec le genre Leucolæphus. Le dessin de cet insecte et la configuration de l’an- tenne ne permellent guère le doute. La découverte de cetle espèce est intéressante en formant le lien entre les espèces algériennes, ou plutôt sahariennes, et celles d’Abyssinie.

A. HOPATRUM HUMERIDENS Fairm., Naturaliste, 1883, 205. Long. 11 mill.— Oblongum, subparallelum, modice convexum, fuscum, opacum, rubiginoso-subpubescens ; capite aspero-punctato, ad oculos valde angu- lato, antice triangulariler parum profunde emarginalo et supra paulo læviore et tuberculo parvo tnstruclo ; prothorace transverso, lateribus rolundetis, ante basin sinuatis, angulis posticis acutis, productis, mar- gine postico utrinque late sinualo, dorso asperato, ad latera sat late deplanato; scutello triangulari, rugosulo; elytris apice rotundatis, ad humeros acute angulatis, breviter dentatis, margine externo basi crenu- latis, punctato-striatis, intervallis fere planis, asperulis; subtus cum pedibus asperulum.

Très voisin de l’elongatum, en diffère par la taille un peu moindre, la tête et le corselet non impressionnés, ce dernier à bords latéraux plus arrondis au milieu, plus fortement sinués à sa base, ce qui rend les angles postérieurs plus saillants; en outre, les stries des élylres ne sont pas aussi nettement crénelées et les intervalles sont unis, non alterrative- ment relevés.

2. I. PICESCENS. Long. 5 4/2 mill. Oblongo-ovale, parum con- veæum, piceo-brunneum, elylris piceis, extus dilutioribus, vix nitidum, subopacum, sat dense fulvo-setosulum, setulis plus minusve adpressis, antennarum articulis 2 prèmis et apicalibus palpisque piceo-rufis ; capite dense punctato, antice sat late parum profunde emarginato ; antennis gra- cilibus, basin prothoracis attingentibus, apicem versus parum crassio- ribus ; prothorace longitudine duplo latiore, elytris vix sensim angustivre, antice paulo angustato, lateribus arcuatis, margine postico late utrinque sinuato, angulis posticis subacutis, anticis obtusis, dorso tenuiter densis- sime punctato-rugosulo, margine lateral angusto; scutello brevi, semi-

Coléoptères d’Abyssinie. 99

circulari, dense fulvo-piloso; elytris ad humeros rotundatis, laleribus fere rectis, post medium leviter angustatis, apice obtuse rotundatis, for- titer striatis, striis subtiliter crenulatis, intervallis vix convexiusculis, subtiliter transversim plicatulis, sutura elevata, stria suturali profun- diore; subtus fuscum; densius ac tenuius fulvo-setulosum, pedibus dilu- tioribus.

Cet Hopatrum ressemble un peu à l’H. Colliardi, de Corse, par son corps un peu ovalaire, nullement marginé, mais il est beaucoup plus petit non granuleux, les élytres sont bien moins élargies au milieu, les stries sont mieux marquées et les intervalles ne sont pas convexes.

ANEMIA OPACULA Fairm., Naturaliste, 1882, 191. Long. 7 1/2 mill. Parum oblonga, convexa, nigro-fusca, fere opaca, fulvo-ciliata ; capite magno, convexo, dense punctato, antice late semicirculariter inciso; pro- thorace transverso, lateribus antice rotundatis basi brevissime leviter sinuatis, angulis posticis obtuse prominulis, dorso dense punctato ; scutello triangulari, lævi; elytris dense sat tenuiter rugosulo-asperulis; subtus cum pedibus paulo nitidior, dense tenuiter punctata.

Ressemble beaucoup à VA. granulosa, du Sénégal ; en diffère au pre- mier coup d'œil par la coloration presque mate; en outre, le corselet est plus profondément ponctué, plus nettement marginé à la base, les élytres sont moins ponctuées, plus ruguleuses et plus arrondies à l'extrémité.

ULOMA RUFULA Fairm., Naturaliste, 1883, 206. Long. 5 1/2 mill, Oblonga, parallela, parum convexa, caslaneo-rufa, nitida ; capite protho- raceque densissime sat tenuiter punctatis, illo antice transversim impresso ; antennis articulis 5-10 transversis, intus angulatis, ultimo majore, sub- quadrato-rotundato ; prothorace longiludine duplo latiore, antice vix angustiore, lateribus leviter arcuatis, sat fortiter reflexis, margine pos- tico utrinque late sinuato, angulis posticis sat acute rectis, basi obsolete transversim impresso et utrinque foveolato ; scutello breviter triangulari, lateribus arcuatis, densissime punclulato; elytris sat fortiter punctato- striatis, striis fere crenatis, integris, intervallis convexiusculis, subtilis- sime dense punctulatis ; subtus punctata; tibiis anticis integris.

Cet insecte a les tibias antérieurs inermes et le menton un peu qua- drangulaire; mais je n’ose créer pour lui un genre spécial ; il a le faciès

100 L. FAIRMAIRE.

des Uloma, mais il est densément ponctué, même sur les élytres. Peut- être serait-il mieux avec les A/phitobius.

HoPLONYX SUBOPACUS Fairm., Naturaliste, 1882, 192. Long. 42 mill. Oblongus, convexus, fusco-niger, opacus, subtus cum pedibus paulo nitidus ; capite densissime punciato, inter antennas transversim impresso, clypei margine antico anguste lævi; oculis valde approzimatis ; antennis sat gracilibus, punctalis, medium corporis superantibus ; prothorace ely- tris angustiore, antice tantum angustato, margine postico medio recto, utrinque obsolete sinuato, densissime punctato, basi transversim obsolete impreso ; scutello parce punctato ; elytris ad humeros sat angulatis, pos- ice viæ sensim ampliatis, apice obtusis, sat fortiter punctato-striatis, striis basi profundioribus et fortius punctaltis, stris et punctis, apice minus impressis, intervallis leviter convexis ; subtus lævis, episternis pos- ticis punctulatis; pedibus punctatis, femoribus anticis dente valido et acuto armatis ; $ latior, paulo minus convexa, prothorace sensim latiore, elytris minus fortiter striatis.

Très voisin du sériatus Guér.; en diffère par la Llaille plus petite, les yeux moins rapprochés, au moins chez la femelle, l’écusson plus pointu, et la dent des fémurs antérieurs droite et non oblique en dehors ; le mâle diffère en outre davantage par sa forme étroile, plus convexe, le corselet plus petit et les élytres à stries plus profondes à la base, avec les inter- valles plus convexes.

4. SYNOPTICUS QUADRICOLLIS Fairm., Naturaliste, 1882, 68. Long. h mill. Oblongus, subparallelus, convexus, testaceo-rufus, vix nitidus ; capite punctato, oculis fere conjunctis ; antennis apice paulo obscurioribus et crassioribus; prothorace subquadrato, longitudine vix latiore, basin versus vix sensim attenuato, lateribus rectis, antice tantum paulo arcuatis, dorso dense punctato-rugoso, postice medio obsolete impresso et utrinque ad marginem posticum foveolato ; scutello breviter ogivali, dense punctalo ; elytris parallelis, apice rotundatis, costatis, intervallis latis, fortiter cre- natis; femoribus anticis dente magno triangulari, apice acuto armatis.

La seule espèce de ce genre décrile jusqu'à présent est le S. degener Th., du Gabon, qui diffère de notre insecte par la coloration d’un brun noirâtre, le corselet à angles postérieurs aigus, les élytres élargies au milieu, à intervalles seulement un peu convexes; assez densément ponctués.

Coléoptères d’Abyssinie. 101

2. S. MYRMIDO Fairm., loc. cit., 1882, 68. —Long. 2 mill. Præcedenti affinis sed mullo minor, oculis magis distantibus, lobis anteocularibus conjunctis, antennis magis incrassalis, articulis ultimis paulo transver- sis, prothorace tenuius ruguloso, laleribus antice arcuatis, basi obsolete sinualis, angulis posticis acutiusculis, basi medio oblique biimpresso et ulrinque ad marginem posticum sat fortiter foveato; scutello ovato, punc- tato; elytris brevioribus, minus parallelis, ante apicem attenuatis; costu- latis, intervallis crenatulis ; femoribus anticis dente lato acuto armatis.

Ressemble au précédent, même coloration, mais les yeux écartés, les oreillettes réunies, formant une saillie transversale à peine sinuée au milieu ; le corselet a les côtés moins droits et présente en arrière une double impression oblique formant un angle presque droit, la portion entre chaque impression et les fossettes du bord postérieur un peu relevée en bourrelet; les élytres sont aussi plus courtes, moins parallèles, plus atténuées à l’extrémité et moins fortement carénées.

1. MICRANTEREUS FIMBRITIBIUS Fairm., Naluraliste, 1882, 68. Long. 11 à 43 mill Ovato-oblongus, sat angustus, valde conveæus, niger, sat nitidus ; capite prothoraceque densissime tenuiter punctatis, illo antice arcualim impresso; antennis sat gracilibus, medium corporis superanti- bus, apicem versus haud incrassatis ; palpis maxillaribus, articulo ultimo magno, triangulari ; prothorace transversim quadrato, antice vix angus- tiore, lateribus leviter arcuatis, sat acute tlenuiter marginato; scutello transverso, obtuso, tenuiter granulato ; elytris oblongo-ovatis, postice sub- acuminatis, utrinque triseriatim tuberculatis, tuberculis oblongis et postice elcvatis, subacutis, intervallis laxe punctatis et tuberculis irregulariter sparsutis, lènea suturali sat regulariler punctata ; subtus dense sat tenuiler asperulus ; pedibus sat magnis, dense sat tenuiter rugosulis, femoribus posticis haud longioribus, basi leviter arcuatis, tibiis vix longioribus. d' minor, femoribus intermediis intus dente valido armatis, tibiis anticis leviter undulatis, villosis, intermediis basi emarginatis et angulatis, pos- ticis basi longe sinuatrs et sat dense pilosis, tenuiter crenulatis, basi obluse angulatis ; abdomine basi late impresso.

Ressemble un peu, mais en bien plus petit, au M. nodulosus ; le corselel est bien plus étroit, faiblement arrondi sur les côtés; les élytres sont arrondies sur les bords latéraux, plus convexes, avec des tubercules plus

462 L. FAIRMAIRE.

petits formant trois séries effacées à la base et à l'extrémité ; les pattes et les antennes sont aussi plus grêles.

Deux autres espèces d’Abyssinie ont été décrites, mais s’éloignent nota- blement de notre espèce :

2, M. GErsTÆCKERI Geslro, Annal. Mus. Genov., 1873, 2.— Long. 13 mill. M, femorato valde affinis, sed pedes omnino dissimiles. Antici femoribus haud dentato-dilatatis, tibiarum margine interiori dente desti- tuto ; intermedit femoribus apophysi apicali interiori valida inslructis, apice sublus valde incavatis &.

Keren.

3 M. rRuGuLOsUS Geslro, loc. cit., 1878, 321. Long. 10 1/2 mill. M. Gerstæckeri valde affinis sed notis sequentibus facillime distinguendus. Minor, elytris punctato-rugulosis, nec verrucosis, obsolete tricostatrs. Femoribus pedum intermediorum dente apicali minore ab apice magis distante, tibiis ejusdem paris magis elongatis, basi non dilatatis.

Choa.

LAGRIA LONGIPENNIS. Long. 5 4/2 mill. Elongata, parum convexa, brunnea, prothoracis margine postico elylrorumque sutura anguste rufes- centibus, corpore subtus capiteque fuscis; hoc fortiler dense punctato (antennis deficientibus); prothorace fere quadrato, elytris fere dimidio angustiore, lateribus ante basin sat fortiler sinuatis, angulis posticis exælus obtuse productis, dorso fortiter sat dense punctato, postice transver- sim late impressiusculo ; scutello quadrato, dense tenuiter punctalo; elytris elongatis, post medium leviter ampliatis, postice altenuatis, apice obtusis, densissime punctatis ; subtus nitidior, vix perspicue punctulata.

Cette Lagria est remarquable par l’étroitesse de son corps, ses élytres sont plus allongées que celles des autres espèces, et les yeux sont plus gros; malheureusement les antennes manquent. Le bord réfléchi des élytres est creusé en gouttière presque depuis la base jusqu’à l’extrémité.

STATIRA RUFONITENS. Long. 9 mill Oblongo-elongata, convexa, nitida, rufo-flava, capite, antennis, pedibus abdomineque nigris, femo-

Coléoptères d’Abyssinie. 105

ribus basi rufo-flavis, antlerioribus castanco-fuscis ; capile cum oculis prothorace haud latiore, punctis aliquot piligeris impresso, Summo longi- ludinaliter sulcatulo, inter antennas profunde transversim sulcato; pro- lhorace elytris fere plus dimidio angusticre, lateribus antice retundato, postice constriclo, margine postico reflexo, angulis productis, dorso lævi, basi lransversim fortiter impresso; scutello parvo, lævi, breviter rotun- dato ; elytris sat magnis, post medium levier ampliatis, sat tenuiter punclato-striatis, striis dense punctatis, apice profundioribus, inlervallis plantusculis, punclis piligeris distantibus signaiis ; unquibus rufis.

Cet insecle diffère des Statira par les antennes épaisses et les yeux plus gros, plus globuleux, très rapprochés; en outre, les pattes sont assez robustes, surtout les fémurs, et les tibias sont terminés par un éperon fin et assez court. Comme chez les S£atira, le dernier article des palpes maxillaires est cultriforme, pointu; le prosternum et le mésosternum sont assez étroits, le premier article des tarses postérieurs est un peu plus long que les deux suivants réunis. Les yeux se touchent en dessous.

Je propose de séparer notre insecte sous le nom générique de Lagrio- stira du genre Sfatira, qui paraîl spécial à l'Amérique. Ce nouveau genre se rapprocherait des Casnonidea, de Sumatra, mais en différerait par les antennes épaisses, moins longues, les yeux légèrement échancrés, l’épis- tome non échancré, les fémurs faiblement claviformes, le quatrième article des tarses non dilaté, ni bilobé, et les élytres non tronquées ni épineuses à l'extrémité.

CISTELA IMPRESSIUSCULA Fairm., Naluraliste, 1883, 106. Long. 3 1/2 à 4 4/2 mill. Oblonga, supra planiuscula, brunneo-carnea, opaca, ely- tris æneis, metallicis, nilidis ; capite prothoraceque densissime punctatis, illo breviter ovato, antice arcualim impresso, antenis fuscis, punctatis, articulo interdum rufo, articulis subæqualibus, breviore, longtore ; prothorace elylris angustiore, transverso, lateribus postice fere parallelis, antice roltundatis, dorso poslice transversim impresso ; scutello brevi, fere truncato, punctato; elytris post medium atlenuatis, dense lineato-punc- latis, post scutellum utrinque paulo oblique impressis, sutura elevata, at scutellum depressa ; subtus dense punctata.

Cet insecte se range dans le genre Céstela tel qu'il existe actuellement ;

10/4 L. FAIRMAIRE.

il en présente tous les caractères et s’en éloigne seulement par le dernier article des palpes maxillaires qui est triangulaire. Son faciès est plutôt celui d’une Allecula, mais les tarses ne sont pas munis d’une lamelle.

1. CANTHARIS SPURCATICOLLIS. Long. 14 mill. Elongata, convexa, ænea, cinereo-pubescens, prothorace rufo, macula media fusca antice angusta, postice dilatata ; capite ovalo, ruguloso-punctalo, medio linca arcuata obsolete elevata, epistomate inter antennas transversüm depresso, antice rufescente ; antennis medium corporis haud attingentibus, articulis subæqualibus excepto minuto; prothorace elytrès fere dimidio angus- tiore, antice angustato, margine postico elevato, angulis prominulis, dorso sat fortiter dense punctato, linea media longitudinal lævi, basi media impresso; sculello dense punclato, apice rotundalo; elytris parallelis, apice separalim obtuse rotundatis, tenuissime densissime rugosulis, utrin- que basi lineis 2 obsoletissime indicalis ; pedibus æneis, unguibus obscure rufescentibus.

Cette espèce ressemble beaucoup à la GC. rubricollis Reiïche, dont ie corselet est également rougeûtre, avec le reste du corps d’un brun noir bleuâtre:; mais chez celte dernière le corselet est à peine ponctué, moins fortement retréci en avant, et présente de chaque côté, dans sa partie antérieure, une fosselle ovalaire bien marquée ; l’écusson est plus court, impressionné ; les élylres sont moins longues, un peu plus rugueuses, moins pubescentes; les patles sont moins robustes et les crochels sont plus roussâtres ; les yeux sont aussi moins grands, plus écartés.

9, C. MELOIDEA Fairm., Naturaliste, 1883, 197. Long. 9 mill. Oblonga, postice quadratim ampliala, convexa, fusco-nigra, opaca, pube cinerea sat longe vestita, antennarum articulis 2 primis rufo-testaceis; capite prothorace latiore, subquadrato, convexo, subtiliter dense punctato, antennis sat brevibus, medium corporis haud attingentibus, sat tenuibus, articulo minuto, duobus sequentibus conjunctis æquali; prothorace capite et elytris angustiore, latitudine longiore, antice a medio valde angustato, laleribus postice parallelis, dorso subtiliter dense punctato; scutello truncato, punctulato; elytris a basi postice ampliatis, apice dehis- centibus et rotundatis, sublilissime dense punclulatis; sublus paulo niti- dior, segmento penultimo ventrali late emarginato.

Coléoptères d'Abyssinie. 105

Cet insecte ressemble plus à un petit Meloe qu’à une Cantharide, à raison de ses élytres élargies en arrière, déhiscentes, et de ses antennes assez courtes. La déhiscence des élytres semblerait l’éloigner du genre auquel je le rapporte, mais certaines espèces du Sénégal présentent, quoique à un moindre degré, des élytres s’élargissant peu à peu en arrière et un peu déhiscentes à l’extrémité. Celle dernière particularité n’est pas analogue à celle du groupe des Sifaris et Zonitis, les élytres, au lieu d’être élargies, sont allénuées en arrière.

Je crois devoir rapporter à cette Cantharide, comme mäle, un individu long de 41 millimètres, de même coloration, sauf les antennes qui ont les deux premiers arlicles un peu roussâtres en dedans; la tête présente une ligne médiane très fine, enfoncée vers la base, indistincte chez notre espèce ; le corselet, plus large, offre aussi une impression basilaire et une ligne médiane peu distincte; l’écusson est obtus, les élytres sont presque parallèles, arrondies à l’extrémité, non déhiscentes.

ZONITIS ABYSSINICA Fairm., Naluraliste, 1882, 68. Long. 7 mill. Oblonga, sat convexa, nitida, fusca, prothorace rufo, interdum mcedio infuscato, elytris cœruleis aut viridi-cærulescentibus, ad marginem magis cæœruleis, abdomine rufo, basi interdum fusco, fulvo-pubescente, pedibus cum unguibus fuscis; capite fortiter dense punctato, linea media subele- vata lævi, bast utrinque angulato, labro punctato, medio foveato; antennis crassiusculis, medium corporis longe superantibus, articulis omnibus sub- æqualibus ; prothorace longitudine paulo latiore, antice leviter angustato, basi acute marginato, angulis posticis acutis, dorso laxe punctato, spatio medio longitudinali lævi, stria antice obsoleta aut nulla signato ; scutello dense tenuiter punctato, truncato; elytris subparallelis, apice rotundatis, haud dehiscentibus, dense punctato-rugosulis.

Bien distinct par ses élytres densément et assez fortement ponctuées qui rappellent certaines espèces australiennes,

Pozyczæis RAFFRAYI Fairm., Naturaliste, 4882, 48. Long. 14 à 16 Mill, Oblongo-ovatus, convexus ; & fusco-cyanescens, pube cinerascente tenui dense veslitus, prothoracis lateribus et macula elytrorum ovata, suluræ medium versus sila sulphureo-flavis ; rostro medio profunde sul- cato; prothorace elytris angustiore lateribus postice parallelis, antice

106 L. FAIRMAIRE,

rotundatis, subtiliter dense punctulato ; scutello oblongo-ovalis ; elytris amplis, apice mucronatis, tenuiter striatis, slriès geminalis, suturam ver- sus basi sat fortiter punctatis, intervallis sublilissime punclulato-rugu- losis ; subtus cœrulescenti-pruinosus, abdomine basi fortiter oblonge impresso ; pedibus castaneis, genubus late infuscatis, tibiis anticis fuscis. © minor, pube cinerascente-fulvo minus dense vestita, prothoracis lale- ribus virescenti-flavis, celytris utrinque plagula oblonga, marginali post humerum, macula rotunda parva submarginali post medium et macula similè prope suturam impressis sulphureis; prothorace magis conico, gostice paulo latiore, elytrorum striis magis regularibus, basi minus fortiter punclatis ; subtus dense cinereo-sericans, abdomine medio leviter impresso.

Ce bel insecte est facile à reconnaître par les deux taches d’un jaune soufre qui ornent les élytres et le corselet ; ce dernier n'est pas élargi à la base comme le P. longicornis du Cap, auquel notre espèce ressemble assez pour le dessin.

SYSTATES ABYSSINICUS Fairm., Naturaliste, 4882, 192. Long. 41 mill. Ovatus, sat convexæus, fusco-brunneus, vix nilidus, elytris maculis minulis griseo-pubescentibus sparsis ; capile tenuiter punctato, inter oculos impresso, rostro tricarinato, antennis gracillimis, scapo apice crassato, funiculi articulo sccundo valde longiore, ® tertio æquali; prothorace antice et postice fere æqualiter angustato, dense granulato, medio carinula obsoletissima breviter signato ; elytris ovatis, amplis, late strialis, striis fundo tenuiter granulatis et punctatis, intervallis convexis, densissime alutaceis ; sublus cum pedibus nitidior, metasterno haud sensim impresso, segmentis abdominalibus 2°, k°que apice convexis, subtruncatis, rufes- centibus.

Ressemble extrêmement au S. moniliatus Fairm., du pays des Somalis; en diffère par le funicule des antennes, dont le article est égal au 5°, le corselet rétréci également aux deux bouts, arrondi sur les côtés, les élytres ayant leur grande largeur en avant, à intervalles non ridulés.

A. OTIORHYNCHUS RAFFRAYI Fairm., Naturaliste, 1882, 192. Long. 9 à 42 mill. Oblongo-ovatus, fusco-niger, valde nitidus, glaber, antennis pedibusque piceis ; rostro crasso, lato, sat brevi, lateribus fulvo-vrilloso,

Coléoptères d'Abyssinie. 107

tenuiter punctato, utrinque leviter sinualo, inter antennas breviler striato, apice obtuso et medio emarginato; capite parce punctato, inter oculos leviter impresso ; antennis sat validis, villosis, scapo prothora- cem attingente, funiculi articulis 2 primis longioribus, æqualibus, ceteris brevibus, clava elongata, subcylindrica, apice obtusa ; prothorace transverso, lateribus rotundalo, antice vix constricto el paulo angus- tiore, sat fortiter sat dense punctato, intervallis alulaccis ; elylris ovatis, humeris dente minuto armatis, apice obtuse productis, dorso puns- tato-substriatis striis post medium oblitcratis, intervallis planis, parce punctulatis, striis 2 marginalibus profundioribus ; sublus dense punctlatus, abdomine brunneo-piceo, basi ruguloso et late, parum profunde ümpr'esso ; pedibus villosis, punctatis, femoribus paulo clavatis ; $ major, elytris magis amplis, intervallis paulo convexiusculis, abdomine basi haud im- presso, femoribus vix sensim clavalis.

Cet insecte et les espèces suivantes, trouvées par M. Raffray dans des montagnes de 4,800 mètres, se rapprochent beaucoup de nos espèces alpines et pyrénéennes. Celui-ci ressemble à l'O. Nouë, mais il est plus brillant, le rostre ne présente qu'une petite échancrure au milieu de l'épistome et est sinué sur les côtés, les articles 3-7 du funicule sont moins cours, la massue est très différente, le corselel n’a pas les côtés anguleusement arrondis au milieu, ni sinués avant la base, les élytres ont des lignes ponctuées bien plus marquées, la suture entre les deux pre- miers segments forme au milieu un angle largement obtus, l'abdomen est plus fortement ponctué, plus rugueux à la base, et les fémurs sont moins renflés.

2. O. PHÆOSTICTUS Fairm., Naturaliste, 1882, 192, Long, 7 mill, Oblongo-elongatus, conveæus, fuscus, nilidus, elytris maculis cinerco- pubescentibus variegatis, antennis tarsisque piceis ; capile punclalo, inter oculos transversim impresso, roslro brevi, crasso, sat fortiter laxe punc- lalo, apice sat late triangulariler emarginato ; antennis elongatis, scapo gracili, prothoracis marginem anticum superantibus, funiculi articulis elongatis, 2 primis longioribus, æqualibus, clava oblonga, apice acumi- nala; prothorace transverso, lateribus leviler arcuatis, antice vix angus- tiore, grosse plicato-rugoso, intervallis parce punctatis; elytris ovato- oblongis, postice altenuatis, lateribus compressis, grosse punctato-sub-

108 L. FAIRMAIRE.

striatis, strüs fere crenatis, punctis post medium minoribus, lateribus fortius ac tote lineato-punctatis, intervallis convexiusculis, alutaceis ; subtus rugosulo-punctatus, G'abdomine basi rugoso, impresso, apice punc- tato, pedibus villosulis, femoribus leviter clavatis.

3. O. BRACHYDEROIDES Fairm., Naturaliste, 4882, 192. Long. 8 mill. Oblongus, sat convexus, piceo-fuscus, nitidus, elytris maculis cinereo- pubescentibus variegatis, capite sat dense punctato, inler oculos leviter transversim sulcato, sulco medio interrupto et puncto signato, rostro brevi, crasso, punctalo, antice arcuatim emarginato, antennis sat elongatis, scapo prothoracis marginem anticum vix superante, funiculi articulis 2 primis longioribus, subæqualibus , paulo minore, ceteris obconibus, clava oblonga, apice acuminata ; prothorace transverso, lateribus leviler rotun- datis, basi et antice æqualiter angustato, rugosulo-punctato, lateribus fere granulato, parce cinereo-villoso ; elytris oblongo-ovalis, dorso paulo pla- natis, apice tantum angustatis, grosse crenalo-substriatis, punctis post medium minoribus, intervallis fere planis, obsolete plicatulis, striis apice et lateribus profundioribus ; abdomine parum punctato, sutura inter pri- mum secundumque segmentum fere recta, d'basi parum impresso et leviter rugosulo, femoribus modice clavatis.

Ces deux dernières espèces ont une forme allongée qui les fait ressem- bler plutôt à des Brachyderes, d'autant plus que leurs ptéryges sont encore moins marquées que chez le premier et que les rostres sont courts, carrés, épais. Le brachyderoides diffère du phæostictus par la forme moins svelte, les élytres n'étant rétrécies que tout à fait à l'extrémité, tandis que chez le deuxième elles s’atténuent dès le milieu ; en outre le corselet est plus court, bien moins rugucux, mais plus ponctué, très faiblement au milieu; enfin il y a entre les yeux un gros point ou impression qui n’existe pas chez les phæostictus, et les antennes sont plus épaisses, plus courtes, les articles du funicule étant presque transversaux et non oblongs. La massue des antennes des trois espèces décrites ici est aussi bien plus allongée que chez nos Otiorhynchus, et l'extrémité du rostre est moins échancrée.

ITHYPORUS POSTFASCIATUS Fairm., Naturaliste, 1883, 206. Long. 10 mill. Oblongo-subparallelus, fusco-niger, opacus, elytris plaga hume- rali et vitta transversali postmedium communi capitisque summo luteo-

Colcoptères d’Abyssinie. 109

squamosis, Subtus lutleo-squamosus, femoribus similiter squamosis, pos- ticis 2 late fusco annulatis, tibiis tarsisque luteo-squamosis; capite et rostro dense sat tenuiter punctatis paulo rugosulis; prothorace elytris angustiore, latitudine haud breviore, postice leviter attenuato, antice for- titer angustato, grosse ac dense punctato, intervallis rugosulis ; elytris oblongis, striatis, intervallis convexiusculis, postice paulo magis elevatis, rugosulo-punctatis et granulis sat minutis lævibus seriatim numitis.

Ressemble beaucoup à l’lthyporus capensis, mais plus étroit, plus parallèle ; le rostre n'offre pas une ligne longitudinale élevée distincte, le corselet est plus rétréci en arrière, la ligne médiane, un peu élevée, est plus distincte, les élytres sont plus étroites, les stries sont à peine poncluées, les intervalles sont moins convexes, ayant des granulations lisses.

SPHADASMUS SEMICOSTATUS Fairm., Naturaliste, 1882, 192. Long. 6 1/2 mill. Oblongo-ovatus, antice et postice angustatus, crassus sed dorso planatus, fuscus, squamulis griseo-albidis, interdum condensatis vestitus et maculis minutis brunneo-velutinis sparsutis ; capite valde con- vexo, inter oculos prominente, medio tenuiter striato, his squamulis allo- dis densioribus circumductis, rostro denudato, vix areuato, sat dense punctato, linea media tenuiter elevala, antennis piceis, funiculo clavaque parce squamulatis ; prothorace trapeziformi, longitudine dimidio latiore, antice a basi angustato, lateribus antice leviter sinuatis, margine postico ad scutellum lobato, dorso postice parum convexo et medio late impresso, antice magis convexo, paulo compresso et medio costa postice abbreviata, sat elevata sed supra planata et denudata signato ; scutello breviter ovato, squamoso; elytris brevibus, prothorace haud latioribus, a basi postice angustatis, apice singulatim rotundatis, punctato-striatis, striis modice profundis, intervallis alternatim elevatis, sed basi planatis ; subtus dense albido-squamosus, segmentis k°que brunneo triplagiatis, pedibus sat magnis, femoribus compressis, sublus ante apicem dente acuto armatis, libiis compressis, posticis basi extus arcuatis.

XYLINADES RUFOPICTUS Fairm., Naturaliste, 1882, 192, Long. 20 à 22 mill. Elongatus, parallelus, convexus sed dorso deplanatus, nigro- fuscus, opacus, capite utrinque rufo-plagiato, prothorace medio cruciatim

110 L. FAIRMAIRE.

rufo, spatio centrali plus minusve nigro, el ad angulos macula rufa signato, elytris ante medium maculis parvis, maxime variantibus et ante apicem maculis majoribus, plus minusve confluentibus, maculis ad apicem minutis rufis signatis ; rostro brevi, crasso, inter antennas trisulcato, antennis validis, articulo ultimo ferrugineo-sericante ; prothorace elytris -paulo angustiore, longitudine haud latiore, antice et basi fere æqualiter angustato, sed antice magis constricto, lateribus arcuatis, marginalis, dorso inæquali, tuberculis apice nitidis sparsuto ; scutello vix perspicuo ; elytris apice conjunctim rotundato-lruncatis, parum profunde striatis, striarum punctis parum densis et puncto paulo elevalo nitido separalis, intervallis vix convexiusculis, postice alternatim magis elevatis ; pygidio depreso, apice rufo; prosterno medio rufo, metasterno utrinque plaga magna rufa, abdomine segmentis 2 et 3 medio maculis 2 magnis, omni- bus ad angulum externum macula minuta rufis, coxis k anticis, femo- ribus apice et tribus basi rufo-maculatis. d\, antennis apicem elytrorum fere superantibus, articulis 3 ultimis intus dense nigro-villosis, ultimo acuminato ; ®, basin prothoracis tantum atlingentibus.

Ce bel insecte diffère des vrais Xylinades par le développement des antennes chez les mâles, mais pour les femelles il n’y a pas de différence appréciable. La coloration de cette espèce ne permet de la confondre avec aucune de ses congénères; les taches sont formées par une pubescence fine et serrée, d’un rougeûtre orangé, rappelant le minium ; elles varient assez pour les dimensions, à cause de leur confluence.

CLOSTEROMERUS RAFFRAYI Fairm., Naturaliste, 1882, 48.— Long. 44 à 45 mill. Oblongus, fusco-niger, vix nitidus, elytris azureis, paulo magis nitidis, abdomine flavo, pedibus antennarumque articulis h primis et basi flavis, tibiis tarsisque posticis nigris; capile prothoraceque den- sissime ocellato-punctatis, labro testaceo; antennis corpore paulo brevio- ribus, articulis 6 ultimis crassioribus, apice biangulatis, supra impressis ; prothorace lateribus angulato, antice arcuato; scutello triangulari-acuto, laxe punctato, late impresso; elytris subparallclis, basi vix latioribus, apice truncatis, dense rugoso-punctatis; pectore dense griseo-sericante, tibiis posticis leviter sinuatis.

Ressemble au C. insignis Gerst.; en diffère par le corselet moins forle- ment angulé sur les côtés, sans taches blanches latérales, les antennes

Coléoptères d’'Abyssinie. 411

rousses à la base, tous les fémurs roux, les élytres plus fortement ponc- tuées, à troncature moine nette, l’angle externe étant émoussé; diffère du C. cyanipes par la coloration des fémurs.

CEROPLESIS ATROPOS Fairm., Naturaliste, 1882, 48. Long. 25 à 27 Mill. Oblonga, postice leviter sed sensim attenuata, valde convexa, nigra, opaca, elytris vage ænescentibus, paulo nilidis ; capite subtiliter dense punctato, antice et lateribus rugosulo, medio sulcato; prothorace transversim quadrato, antice haud angustiore, carioso-punctato, inæquali, antice et postice transversim depresso, postice medio fere lævi, utrinque antice angulato, paulo post medium in dentem conicam obtusum dilatato; scutello fere truncato, medio impresso ; elytris basi latis, post humeros ad apicem attenuatis, basi grosse ac dense granulatis , inter scutellum et humeros tuberculo majore posito signatis, postea fortiter punctatis, punctis postica minoribus; subtus valde opaca, pectore velutino et nigro-villoso, pedibus minus opacis, sericers.

Getle espèce est bien distincte, outre la coloration d’un noir uniforme, par les deux tubercules situés de chaque côté du corselet, SRE est en oulre très rugueux.

MONOLEPTA EUCHROMA. Long. 6 mill. Oblonga, convexa, postice vix sensim ampliata, flavo-aurantiaca, valde nitida, elytris sat dilute flavis, vilta basali transversa communi, postice sinuata et vitta post medium transversa, ad suturam interrupta, ad marginem dilatata, capitis summo et prothoracis macula parva antica nigro-cyanescentibus ; capile inter oculos et antice puncto impresso, mandibulis apice nigris ; prothorace elytris angustiore, longitudine duplo latiore, antice leviter angustato, lateribus rectis, angulis omnibus obtuse rotundatis, dorso æquali, subtilissime vix perspicue punctulato; scutello triangulari, apice obtuso, lævi; elytris post medium vix sensim ampliatis, apice separatim rolundatis, sublilissime sat dense punctulatis, punctis fuscis; sublus lævis, abdominis segmentis 2 ullimis alutaceis, ullimo fovea profunda impresso, tibiis tarsisque pallide flavis.

Bien voisin de l’ornata Reiche, mais distinct par la tête dont le sommet seulement est noir, dépourvue de tout sillon ou renflement, le corselet dont la tache est au milieu du bord antérieur, et les élytres dont la tache postérieure s’alténue vers la suture qu’elle n’atteint pas,

149 L. FAIRMAIRE. Goléoptères d'Abyssinie.

Genre HALTICOPSIS Fairm., Naturaliste, 1882, 197,

L’insecte qui forme ce nouveau genre à une grande analogie avec les Haltica ; il en diffère par l’absence d’impression transversale sur le cor- selet, les antennes extrêmement épaisses jusqu’à l’extrémité, et les cro- chets des tarses qui sont plutôt bifides qu’appendiculés, bien que les deux lobes ne soient pas égaux. Les tibias postérieurs sont seuls munis d’un éperon; les fémurs postérieurs sont médiocrement renflés et assez comprimés.

H. spissicoRNis Fairm., loc. cit. Long. 5 mill. Oblonga, modice convexa, cœrulea, sat nitida, antennis, ore pedibusque fuscis; capite inter oculos late impresso, inter antennas elevato, fere carinato ; antennis medium corporis fere attingentibus, apicem versus gradatim crassioribus, articulo ultimo præcedente paulo longiore, acuminato; prothorace trans- versim quadrato, anguste marginato, margine postico reclo, ad angulos paulo obliquato, angulis obtuse rotundato, margine laterali fere recto, dorso lævi, subtiliter alutaceo ; scutello triangulari, lævi; elytris pro- thorace paulo latioribus, postice haud ampliatis, apice separatim rotun- datis, dense tenuiter rugosulis, ante medium ad suturam transversim leviter depressis.

Montagnes d’Abyssinie.

DESCRIPTION

DE

Nouvelles espèces de CGeutorhynchides de Russie

Par M, CHaLes BRISOUT DE BARNEVILLE, Membre honoraire.

(Séance du 27 Décembre 1882.)

1. CEUTORHYNCHIDIUS PICEOLATUS Ch. Bris. Ovatus, fusco-piceus, convezus, Supra parcius cinereo-Squamulosus, sutura corporeque subtus dense albido-squamosis ; thorace canaliculato, bituberculato, basi bisi- nualo 3 elytris subtiliter punctato-striatis, interstitiis plants, rugulosis : pedibus obscure ferrugineis. Long. 4 2/3 à 2 mill.

Tête arrondie, convexe, très finement pointillée, vertex obsolètement caréné; rostre cylindrique arqué, aussi long que la tête et le prothorax, rugueux et squamuleux à la base, presque lisse et d’un brun rougeâtre au sommet; antennes d’un brun rougeâtre, scape terminé en massue oblon- gue, funicule de 6 articles, le 1% un peu plus long que le 2°, massue en ovale allongée. Prothorax, court, transversal, fortement rétréci en avant, avec une dépression profonde après le bord antérieur qui est relevé, bisi- nué à la base, canaliculé, le canal plus profond en arrière, obtusément bituberculé sur le disque; surface couverte d’une ponctuation profonde et très serrée, avec une squamulation blanchâtre plus épaisse, vers les côtés latéraux et dans le canal longitudinal. Élytres convexes, plus larges à leur base que le prothorax, arrondies aux épaules qui sont assez saillantes, finement striées, les stries obscurément ponctuées, intervalles rugueux, couverts d’une fine squamosité d’un cendré brunâtre, aspergé çà et de quelques squamules blanches plus épaisses, suture revêtue d’une squa- mosité blanche très dense. Dessous du corps à squamosité blanchâtre plus épaisse sur les épimères. Paltes d’un ferrugineux plus ou moins

Ann. Soc. ent. Fr. Juillet 1883, (1883) partie, 8,

41/4 CH. BRISOUT DE BARNÉVILLE.

obscur: cuisses sans dents ni fascicules dentiformes, crochets des tarses simples.

Très semblable au C. floralis, mais bien distinct par sa coloration et son dessin.

Russie méridionale (Samara). Communiqué par M. J. Faust.

9. CEUTORHYNCHIDIUS NOTATUS Ch. Bris. Breviter ovatus, niger opa- cus, parum convexus, Supra variegatus, subtus dense albo-squamosus, antennis tarsisque testaceis ; thorace planiusculo, bituberculato, canalicu- Lato, postice truncato; elytris punctato-striatis, fascia laterali utrinque, vittaque suturali albo-squamosis notatis. Long. 2 1/3 mill.

Tête arrondie, subdéprimée entre les yeux, rugueusement ponctuée, à squamosité éparse, blanchâtre variée de brunâtre, vertex obsolètement caréné:; antennes ferrugineuses, scape long, peu à peu épaissi vers le sommet, funicule de 6 articles, le 1°, un peu plus long que le 2°, massue en ovale très allongée, presque aussi longue que le funicule; rostre cylin- drique, arqué, aussi long que la tête avec le prothorax, ponctué striolé à la base, presque lisse au sommet. Prothorax subconique, fortement rétréci en avant, légèrement déprimé derrière le bord antérieur qui est peu relevé, tronqué à la base, bituberculé sur le disque, et longitudinalement sillonné, le sillon terminé en arrière par une profonde cavité; surface couverte d’une ponctuation serrée, assez forte et rugueuse et d’une squa- mosité éparse brunâtre,